Archives Mensuelles: mars 2011

Aparté

Quel restaurant de poissons et de caviar renommé, peut faire aimer le poisson aux enfants? la Maison Prunier, bien sûr. La veille du 1er avril est  la date idéale pour que les enfants ne voient plus le poisson comme carré, pané … Lire la suite

Quand les antiquaires rencontrent les jambons…

Sur les murs du métro, il y a des affiches qui toujours me passionnent.
D’abord, elles permettent de passer le temps sans avoir l’oeil rivé sur la pendule qui vous décompte l’écart de passage des rames. Ensuite il y a toujours des trucs amusants, style grain de sable, grain à moudre, pour moi, toujours à la recherche de la petite bête.

Donc je vois, une affiche 4X3, ça ne peut pas se rater, l’annonce de la fameuse Foire Nationale d’Automne aux Antiquités, à la brocante et aux jambons du 11 au 21 mars, île de Chatou. Oui d’Automne. J’ai lu et relu.

De trois choses l’une:
ou il y a un bug chez l’imprimeur. Car il y a une foire qui a lieu aussi en automne.
ou ils ont recyclé les ancciennes affiches, c’est des affiches antiques ou de récup’. Normal, on est à la foire.
ou le temps passe plus vite qu’avant et mars se situe en automne désormais.
ou c’est vrai, la planète se  réchauffe et l’automne se fête au balcon. Est-ce à dire que la Terre s’est renversée et que l’on va accueillir le père Noël en Août, je doute.

Promis, je prends la photo mais pour ça il faut que je redescende dans le métro et là v’la qu’il fait beau!

Bel ami, Ô mon bel ami

 Un soir de la semaine dernière avait lieu la remise du prix littéraire Bel Ami, du même nom que l’hôtel de Saint Germain des Prés, rue Saint-Benoît.

Le nom des récipiendaires importent peu sauf pour eux. Mais pour moi, ce qui importe, c’est la faune et la flore qui fréquentent l’évènement.

Ecrivains, éditeurs sont là. Certains même se parlent. Pourtant ce sont deux catégories bien opposées. « Ah tu es là, smack, smack, je te présente ma femme. » Tout de suite, le certainement éditeur présente son épouse à l’écrivaine. Ouh la, pas de fausse note, pas de risques. Ma moitié est là, chut. D’ailleurs la moitié en question ne parle pas. Ici, elle est femme de…elle laisse les sachants savoir. « Tu participes.. . ? » « Je fais partie de la sélection mais je n’ai pas le prix. » Dit l’écrivaine, un peu gênée. « je suis venue, c’est normal. » Bien sûr, sauf qu’elle a envie d’étrangler celle qui a été choisie et celui-là qu’elle ne tenait pas à rencontrer même si elle est venue pour se montrer. « D’ailleurs je te l’ai envoyé, l’histoire d’une femme juive qui a laissé un journal magnifique.. . » « Oui je l’ai reçu. » Un temps. Puis guilleret.  «  Mais je ne l’ai pas lu. »  « Ce n’est pas grave » et elle ajoute un peu bizarrement « c’est intemporel. » Cela voudrait-il dire qu’il a tout le temps de le lire ? Sur cette réponse un peu énervée, « bon, je vais y aller, j’ai fait acte de présence, maintenant je pense que ça suffit. »

Bien. Pendant ce temps, les prix se remettent, ils remercient, ils expliquent, nous, on a chaud. On voudrait bien boire un coup, parce qu’on est venu pour ça. En général le champagne est bon. Les sponsors, enfin mécènes, (on n’est pas dans le sport), ne sont pas chien. (je ne mets pas de « s », je pense que c’est un état). "Tu vas à New-York? Chez des copains!" Quand on est écrivain maudit, on ne paye, pas, on squatte. C’est plus chic, enfin moins trivial.

Oh, une pute. Ou une fille qui n’a pas compris qu’à 20h, on ne se balade pas à moitié à poil dans un cocktail. Une robe bon marché (si j’osais, je dirais comme Galliano, "bas de gamme"), avec un dos nu qui imite celui de Mireille Darc dans le Grand Blond. Mais Mireille Drac porte ça sans y penser, alors que là la demoiselle, se gratte les fesses. Enfin, plutôt elle vérifie que le slip, si elle en a un, ne remonte  pas au-dessus de la robe, ce qui serait encore plus nul ou elle vérifie que la robe ne descende pas trop bas, ce qui serait un poil inconvenant. Au choix.

Mais le plus terrible, ce n’est pas le chignon fait par un coiffeur et qu’elle a dû payer cher mais la cravate non pas de notaire mais en strass qu’elle porte autour du cou. Le tout du plus pur mauvais goût. Il y avait aussi deux clones botoxées, 50 ans bien tapés et mini à 3 chiffres pas soldées, ainsi que des russes potelées et des petits-fours que je n’ai fait qu’entrevoir. Je suis donc rentrée chez moi légèrement grise en métro. "Tu prends le métro,".Oui c’est direct. "Moi aussi. Mais je ne prends jamais le métro."

Sinon, le winner is :  Biographie : Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté" Michèle Fitoussi (Grasset)
Roman: Just Kids”, de Patti Smith  
Scénario : « Women are heroes » de JR 

 

Aparté

Deux pièces, deux auteurs, deux expériences théâtrales originales pour les spectateurs et les acteurs, deux réussites! La prestigieuse et soi-disant classqiue, Comédie Française a choisi Un Tramway nommé désir pour faire entrer au répertoire Tennessee Williams. La petite mais exigeante … Lire la suite