Boire, fumer et conduire vite :

La pièce Boire, Fumer et Conduire vite  est reprise au théâtre de la Renaissance pour cause de succès prolongé la saison dernière. C’est le succés d’une écriture aux répliques efficaces, de comédiens rompus au rythme de la comédie, habitués à jouer ensemble.  Le public en redemande.

photo affichePhilippe Lellouche aime l’esprit troupe. Après le succès des pièces, Le jeu de la vérité, Le jeu de la vérité 2, il retrouve ses trois compères (et commère) pour villipender une certaine société d’interdits avec humour. Il en profite pour glisser que comme chacun sait, la vie est courte et qu’il est urgent de vivre bien avec soi-même et avec les autres. Il enfonce les portes ouvertes? Pas vraiment puisque ici, elles sont verrouillées. Le décor représente une cellule de garde à vue. On s’amuse des déboires des récalcitrants au style "politiquement correct" et on rit sans retenue aux échanges verbaux des trois "copains de cellule" et à leurs délires de "mecs" pas encore adultes.

L’histoire: Trois hommes tour à tour se retrouvent entre les murs blancs d’une cellule d’un commissariat du 12e un soir de réveillon. Tous les trois sont en smoking, tous les trois ont commis des infractions, tous les trois se sont rebellés contre les fonctionnaires de police. L’un picole trop pour supporter sa vie rangée et grise, (Christian Vadim, irrésistiblement drôle et touchant  ), l’autre, arrogant et divorcé, fume deux paquet de cigarettes par jour (le toujours séduisant et juste David Brécourt),  le troisième est un journaliste qui dénonce les abus des pouvoirs en tout genre (l’auteur Philippe Lelouche, remplacé pour cause de tournage par Laurent Olmedo jusqu’au 14 décembre),  qui roule sans permis.

photo des comédiens Boire...Tous les trois ne vont pas tarder à se trouver des points communs. Une avocate commise d’office en ce soir de fête vient les visiter. Vanessa Demouy apporte la voix de la sagesse et un peu de douceur et de glamour dans cet univers masculin adepte de la plus totale mauvaise foi. Intrigante, elle va semer le doute dans leur esprit sur leur façon de vivre la vie jusque là.

Sur scène trois bancs, et c’est tout. Pas d’action véritable, seulement des situations et des répliques. Le texte parle aux spectateurs en évoquant des people d’aujourd’hui ou des produits disparus représentatifs des années 70…  Quatre comédiens se renvoient la balle à un rythme calculé. A l’heure où beaucoup de pièces, pourtant excellentes, ne trouvent pas leur public, celle-ci fonctionne à plein. Jusqu’à la fin où le dénouement réserve une surprise tout à fait miraculeuse.

Un spectacle à voir par exemple entre copains quarantenaires qui explosent de rire à l’évocation de la boisson Tang d’une autre âge!

Théâtre de la Renaissance  20 boulevard de Saint-Martin Paris-10e réservation 01.42.02.47.35 jusqu’au 1er janvier 2011.

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