Archives Mensuelles: mai 2011

Plombier or not plombier?

Je me sens comme Belmondo dans Le Magnifique, attendant le plombier qui doit refaire sa salle de bains dévasté. Et quand ce dernier arrive, il déclare: "Ah mais l’électricien n’est pas passé? Ben je peux rien faire tant que l’électricien n’est pas venu." Et sur ce, s’en retourne.

Le lendemain, l’électricien se pointe, et devant la salle de bains ravagée, déclare: "Ben, il est pas venu le plombier? Je peux rien faire tant que le plombier est pas passé." et sur ce, tourne les talons.

C’est à peu près ce que je vis en ce moment. "madame, je peux pas faire la plomberie si le plombier de l’immeuble vient pas réparer la fuite."  "Madame, je peux pas venbir réparer la fuite si le syndic me donne pas mission de réparer le fuite." "Madame, je ne peux pas donner mission au plombier si le gardien n’a pas constaté la fuite…. et puis ne m’appelez plus, voyez avec l’assistante ou débrouillez-vous avec le plombier."

ben je vais faire ça et puis prendre une clé à molette pour taper sur tout ce qui bouge!

Un conseil plutôt que rénover la salle de bains changer d’appartement, c’est plus rapide et plus pratique. Quatrième semaine et oh joie hier, j’ai vu ma nouvelle baignoire posée! Oui j’ai choisi une baignoire (petite) et pas une douche.  N’en déplaise aux éco-empêcheurs de tourner en rond, j’ai envie de clapoter dans l’eau, allongée de tout mon long (1,56m) au moins une fois par semaine.
Le reste du temps, je prends des douches.

Reste, le carrelage "faut bien quatre jours madame", poser les toilettes (indispensable, je me vois mal utiliser la sanisette Decaux, en pleine nuit), le lavabo et les différents meubles. Tout ça devant être fait dans la semaine 5.
Je ne sais pas pourquoi, je sens qu’il va y avoir une semaine 6…

Pan: Pour les enfants

Peter Pan est au Théâtre de Paris. En personne, avec Crochet (Georges Corraface), les pirates (musiciens), le crocodile (sur roulettes), Wendy (bonne chanteuse mais mauvaise comédienne, Paul (très drôle) et les enfants perdus (acrobates). Ce spectacle est signé Irina Brook.

Le Théâtre de Paris accueille Irina Brook et lui donne carte blanche. Belle initiative. J’étais toute contente à l’idée de découvrir Pan .

Sur scène, la proue du bateau de Crochet, un manège à l’ancienne et au centre, un lit, symbole de l’appartement londonien de Wendy. Le spectacle est sympathique, agréable, amusant. Il y a de bonnes idées, des trouvailles, de l’humour.

Mais pour représenter Peter Pan sur scène, il faut des moyens techniques et donc financiers. Il faut qu’on en ait plein les mirettes. Et là ce n’est pas le cas. Il manque quelque chose. Dommage pour les adultes qui ne s’ennuient pas franchement mais pour les enfants, c’est top!  Mon personnage préféré, la chienne Nana, très réussie. Le jeune comédien qui joue Peter est excellent.

15, rue Blanche 75009 Paris Res: 01.48.74.25.37
Je fais court, je suis en plein travaux de rénovation de salle de bains et je pense que je vais trucider quelqu’un, plombier, syndic d’immeuble, gardien ou voisin, au choix!

Mille Francs de Récompense: pour tous

Non ces Mille Francs ne sont pas la récompense pour des infos sur DSK mais la pièce de Victor Hugo, actuellement à l’affiche à l’Odéon jusqu’au 5 juin.

photo Polo Garat Odessa

Laurent Pelly a choisi une pièce où Victor Hugo exprime ses idées politiques, parle de drames sociaux tout en n’hésitant pas à toucher au burlesque. Pour le metteur en scène cette pièce où l’argent préoccupe les pauvres comme les riches a des résonnances très modernes. L’argent et son pouvoir, les riches et les pauvres. Un sujet éternel.

