Fêtes: c’est parti! Coeur de Megève débute les célébrations

Toussaint est passé, ça y est, on fonce tout droit sur les fêtes de fin d’année. Pour preuve, les pubs de jouet à la télé, celles de foie gras et de chocolats et les offres de décoration de table rennes, rouge, doré…sans oublier les téléfilms américains à l’eau de rose.

Personnellement je ne suis pas encore trop dans l’ambiance « esprit de Noël » mais ça va venir. Pour nous lancer dans la fin d’année, quelques sujets sur l’art de la table, le chocolat, cadeaux et autres pour célébrer Noël et terminer 2018 en grande pompe!

Et si nous commencions par un séjour familial à Megève à la montagne? 
Coeur de Megève de Steller Hotels (contraction de storyteller) est un hôtel de 39 chambres repris par la famille Kampf (héritière du fondateur de Cap Gémini). Redécoré par la décoratrice d’intérieur Sybille de Margerie, l’hôtel 4 étoiles situé en plein centre de la station et ouvert toute l’année, se veut familial convivial et épicurien.  Je ne l’ai pas vu mais j’ai assisté à la conférence de presse sur la terrasse du Printemps.  Cela donnait envie de tester le bar après une descente tout schuss. Ouverture 22 décembre!



Martine Kampf et ses deux fils aînés, Jean-Bastien et Maxence, ont eu envie d’un établissement chaleureux ouvert aux habitants du village et à l’atmosphère décontractée. 


La terrasse, le , « Le Meige bar « , le restaurant La Muse, ses alcôves et ses baies vitrées avec vue sur le torrent et le salon cosy à la grande cheminée ainsi que les chambres, ont été conçus comme des écrins. La décoration contemporaine affiche les codes de la montagne avec le bois et les transparences, les couleurs rouge et orange, les luminaires cloche de vache uniques et le motif jacquard… Pas de révolution mais du cocon.

Coeur de Megève met en avant le terroir de la région en se fournissant en produits de saison chez les agriculteurs locaux, en lait et fromage à la ferme du Renard et en proposant la bière des Alpes dans les mini-bars ainsi que  des tea time bien fournis! 


Côté bien-être, les produits d’accueil en chambre sont issus de la marque australienne Grown Archemist, sans parabens ou colorants artificiels. Le spa situé au sous-sol, offre deux cabines sous la marque américaine de cosmétique bio Tata Harper avec ses produits 100 % non toxiques fabriqués à la main dans le Vermont.

Coeur de Megève se veut proche de ses clients et propose des activités afin de découvrir la région avec des balades en raquette, des pique-niques, des excursions sur mesure… Un établissement chaleureux et cosy en famille pour y séjourner, y passer ou déguster un vin chaud après le planter de bâton! A découvrir.

En passant

A la Comédie Française, « La Locandiera«  de Goldoni, mise en scène par Alain Françon est un petit bijou. Bijou de comédie d’abord mais la pièce est aussi une satire sociale et une dissection des sentiments exacerbés par la troublante Mirandolina. Une pièce avec un premier rôle de femme libre confrontée à la société qui trouve sa résonance encore aujourd’hui. Une réussite.  

– -Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

Mirandolina est la propriétaire depuis le décès de son père d’une auberge à la très bonne réputation. C’est une femme belle qui chérit sa liberté et fait tourner les têtes, de son serviteur Fabrizio (Laurent Stocker) et de ses clients. L’un, le comte  d’Albafiorita met sa fortune en avant tandis que l’autre ne jure que par son rang. « Je suis ce que je suis » aime à répéter le marquis de Forlipopoli totalement désargenté.  Mirandolina accepte compliments et cadeaux contrainte et forcée pour ne pas les fâcher… bien sûr. Fine mouche, elle garde ses distances. Mais voici que le chevalier de Ripafratta, ennemi des femmes déclaré, vient humilier l’aubergiste. Elle se jure de le faire changer d’avis et n’aura de cesse qu’il succombe à ses charmes et à sa personnalité. Mais le jeu peut être dangereux pour une femme seule dans un monde d’hommes.

-Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

Alain Françon souligne dans sa mise en scène la dimension sociale de la pièce sans pour autant oublier la comédie grâce au jeu moderne et subtile des comédiens. Les personnages ne sont ni blancs ni noirs, ils sont humains. On rit aux échanges du comte (Hervé Pierre) et du marquis (Michel Vuillermoz), aux pièges de Mirandolina et aux soupirs de Fabrizio. Mais nous ressentons aussi parfaitement les tourments et les faiblesses de chacun qui vont à leur manière évoluer au fil de l’histoire. Stéphane Varupenne passe avec conviction de l’orgueilleux sûr de lui au pauvre homme désespéré piégé. 

