Archives Mensuelles: août 2011

Aparté

crédits photo Sébastien Soriano 20 Avenue Mathurin Moreau, Paris 19e, la baguette croquante et chaude vous attend à toute heure, 7 jours sur 7! Le boulanger Jean-Louis Hecht a mis au point une machine qui vous permet de casser la … Lire la suite

et la mode parisienne, à la rentrée? pytonesque!

Entendu cette semaine sur les ondes d’une radio alors que le meneur de jeu posait à deux  journalistes (homme et femme) cette question bateau:
"Alors comment sera la mode à la rentrée à Paris?"

La minaudante reporter d’un magazine italien pour trentenaires "citadines" "très différent des autres magazines féminins" a lancé sans hésiter: "le python".
Waouh, en période de crise, c’est osé. En période de polémique avec Brigitte Bardot, c’est suicidaire. Donc va falloir porter du python. Et compte tenu du prix, va falloir le chasser soi-même (je conseille le jardin des Plantes, c’est sur place), ou l’élever chez soi,  le tanner soi-même et le transformer en "pantalon ou en blouson", ben voyons. Je vous rassure, le python peut être faux. Ouf. D’ailleurs si je me souviens bien, le python était déjà à la mode cet été…

" A porter avec des bottes plissées 70 sous le genoux." A ne pas confondre avec les bas qui plissent. Ici ce sont les bottes. Terminé les cuissardes de d’Artagnan.

"Et surtout, le redémarrage du blanc." Qu’on se le dise, le blanc revient. A priori, il n’était jamais parti mais c’est vrai que l’hiver , on se transforme plus en portugaise au cimetière qu’en fêtarde chez Barclay. "Mais un blanc plus doux, moins flash". Comme disait Coluche moins blanc que blanc, je vois ce que c’est: gris. Blanc je vois ce que c’est aussi mais plus doux, moins flash a priori c’est blanc cassé, blanc gris, ivoire…mais pas blanc.
"et du fluo sur les accessoires." C’est sûr qu’avec le blanc moins flash fallait bien un peu de fluo fuschia ou bleu turquoise sur les bottes python des années 70.

Et pour nous les hommes interroge le journaliste à son collègue d’un magazine pour hommes "qui s’adresse aux vrais hommes." Interpellé par cette distinction, le meneur de jeu insiste: "qu’entendez-vous par là? "ben des hommes, des hommes, pas des métrosexuels" hésite le journaliste pourtant précieux.

"Je lui emboîte le pas avec son python." C’est vrai que Crocodile Dundee avait pas l’air d’un travelo. Donc les mecs qui sont des mecs vont devoir eux aussi partir à la chasse. "L’homme aura un look Indiana Jones, histoire de reprendre du poil de la bête." Voilà la réponse, les bourses s’effondrent, les boursiers prennent le fouet!

Mais pour prendre le métro, avance terre à terre le présentateur ? "Le costard croisé à rayures, la chemise à rayures fines, de beaux souliers et on se coiffe bien," réplique sans rire le chef de la rubrique mode. D’accord, style premier de la classe, quoi. C’est les rappers qui vont être contents.
Et la minette d’ajouter: " et aussi des chemises en soie et chapeauté avec un Fédora."

C’est à dire messieurs, notez bien: vous avez le choix entre le look baroudeur (très nouveau) avec le Borsalino d’Indiana (idem que Fédora mais Fédora, ça fait plus chic et moins courru). Je vous conseille quand même de laisser le fouet au vestiaire. Ou alors, plus ciatadin, vous passez pour un maquereau en costume croisé à rayures avec des pompes bicolores et le Borsalino de Delon.

Heureusement il nous reste, homme ou femme, la beauté intérieure, concept toujours en vogue!

Personnellement, j’aime bien m’habiller en mec avec des escarpins et en plus j’ai le Borsalino de chez Borsalino, c’est parfait. Le python peut dormir sur ses deux oreilles.

T’as pas ta fouta?

Vous ne devinerez jamais ce que j’ai vu sur le marché du Cap-Ferret? Un nouveau must, "it", indispensable accessoire de l’été: la fouta.

J’ai découvert cette chose improbable en musardant, déambulant dans les allées du marché du Cap-Ferret. Ca fait chic le Cap-Ferret. Comme les stars de la télé, de la chanson et autres Philippe Starck, moi aussi, je me tape des huitres (et le vin blanc)  au village ostréicole et les gâteaux de Frédélian (trop bons mais trop petits) grâce à l’hospitalité de  mes amis. Sympa les amis, précieux.
Tous les matins, nous devisons sur la grande question du jour: et pour déjeuner, on mange quoi? L’autre grande question étant, on va à l’Océan ou au Bassin, se baigner? La troisième étant: on mange quoi ce soir?
Pour nourrir la tablée, direction le marché. Après un passage au café Peyo du marché qui délivre tapas ( trop bons et pas trop petits, hum le poivron rouge farci…), jus d’orange et sangria sans oublier le café, nous faisons un tour hors du marché couvert.

Et là entre deux allées de poteries d’étoiles de mer et de bois flotté, de caleçons à fleurs et de couteaux de Thiers, je vois un panneau, puis deux, trois…partout, tout autour: "foutas". Des quoi? Mais c’est quoi, ces "foutas"? D’abord c’est un ou une fouta? On s’en fout. (facile mais incontournable)
Puis, sous le panneau "27 € ou 15€": l’objet. Foutas en pagaille. En fait c’est un drap, un tissu en coton fin, un truc qu’on trouve dans les hammams. Allez savoir comment c’est arrivé jusque là…mystère. Les hammams ne courrent pas trop les rues du Cap. Cela s’est propagé aussi vite que le pashmina. A croire que cela se reproduit tout seul. Certains se sont échappés du marché pour s’afficher dans les boutiques déco du village. En provenance de Saint Tropez, des beige et blanc, des taupe et gris, des bons chics, bons genres. Mais il y a en a aussi de couleurs vives,  qui selon moi n’ont jamais vu la Tunisie de près de loin et si ça se trouve sont estampillés made in China.  Mais ce n’est pas vrai, il ya eu une charrette, un tombereau, un cargo, un porte-container, qui s’est échoué sur le banc d’Arguin? Le pire, c’est que ça se vend. Foutas droit devant, foutas sur pétasse. La fouta sort à la playa. Je ne vois pas bien l’intérêt sinon que c’est plus fin que le drap de bain mais pour s’essuyer avec en sortant de l’eau, ça ne vaut pas l’éponge.

Et côté éponge, optez plutôt pour le  kikoy de Simone et George: un côté paréo et un côté éponge, dans des couleurs super tops! Et le plus, une petite poche pour planquer ses clés. 38 € au même marché ou 50 € sur le site.

Sinon vous avez aussi chez Jean Vier, créateur de linge basque, la serviette de plage: un côté éponge pour se sécher et un côté velours pour s’allonger en douceur! Grande idée.

En résumé: Je t’en foutrais pas de la foutas, moi. Pour rien au monde. D’ailleurs Je ne crois pas que la foutas passe le cap du Cap. Parce que dans les dîners parisiens, la question : "alors ta foutas, quelle couleur?" Ca fait un peu foutas de gueule.

Aparté

Voilà un extrait pour amuser petits et grands, ados et adultes: le Malade Imaginaire de Molière sous les frondaisons du jardin Shakespeare du Pré Catelan au bois de Boulogne. Munissez-vous d’un parapluie et d’un châle et hop vous voilà au … Lire la suite