Archives de la Catégorie Métro

Quand les antiquaires rencontrent les jambons…

Sur les murs du métro, il y a des affiches qui toujours me passionnent.
D’abord, elles permettent de passer le temps sans avoir l’oeil rivé sur la pendule qui vous décompte l’écart de passage des rames. Ensuite il y a toujours des trucs amusants, style grain de sable, grain à moudre, pour moi, toujours à la recherche de la petite bête.

Donc je vois, une affiche 4X3, ça ne peut pas se rater, l’annonce de la fameuse Foire Nationale d’Automne aux Antiquités, à la brocante et aux jambons du 11 au 21 mars, île de Chatou. Oui d’Automne. J’ai lu et relu.

De trois choses l’une:
ou il y a un bug chez l’imprimeur. Car il y a une foire qui a lieu aussi en automne.
ou ils ont recyclé les ancciennes affiches, c’est des affiches antiques ou de récup’. Normal, on est à la foire.
ou le temps passe plus vite qu’avant et mars se situe en automne désormais.
ou c’est vrai, la planète se  réchauffe et l’automne se fête au balcon. Est-ce à dire que la Terre s’est renversée et que l’on va accueillir le père Noël en Août, je doute.

Promis, je prends la photo mais pour ça il faut que je redescende dans le métro et là v’la qu’il fait beau!

Métro, boulot, ados

une affiche de la ratpHier, 17h, je me trouvais dans le métro, ligne 13, engoncé jusqu’au cou dans ma parka H&M. Dans le métro, des touristes, des gens qui rentrent du boulot, aïi, aïo et 4 ados moins (c’est à dire plus jeunes que des adolescents mais plus âgés que des enfants).

Moi, debout adossé aux portes du fond, eux assis sur les strapontins de chaque côté des portes. près de moi, assis sur un strapontin, un homme basique, style normal de 40 ans.

Trois, quatre stations de métro, les gamins s’amusent, se tapent, se parlent, s’engueulent, bref, des trucs de gamins. Cinq, six stations de métro, les petits diables se haussent du col, commence à parler grivois voire, à s’envoyer des insultes sexe, … ça n’a pas grande importance à part qu’ils ne sont pas tout seuls dans cette rame et que franchement ça saoule au bout de sept, huit stations, d’entendre, “je te suce, je te frotte…”surtout qu’a priori, ils savent même pas comment ça s’orthographie!

Donc, tout à trac, en fille, femme et mère dans l’âme, je dis à haute et intelligible voix, comme si c’étaient les miens: “bon, ben ça va bien. Maintenant, ça suffit.” Silence aussi sec côté ados moins. Mais ouverture du clapet côté strapontin. Le type à côté de moi, à qui on ne demandait rien, à l’âme d’ados plus, (moins qu’adulte dans la tête et beaucoup plus que ado dans les artères), sort: “mais foutez leur la paix, ce sont des gamins, ils font pas de mal”.

Ce à quoi, surprise, je réponds: “non, ils ne font pas de mal, mais ils ne sont pas tout seuls dans le métro. Si vous trouvez ça normal, c’est spécial.” Voilà ty pas qu’il s’adresse aux gamins, en complice (pas en père) et sort: “c’est une coincée, continuez!”

Je rêve. A mon avis, il n’a pas de fille. C’est un ado attardé malgré son alliance. 

Mais mon pauvre monsieur, les gosses n’attendaient que ça qu’on les recadre, parce que, a priori je pense que les mères des diablotins auraient été plus d’accord avec moi qu’avec Monsieur libéré!

Le métro parisien, le chewing-gum, le portable et moi

Qui a-t-il de plus énervant que quelqu’un qui parle fort dans un téléphone portable dans le métro parisien ? : «tu meurs, je t’ jure, tu meurs, OK. »

photo machine chewing-gumEh bien quelqu’un qui après avoir raccroché, mache avec force, son chewing-gum en tapotant le ci-dessus portable. (Le chewing-gum en question étant à la fraise, en plus on avait l’odeur) ligne 6 21:12 métro Boissière.