Tout est réussi: du décor stylisé dont les changements se font à l’abri d’un rideau-mur qui délimite un couloir où les personnages se confient, jusqu’à la musique mélancolique. La troupe est brillante avec en tête Florence Viala qui offre toute la palette de son jeu,  jusqu’à Noam Morgensztern en valet du chevalier amoureux de la patronne qui nous fait rire à chacune de ses quelques répliques.

Un beau spectacle qui peut être vu en famille. Dépêchez-vous, la location est déjà complète sur certaines dates. Jusqu’au 10 février. 

Quand le pdg de SFR finira au tribunal avec tous ses confrères voyous?

Je suis chez SFR depuis des lustres, plus de 20 ans ce qui , je vous rassure ne me donne (wharff employer le verbe donner ne convient pas vraiment) aucun privilège particulier.  En revanche sur mon contrat internet fibre, j’ai un privilège (surtout de payer) « divertissement » et autres options dont je n’ai que faire. J’avais entendu des umeurs mais je n’avais pas vraiment suivi, persuadée qu’avec le tollé que ces « privilèges » avaient suscité, les choses étaient revenues dans la légalité. Que nenni!
Ce matin, je me penche bêtement sur ma facture et je vois effectivement toute une série d’options. Hop, je vais sur le site puis sur internet pour savoir comment se débarrasser de tout cela car sur le site de SFR, on peut toujours chercher. Je trouve comment faire : il faut souscrire une offre (ce qui n’est pas bien logique…) puis passer les options en revue et surtout n’en activer aucune. On se retrouve sur le résumé de votre offre où là est indiqué un truc dingue:  Option: Privilège divertissement à 5€ par mois et services résiliés: Privilège divertissement ???

Mais enfin si je l’ai résiliée c’est que je ne l’ai plus en option, non? Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée ? comme dirait ce bon Alfred de Musset? Et bien chez SFR vous résiliez et vous êtes toujours abonné, c’est normal c’est de la vente forcée, c’est tout. Et personne ne s’émeut… c’est du vol pur et simple. Et cela ne gêne personne. 

Comme j’ai envie de savoir le pourquoi du comment, je téléphone au service client, « faîtes le 3 pour tout autre demande ». (Je pense qu’il devrait ajouter faîtes le 4 pour nous engueuler, ça serait utile). Et là je tombe sur une dame charmante qui constate la chose et me dit, « je ne peux rien faire, il faut attendre 48h que la commande soit validée (commande que je n’ai pas passée) pour que vous la résiliez »…Bien sûr. Extraordinaire. Surréaliste. 
Nous somme dans un pays de droit régi par des contrats, des conditions générales, des associations de consommateurs… et on nous force à payer des options que nous ne voulons pas. Est-ce que quelqu’un à la DGGCCRF peut faire quelque chose ou faut-il que la loi du plus fort soit toujours la meilleure? Merci La Fontaine! 

Donc dans 48 h  je retourne sur le site et j’espère que je pourrais résilier l’option sinon je ferai comme les autres, j’irai chez Orange. 

Tout cela me fait penser à ce monsieur qui avait repris un magazine en s’engageant auprès du tribunal de commerce à reprendre un certain nombre de journalistes et qui s’est empressé dès la lendemain de virer tout le monde ( ou plutôt de ne rien en faire) et même de trouver des fautes graves imaginaires pour en virer plus vite. Il a refait un journal avec une agence, vite fait bien fait. Ah, les agences, la mort de la presse et des journalistes, mais pas des journaux. 
Et quand les employés l’ont assigné pour non respect de ses engagements (cela veut dire respecter sa parole, la quoi?) , surprise, plus d’adresse. Et deux mois plus tard, hop le magazine ressort avec une domiciliation à Londres… bien sûr. Et quand les magistrats un peu vexés qu’on les prenne pour des idiots, annulent la vente et qu’il perd ainsi le droit de se servir du nom du magazine et bien il en ressort un autre sous le même nom. Tout cela en toute impunité. Pourquoi changer une équipe qui gagne? 