Si la pièce n’est pas la meilleure de Victor Hugo, si l’exposition du sujet et des personnages est un peu longuette dans le premier acte, on savoure l’ensemble du spectacle. L’écriture de l’auteur des Misérables est brillante et poétique voire lyrique et surtout engagée. L’humour et la comédie sont bien présents. Et si l’on sourit aux rebondissements improbables et au dénouement attendu où père et fille se tombent dans les bras, on sort content et guilleret du spectacle.

La mise en scène très typé "film muet" et une scénographie noir et blanc qui transforme les acteurs parfois en ombres chinoises, donne un écrin de qualité et du caractère au spectacle. Le décor désincarné où seuls les contours des portes et meubles existent, laissent place à l’imagination et apporte une modernité à l’histoire.

Un spectacle élégant, drôle, réussi avec des comédiens justes, même si l’on aurait pu élaguer un peu dans le texte foisonnant de Hugo sans dénaturer le moins du monde la pièce.

3h15 avec entracte. Rassurez-vous ça ne les parait pas!

Théâtre de l’Odéon 20 h

Toilettes publiques

Par Toilettes Publiques, vous pensez que je vais vous parler des tenues
affriolantes des dames de Cannes, qui montent sans jamais les descendre les
marches du palais et que la population excitée attend et commente. Et bien non.

Je vous parle des vraies toilettes publiques de base, les Decaux &co.

Poussée par la nécessité et l’envie
pressante, j’opte pour faire un tour dans les toilettes de rue. Ma salle de
bains est en travaux ou plutôt au point où ils en sont, en destruction totale.
La reconstruction sera pour plus tard. Donc pressée par le temps je choisis de
me rendre dans cet endroit que seuls les touristes et les sans abris
fréquentent plutôt que le café. J’appuie sur le bouton open. Magique, ça ouvre
sans sésame. Doucement, sans bruit, la porte glisse en arc de cercle sur bien 2
m de quoi laisser place à un char d’assaut , on peut entrer à 5 de front avec
armes et bagages. Les fauteuils roulants sont les bienvenus. J’avise le lieu .
Surprise.! Propre avec une vague odeur de détergent costaud et d’autre chose
qui vousc onfirme que vous êtes bien dans des toilettes. Le jour où ça sentira
Shalimar, ça se saura. J’appuie sur le bouton fermage de porte, une voix
s’élève " la porte est verrouillée". Les toilettes causent. En même
temps, je préfêre qu’elles me confirment que la porte ne va pas s’ouvrir d’un
coup alors que je serai dans une position scabreuse.

Je repère le siège, correct, il y a même du papier dans les distributeurs , je
suis sciée. Tout le confort, il manque les journaux et les mots croisés mais on ne
va pas critiquer pour si peu. L’affaire faite, j’appuie sur le bouton chasse
d’eau, et je me dirige vers le lavabo . Et là les toilettes me parlent. A moi.

Une voix de dame aimable. Je commence à jeter un œil alentour, comme s’il
pouvait y avoir quelqu’un d’autre que moi. Ils n’auraient quand même pas mis
une caméra…"vous avez choisi, le jet économique, merci, c’est donc
celui-ci qui sera actionné dès que vous serez sortie. "
Ah ben super. Je suis bien contente de le savoir.
"si vous désirez changer d’avis,
Ah je peux?
"vous le pouvez encore en choisissant l’autre flux"
Je réfléchis, je m’interroge, je me pose la question, flux eco ou luxe, je
jette un œil ; que faire ? je demande l’avis du public, j’appelle un
ami ? Allez je me jette à l’eau. Je garde mon premier choix! Je me lave les mains, ah pas de serviette, pas d’étoile du coup décernée, mais ce sera pour une prochaine fois.

Près de la porte, l’instant de vérité.
S’ouvrira, s’ouvrira pas? j’appuie sur le sigle, ouverture,  sésame, glissement majestueux et me voilà dehors saine et sauve! Soulagée à tout point de vue! Vive Decaux!