En passant

Ah la prose du monde du luxe, tout un poème. Pour en avoir une démonstration, il suffit de lire un must, le texte de la présentation  sur le site du Printemps, de cet incontournable de nos pique-niques estivaux,  j’ai nommé Mood. L’oeuf de chez Christofle abrite je vous le donne en mille, Camille, (Emile c’est trop bas de gamme), des couverts . C’est d’un chic, surtout, dans sa version or rose et… nomade. Manquerait plus qu’il reste à la maison…

Oui l’ultra chic, c’est de se déplacer avec son sac à pique-nique en or mais qui plus est, n’abrite ni les assiettes ni les verres. Il ne manque plus que la mallette Hermès pour la porcelaine et les flûtes.Faut un sherpa pour porter le tout mais sinon c’est ultra classe. Surtout comme le dit le texte « posé sur un coin de nappe à carreaux ». Restons simple. Et encore on n’a pas la bouffe. Pardon, les mets délicats que nos papilles ébaubies apprécieront. 
Revenons à nos oeufs en or: la nouveauté de l’année, les sangles pour le rendre nomade. C’est beau nomade, c’est plus chic que portable. C’est ça la nuance chic, prendre des mots que le commun des mortels n’emploie que rarement un jour improbable: épicurien, hédoniste, bucolique, dinette… et aussi puiser à foison dans le superlatif: unique, festin, somptueux, fascinant, précieux…

« Déjà ultra-désirable, l’œuf Mood se décline aussi cette saison en version Nomade. Grâce à des anses en cuir aux finitions parfaitement maîtrisées, (manquerait plus que ce soit de l’à peu près) cet objet de métal précieux accompagne nos sorties estivales préférées. Il trouve sa place partout, au cœur d’une belle tablée, ou plus simplement dans l’herbe, sur un coin de nappe à carreaux à l’ombre d’une pinède ensoleillée. (Exit la Normandie, misons plutôt sur la Riviera) Il suffit de soulever le chapeau d’acier de cet objet fascinant pour se laisser surprendre : un service complet de couverts pour 6 personnes pointe le bout de son nez. (What a surprise!) L’accessoire idéal pour partager en famille la récompense de fin de semaine, le pique-nique convivial à la française. Le bout du monde n’est finalement pas si loin…

Trop smart…heureusement qu’ils ont inventé un truc pour le transporter hors de la demeure et lui fait prendre l’air parce que sinon je ne sais pas comment on aurait fait. Manquerait plus qu’on le colle dans un sac ikéa pour le transporter. Là pour le coup ce serait osé! Cet objet garni de lanières, est indispensable. On dirait qu’on se déplace avec son ballon de rugby perso mais non c’est juste couteaux et fourchettes.

BRANCHÉ ET CHIC L’ŒUF À BRIDES, RECONNAISSABLE PAR SA SILHOUETTE OVOÏDE, VOUS SUIT DÉSORMAIS PARTOUT.

Je vous l’ai dit: on dit brides pas sangles ou lanières. Et en plus l’oeuf qui par définition est ovoïde… nous suit partout. Au bureau, en voyage, dans le métro, hop là j’emporte mon oeuf, on ne sait jamais si j’avais une petite faim…car personnellement je ne mange, que dis-je, je ne déguste, qu’avec des couverts.

L’accessoire idéal pour partager en famille la récompense de fin de semaine, le pique-nique convivial à la française.
Idéal, mais comment allons nous faire nous les pauvres, sans cet oeuf indispensable pour éclairer nos congés de fin de semaine et passer un week-end avec les mioches et les potes en buvant des coups et en se goinfrant de chips sur le bord de l’autoroute? Je m’interroge.

1500€ avec la bride, quand même en métal argenté ou or rose. Mais pour les puristes de la simplicité et de la préciosité, il existe la version or 24 carats 11500€  et là faut pas se le faire chourer en forêt de Fontainebleau.
Promo: si vous achetez sur le site pour 4000€ dans la nouvelle collection, on vous donne la bride… trop cool. Merci Christofle et merci à l’auteur de la prose du Printemps (A mon avis, ils sont plusieurs).

