Créer son parfum avec L’Artisan Parfumeur

Quand je suis malade, alitée, éthérée sur ma couche…telle Marguerite Gauthier, enfin la normale, pas celle de l’Odéon, j’aime m’habiller cool mais ne pas rester en vêtements de nuit et m’asperger d’une brume brumisante fraiche. Moi qui ne change que très rarement de parfum, je choisis une eau de Guerlain version pamplemousse. Offerte par la mère de ma belle-soeur qui ne me refile pas un cadeau qu’on lui a déjà filé…elle.

Tout cela pour en arriver à l’atelier de l’Artisan parfumeur. Grâce au Bon Marché (mine pour toutes les courses chics, chocs et chères), je découvre que l’Artisan Parfumeur organise des ateliers parfum.

De la découverte en boutique à la création d’un parfum que vous emporterez, en passant par l’initiation aux différentes étapes de la création d’un parfum, vous avez le choix du stage.
De plus, haut de gamme oblige, vous pouvez préférer y assister en groupe ou ne pas vous mélanger et bénéficier de la science du parfumeur en atelier privé. Forcément plus onéreux. je ne dis pas plus cher car “cher” ne se dit pas.  De une heure à quatre heures pour connaître les mystères du parfum et de ses matières premières si précieuses. C’est quand même so chic de porter son propre parfum et de pouvoir dire à ses “amies”: “c’est moi qui l’ai fait! “

Pour tous les amoureux des fragrances, de l’alchimie des sens et de la curiosité d’un savoir-créer.

Pourquoi pas une idée de cadeau pour la Saint Valentin…

De 30€ à 170€ en groupe. En privé jusqu’à 340e selon l’atelier choisi.

Mon amie Juliette Rabat, journaliste de son état, a très gentiment accepté de voir des pièces à ma place et de vous faire part de ses critiques. Merci à elle. Vous ne perdez pas au change!
Thierry Harcourt met en scène à La Pépinière Théâtre, “Rose”, la pièce de Martin Sherman, nommée dans la catégorie « meilleure nouvelle pièce » aux Laurence Olivier Awards en 2000 en Grande-Bretagne. L’occasion de découvrir un très beau texte dans sa traduction française, magistralement interprété par Judith Magre.

Le récit d’une vie

Une femme seule en scène, assise sur un banc, observe « Shiv’ah », période de deuil traditionnelle dans le judaïsme. Elle s’appelle Rose et ne compte plus les morts qu’elle doit pleurer. Pourtant, comme le rappelle la vieille femme, « faire Shiv’ah » ne consiste pas seulement à pleurer les défunts, mais à se remémorer leur vie, à évoquer les bons moments passés ensemble, tout en faisant preuve de beaucoup d’humour.

Autant d’éléments qui vont alimenter le récit captivant dans lequel Rose entraîne le spectateur durant une heure et demie : celui de sa vie. De crainte que personne ne soit plus là pour la pleurer, la vielle juive prend les devants.

Petite et grand histoire

Alors on prend le train en marche avec elle, convaincu que l’histoire de ce personnage attachant vaudra le détour. Et l’on n’est pas déçu. Depuis un shtetl russe jusqu’aux plages d’Atlantic City, en passant par l’horreur du ghetto de Varsovie, on suit Rose dans les pérégrinations à la fois tragiques et fantasques de son existence épique.

Le texte de Martin Sherman, admirablement interprété par Judith Magre, mêle habilement la petite histoire à la grande, brossant, à travers le destin personnel de Rose, le portrait des Juifs Ashkénazes depuis les contrées d’Europe de l’Est jusqu’aux terres israéliennes.

Une comédienne exceptionnelle

Avec un humour cinglant et une liberté de ton qui préservent le récit de tout pathos, Rose fait le lien entre deux époques, celle de la guerre et celle du conflit israélo-palestinien, qu’elle dépeint avec la même lucidité. L’histoire d’une terre perdue et d’une terre promise qui ne tient pas ses promesses. Un peu comme la vie.

Venus nombreux, les spectateurs, encore sous le coup de l’émotion, applaudissent longuement l’actrice. « Elle n’a pas d’âge, cette femme », peut-on entendre dans le flot qui s’écoule vers la sortie. Sans que l’on ne sache plus très bien s’il s’agit de Judith ou de Rose.
Juliette Rabat

Une fève en porcelaine, normal. Normal que le top de la porcelaine ait eu envie de créer une fève et même de se changer en pâtissier le temps de la fête des rois.
Bernardaud, chantre de l’art de la table, a eu l’idée de vendre en sa boutique une galette.

Le top de la porcelaine a fait appel au top du pâtissier, Pierre Hermé. Vous trouverez encore pour quelques jours la galette rue Royale dans la boutique Bernardaud.
Et en plus une couronne originale.
Un goûter en beauté.

Personnellement j’ai dégusté celle de chez Mulot à Saint Germain, gracieusement apportée par mon neveu. Et elle est succulente. Slurp

L’année 2012 commence…mal ou …bien?

Vous connaissez l’histoire de la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide, du “ça dépend d’où on se place”, du “à toute chose malheur est bon”…

Et bien voilà que je me retrouve avec une cheville fracturée, coincée à la maison. Ben oui j’allais au grand Palais voir la collection Stein, et zzzz, je glisse sur les Champs. Opération, plâtre en résine, (moins lourd mais tout aussi encombrant), six semaines enfermée.
Et je me dis: si cela se trouve c’est une bonne chose.
Faut bien positiver.
Parce que sinon il y a de quoi déprimer entre claudiquer du lit au fauteuil. Préparer les repas  sur une patte tel un flamand rose, sautiller avec un bras dans la béquille et tenir l’assiette de l’autre main, poser repartir, prendre le verre, ….Parce que quand vous avez des béquilles vous ne pouvez rien tenir…petit détail qui a son importance.

Enfin on prend son temps, on fait gaffe à pas glisser sur les somptueux tapis persans à franges (la béquille sur la frange, c’est top, glissade garantie), on lit des bouquins sur la peinture qu’on ne lit jamais et on compte sur les autres.

Sur les autres et sur les courses en ligne (merci internet). Heureusement j’ai des copines dispos. A part une, lâcheuse qui est partie en République dominicaine avec son mari, je te demande un peu et d’autres qui bossent. Celles qui aident bossent aussi mais bon faut croire qu’elles sont moins occupées ou plus vaillantes ou plus organisées ou plus concernées. Bref chacun fait ce qu’il peut…pour moi. C’est l’essentiel.

Et voilà le côté positif: vous connaissez mieux vos amis, en même temps, je n’ai pas eu vraiment de surprise. Ah si, une, mes gardiens.

Surtout qu’ils avaient été Mis au courant par l’une de mes aides de vie avant que je ne rentre chez moi après être passée par la case urgences à Pompidou plus clinique car plus de place à l’hôpital.
Je m’attendais bêtement que mon gardien ou ma gardienne, avec qui je m’entends normalement, viennent me proposer leur aide éventuelle. Et bien non.
Je croise Môssieur devant ma boîte aux lettres, “ah oui on sait” et c’est tout. Pas de “si vous avez besoin, si vous êtes ennuyée, si vous voulez, je…” nada.
Il est vrai que je n’ai pas encore donné les étrennes…y aurait-il un lien de cause à effet, je m’interroge?

Tout cela pour vous dire que je suis chez moi en mode survie de luxe!