Moi j’appelle ça des voyous. 

copie de la page du site SFR

OPTIONS

Privilège Divertissement

5€ /mois

Services résiliés :

Bouquet SFR News

Privilège Divertissement

Bouquet RMC Sport Access

SFR Presse

En passant

Je suis en retard. Je n’ai pas encore parlé de quelques bonnes pièces que j’ai vues et appréciées. Deux pièces d’auteur, eeh trois pièces d’auteur, deux dramatiques des années 30 et une comédie 2018 qui amuse pour mieux toucher. Au programme: La Ménagerie de Verre de Tennessee Williams, La Légende d’une Vie de Stefan Zweig et Pourvu qu’il soit heureux. de Laurent Ruquier. Des genres différents pour des histoires de famille qui plongent leurs personnages dans la réalité de la vie alors qu’ils préféreraient l’ignorer.

Au théâtre de Poche, Tennessee Williams s’inspire de sa propre vie pour décrire une famille à la dérive où chacun essaie de survivre à sa façon. C’est beau et désespérant à la fois. J’ai toujours beaucoup aimé cette pièce délicate et sensible qui peut donner aussi à sourire.

Tom a des rêves. Il s’imagine marin au long cours et pour s’échapper de son quotidien gris et sombre, il va au cinéma. Malgré ses rêves il est le seul de la famille à voir la réalité. Sa soeur, handicapée et maladivement timide,  est enfermée dans un monde poétique où sa ménagerie de verre , de petits animaux, la réconforte. La mère, elle vit dans son passé, quand elle était une jeune fille courtisée par de riches garçons dans un état du Sud. Aujourd’hui elle survit et n’a qu’un objectif: marier Laura. Alors quand Tom lui parle d’un copain, Jim, elle l’invite, sûre qu’il va épouser sa fille. Quand Jim vient, il fait entrer l’espoir dans la maison, un espoir ténu qui ne repose que sur l’illusion. 


Cristiana Réali, a la beauté et l’autorité de la mère enfermée dans son passé, Ophelia Kolb a la fragilité de Laura qui a tant envie de s’entrouvrir à la vie, Charles Templon est vibrant d’espoir, tiraillé entre ses espoirs et des devoirs. La mise en scène de Charlotte Rondelez est sans artifice, laissant toute sa place au jeu et au texte. L’histoire n’a rien de désuet. Les personnages si humains sont d’aujourd’hui avec leurs doutes et leurs choix. Une belle soirée de qualité.

Au théâtre Montparnasse, Stefan Zweig est à l’affiche avec La Légende d’une Vie. Léonor, entretient la flamme de la légende de son mari, écrivain adulé de son vivant par tout un pays. Son fils, Friedrich présente ses propres oeuvres au public mais  tous, sa mère en tête, ramènent toujours les choses au père, le grand homme, jusqu’à l’arrivée de Maria (intrigante Macha Méril).

Cette femme, issue du passé, détient des clés qui vont enfin le libérer. Elle va tous les libérer y compris le biographe (Bernard Alane tiraillé) car chacun exceptée la fille (crédible Valentine Galey) vit d’une façon ou d’une autre sous l’emprise d’une légende bien éloignée de la vérité. 


Tout est élégant et raffiné y compris la mise en scène de Christophe Lidon, dans cette pièce très écrite où les sentiments et les émotions sont à fleur de peau. Le décor stylisé façon Mondrian,  évoque une demeure cossue et cultivée des années 20. Nathalie Dessay incarne avec intensité Léonor dans toutes ses contradictions d’épouse et  de vestale. Gaël Giraudeau se révèle merveilleux comédien dans ce rôle de « fils de » dans lequel on veut l’enfermer. Une révélation. 


Auteur de nombreuses comédies à succès, Laurent Ruquier sait manier les répliques acérées et efficaces et aborder des thèmes de notre temps. Au théâtre Antoine, il livre avec Pourvu qu’il soit Heureux une pièce personnelle et émouvante qui allie comédie et question de société. Rire n’empêche pas de penser ni de s’interroger. 

Claudine et Maxime sont en vacances quand ils découvrent à la une des magazines people, leur fils Camille en galante compagnie. Pas de quoi s’énerver sauf que c’est un homme qu’embrasse leur fils, un comédien connu, marié avec une femme et plus âgé que lui. Comment les parents vont-ils réagir? 