Rectification: le chewing-gum était un bonbon acidulé. Comment le sais-je?
Et bien tout simplement quand j’ai entendu, crac, croc, cric, de la place mitoyenne de la mienne. Là, j’ai compris.

 

 

En résumé:

  •  en plus de valider son ticket,
  • d’attendre que les gens sortent avant de monter,
  • de ne pas monter quand la sonnerie de fermeture des portes retentit,
  • de se lever des strapontins quand il y a foule,
  • de se lever pour les invalides de guerre, les invalides civils, les vieux, les femmes enceintes et , ou accompagnées de petits schroumpfs,
  • d’aller au fond au lieu de rester devant la porte,
  • de se bouger pour laisser sortir les gens qui ont eu la gentillesse d’aller au fond mais qui, là, voudraient bien sortir,
  • de virer son sac à dos qui prend 3 places pour permettre à 3 péquins de monter dans la rame,

je rajoute:

  • mastiquer bonbons, chwing et autres trucs en bouche en SILENCE. merci!

Merci aussi à la demoiselle en face de moi qui a levé les yeux au ciel en même temps que moi, preuve que je n’étais pas la seule à être exaspérée. On a même ri en même temps, petit plaisir complice de deux inconnues dans le métro.

Métro parisien et Villepiniste parisien

Dans le métro parisien, on trouve des métros (en général) , des voyageurs, des touristes, des banlieusards, des voleuses de sacs (gaffe à la ligne une), des souris, voire des rats, des clochards, des musiciens, des chanteuses, des vendeurs de fruits, des croissants, des foulards, des chocolats, des travaux…, bref une ville souterraine. Mais j’y ai vu hier autre chose que je ne pensais pas dénicher sous terre, voire sous Seine, entre Concorde et Invalides. Le métro plonge sous la Seine entre ces stations. C’est une rame du métro parisiencomme ça qu’un jour d’été un conducteur de rame (dit machiniste. Il n’y a que la RATP qui les appelle comme ça, mais bon, ils ont l’air d’y tenir)

Et bien oui. J’en ai vu un. Ou plutôt une.

J’étais donc dans le métro du côté de Saint Germain-des-Prés. Mon attention est attirée par une femme dans la force de l’âge, beige. qui s’assoit. Force de l’âge signifie, la cinquantaine, bien conservée. Beige veut dire: beige. Pantalon, pull, souliers, sac, …même chez elle, c’est beige. Beige comme bon chic, beige comme bon genre, beige comme bien élevé. Et que vois-je sur le revers de son pull (grège)?

Un pin’s-broche rose. Un truc en plastique avec une inscription dessus. Un machin style “I love New-York” , ‘yes, we can”, j’aime les bleus, je suis contre le sida … enfin un slogan, un mantra, une litanie…

Donc, je me demande ce que cette dame beige peut bien arborer sur elle. qu’est-ce qu’elle peut bien revendiquer, demander, proclamer aux yeux du monde. Le métro c’est le monde. (voir plus haut ce qu’on trouve dans le métropolitain)

Et bien je décrypte sous mes yeux ébaubis (vous irez voir le dico intégré):

“Je kiffe Dominique de Villepin“.

Dans le métro, si, si. En rose.  Il y a des villepinistes dans les rames (pas à la rame) qui parlent djeun’, et qui s’affichent. Dingue.

Wouahh… Ca laisse rêveur.

Qu’on se le dise, la campagne 2012 est commencée. Les hostilités sont ouvertes. Mais avec élégance et à propos, branché et décalé.

Engagé, oui, près du peuple, oui, mais fashion, merde, quoi!

Un détail: la dame n’arrêtait pas d’éternuer sans mettre sa main devant la bouche…moyen pour une beige-beige engagée.