Pour éviter le cliché du père qui n’encaisse pas la vérité sur les orientations sexuelles de son enfant, Laurent Ruquier débute par une double exposition du sujet. C’est d’abord le père en colère puis la mère choquée qui passent en revue souvenirs et éducation qui auraient pu provoquer « cela ». Puis vient le temps de la confrontation des parents avec leur enfant. Comment se parler, se comprendre les uns et les autres. Si Claudine (Fanny Cottençon) et Maxime (Francis Huster) doivent s’adapter en découvrant un fils (excellent Louis Le Barazer) qu »ils ne connaissaient pas vraiment ou ne voulaient pas reconnaître, Camille aussi va apprendre à gérer les sentiments de chacun. Surtout que la situation n’est pas aussi claire pour son amoureux qu’il le croit. 

Dans une bonne comédie, le drame n’est jamais très loin. Laurent Ruquier évite les clichés en seconde partie et le manichéisme des avis tranchés. La pièce se fait plus émouvante et plus complexe. L’amour serait si simple si …

En passant

Samedi 27 octobre, Thoiry a lancé le festival des lanternes géantes de Chine baptisé  Thoiry lumières sauvages. 600 lanternes composent 30 tableaux répartis sur les 6 hectares des jardins botaniques. Magique et poétique. Que la lumière made in China, soit! 

Jusqu’au 10 mars, dès la tombée de la nuit, face au château, les sculptures lumineuses et colorées faites de structures métalliques recouvertes de  tissus puis peintes à la main, transportent les visiteurs dans la Chine ancestrale.
Ces lanternes ont été réalisées pour le parc par des artisans chinois venus tout exprès les installer. La première partie du parcours offre des fleurs, jarre, animaux fantastiques, temple céleste de 17 mètres de haut et un dragon de 65 mètres de long Même le château de Thoiry a été recréé au tiers de ses dimensions. D’ailleurs lui aussi (le vrai) fait partie de la fête grâce à un son et lumière projeté sur ses murs  dès le début du show.

Arrivés près du dragon, vous trouverez un marché artisanal chinois avec des artisans venus de la ville de Zigong qui réalisent devant vous bijoux et sculptures…  A la moitié de la visite, vous découvrirez un spectacle d’acrobates venus du Sichuan. Au programme, jeux de masques, pyramides humaines, jonglage avec des jarres… Ensuite la visite se continue dans la forêt où des oiseaux, des lions, des flamands roses, des zèbres, des insectes, des paons, ,… vous accueillent en hordes brillantes. 

 

J’ai particulièrement aimé le temple majestueux, les nénuphars géants, les fleurs un peu kitsch et le fier dragon où l’on imagine presque de la fumée sortir de sa gueule. Le passage en forêt est aussi magique avec tous les animaux dont certains s’animent, au détour du chemin. 

C’est un beau voyage au pays des lumières et du Milieu. Il émerveillera les enfants et les grands par tant de délicatesse et de créativité.

Nous avons été très bien accueillis au château par un beau feu de cheminée dans le grand salon. La soirée était conviviale et simple. Je reviendrais voir les animaux, les vrais!

En passant

La machine de Turing  de et avec Benoît Solès au théâtre Michel, nous plonge dans l’histoire d’Alan Turing qui a décrypté le code sophistiqué des messages allemands pendant la guerre. C’est l’histoire d’un homme, bègue, d’un génie inadapté à la vie normale qui croyait en l’intelligence artificielle telle une obsession, d’un homosexuel aussi dont les moeurs tombent sous le coup de la loi. Un récit captivant, passionnant et touchant.

La-Machine-de-Turing-Michel-site-MichelAlan Turing porte plainte pour une tentative de cambriolage. Nous sommes dans les années d’après-guerre, les années de guerre froide. Le policier est sceptique et même soupçonneux. Qui est cet homme un peu bizarre, ce professeur qui parle de machines qui peuvent penser? Qu’a-t-il fait pendant la guerre? Ce célibataire pourrait-il être un espion de l’est?  Difficile à Alan, tenu au secret, de se défendre dans un contexte hostile.

Benoit Solès nous fait voyager dans le présent et dans le passé d’Alan. Nous assistons à son recrutement par les services secrets pour décoder la machine Enigma des allemands, à sa vie solitaire en quête d’amour masculine et d’amour tout court et jusque dans son enfance. Nous décryptons petit à petit son histoire et sa personnalité. Nous découvrons son parcours de vie grâce à quelques objets emblématiques placés dans sa bibliothèque qui se transforme au gré du récit en la machine de Turing.

La construction fine de la pièce, sans être une comédie, a des moments légers et drôles. La mise en scène inventive de Tristan Petitgirard et le décor léger modulable agrémenté de vidéos inventives , servent à merveille l’histoire et le jeu des acteurs.

Benoit Solès, incarne Alan Turing de tout son être. Amaury de Crayencour endosse avec facilité et justesse les costumes des autres personnages qui jalonnent la vie de Turing.

La pièce est passionnante et touchante. A la sortie, vous n’aurez qu’une envie: en savoir plus sur ce personnage réel, abîmé par la vie et les hommes, condamné au secret et qui a changé le cours de l’Histoire.

En passant

Quelques bonnes comédies pour contrecarrer l’arrivée de novembre et de sa grisaille. Quoi mieux que de rire pour passer de bonnes vacances made in Paris.

Alors on s’aime: pour les vieux couples
Au théâtre des Variétés,  la pièce de Flavia Coste est une excellente comédie.
Max et Charlotte s’aiment mais ne sont plus sur la même longueur d’onde. Elle, est un peu évaporée, fantasque et dépensière. Lui est terre à terre et s’il aime bien retrouver une jolie femme à la maison, il aimerait aussi qu’elle pense à lui laisser un petit quelque chose pour dîner…

Résultat: ils passent leur temps à s’engueuler dès qu’ils se croisent. Ce qui exaspère le voisin du dessus, docteur Love, coach de son état. Un soir, il sonne. va le persuader de tester, sur eux pendant la nuit, sa méthode pour mieux s’engueuler.

Les répliques fusent et Daniel Russo en mari grognon,  n’a pas son pareil pour les envoyer afin qu’elles fassent mouche.  Corinne Touzet a la légèreté de son rôle de femme-enfant qui n’est pas en reste pour jouter avec son mari. Loup-Denis Elion est l’arbitre un peu dépassé mais tellement plein de bonnes volontés du duo aussi complice qu’au bord de la rupture. Une excellente soirée. 

Hard: pour les obsédés ou les amoureux
Au théâtre de la Renaissance, on s’esclaffe à toutes les répliques! Plus c’est gros plus ça passe! C’est hilarant.
Sophie, jeune veuve très catholique et un peu coincée, découvre à la mort de son mari qu’il possédait une société de films porno. Horrifiée par la nouvelle et les mensonges de son mari elle veut d’abord vendre. Poussée par sa belle-mère (Nicole Croisille, pragmatique à souhait) et son amie avocate (Isabelle Vitari, survoltée), très au courant de la raison sociale, elle s’investit dans la boîte d’autant plus que la vedette masculine le bien nommé Lapoutre ne lui déplaît pas…

La plongée dans l’univers du porno par une oie presque blanche (Claire Borotra) est inénarrable. Les harders et hardeuses (du pauvre) sont croquignolets. Stefan Wojtowicz est parfait en metteur en scène beauf de films pour adultes.
Le décor modulable est efficace, tout comme la mise en scène de Nicolas Briançon. On sent bien que toute la troupe s’amuse à jouer cette pièce bien troussée par Bruno Gaccio et inspirée de la série de Cathy Vernet sur Canal + Les décors et les costumes sont au diapason. On s’amuse beaucoup!

L’Ordre des Choses: pour les couples qui attendent des enfants ou ceux à haute différence d’âge…

Au Théâtre de la Michodière, Gérard Darmon mène la pièce écrite par Marc Fayet qui aime à parler avec légèreté des questions qui se posent aux couples d’aujourd’hui. Un peu lente au début, la pièce décolle et on passe une bonne soirée à voir s’enferrer Gérard Darmon en champion de la mauvaise foi. 

Quand Bernard (Gérard Darmon) voit un homme du même âge que sa femme Juliette dans son salon, il pense que c’est son amant. C’est dans l’ordre des choses vue la différence d’âge qu’il a avec elle. Mais Thomas est le fils de Bernard…qui ne peut pas avoir d’enfant. Mais Thomas a des preuves…Bernard va devoir s’expliquer surtout auprès de son épouse qui désire ardemment un enfant.

Si la pièce est un peu convenue au début, la machine s’emballe assez vite dès que Gérard Darmon entre en scène et que père et fils font connaissance. Pas évident d’accueillir un fils de 38 ans (très bon Vincent Desagnat), qui a décidé d’être cash avec son père.
Marc Fayet a concocté rebondissements et répliques aiguisées en bon auteur qu’il est. La mise en scène dynamique de Richard Berry et le décor de maison idéale, mettent les spectateurs dans l’ambiance « famille-je vous hais », de la pièce.