 

 

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En passant

Si vous voulez aider le festival pluridisciplinaire TRANSFORMES, qui se  tiendra à la Villette les 8 et 9 septembre 2018 pendant 24h non stop,  cliquez sur Helloasso.
Il manque quelques sous sonnant et trébuchant pour boucler le budget de ce festival 
dédié à l’émergence artistique.  Alors si vous vous sentez producteur voire mécène ou simplement donateur, cliquez!

En tant que spectateur vous aurez le choix entre le théâtre, la danse, la musique, des performances, des ateliers, des conférences, des débats… alors je remets le lien :
https://www.helloasso.com/associations/equip-arts/collectes/transformes-scenoscope-12

 

 

En passant

Charal a réuni hier les journalistes gourmands pour son barbecue d’été. Goûtu et sympathique mais que de queue, que de queue.

Nous étions conviés sur une barge située port Conférence.  Où? En fait c’est l’Alma. Je vous rassure personne ne connait, pas même les taxis si j’en crois une copine dont le taxi s’est promené jusqu’à la maison de la Radio… Bref, sur le roof top après avoir coiffé un chapeau de paille entouré d’un galon à tâches de vache siglé Charal (dommage, j’adore les vaches mais moins les marques),  je commence par un cocktail Spiderman (vodka piment sureau) plutôt que Jedi (gin, citron kiwi), histoire de se mettre en forme. Enfin je fais la queue pour le cocktail. Pendant que quelques uns jouent à la pétanque (et oui), les autres patientent. 

3 planchas pro sont installées: l’une pour les brochettes marinées succulentes, l’autre pour la grillade épaisse et la troisième pour les mini-burgers. Une table est dédiée aux accompagnements: salades et pommes au four.  Si vous voulez goûter de tout, prenez votre mal en patience. 

Dans ce type de lieu il faut s’organiser en équipe et faire la queue à plusieurs pour glaner de quoi sustenter le groupe. Si vous êtes seul, vous êtes mort. Adieu veau, vache, boeuf en tous genres. Surtout qu’aux burgers, le charmant mais bavard serveur fait choisir, le type de pain et de garnitures (sauce, oignons frits, salade…), ce qui évidemment ralentit la progression.

Et il faut compter aussi avec les resquilleurs, les mal-élevés qui, mine de rien (c’est trop drôle parce qu’on les voit très bien) passent devant vous. Et en plus, une fois servis, ils reviennent et repassent devant vous, sans vergogne. Hallucinant. Ce sont des vieux de la vieille, des à la retraite, qui profitent d’être toujours invités pour se restaurer (et picoler) à l’oeil. Ils profitent aussi de ce que les collègues soient bien élevés et ne leur marchent pas sur les pieds. Quoique je leur aurais bien planté la brochette en bois style banderille…

J’ai devisé avec quelques personnes charmantes. La queue ça rapproche. Ma copine a fini par arriver énervée d’avoir interviewée une youtubeuse  qui a sa question: quel est votre plat préféré, lui a répondu: » je ne comprends pas votre question. Ce à quoi ma copine a rétorqué: « je vous demande votre plat préféré, qu’est-ce que vous ne comprenez pas là-dedans ? … »

Les burgers avaient du goût tout comme les brochettes et la viande était fondante mais il fallait les mériter. En même temps, vous me direz, on n’avait que ça à faire…

 

En passant

Vous êtes du genre, « c’est moi qui l’ai fait avec mes petites mains », à réaliser robes et tops, à tricoter la layette et les chaussettes, à coudre coussins et rideaux, Mondial Tissus est pour vous! Editeur et distributeur de tissus, la marque inaugurait sa boutique éphémère à Paris les 11 et 12 juin. et lançait sa propre marque: La Fabrique.
L’occasion pour les clientes et les clients, mais si, il y en a, de participer aux ateliers, de découvrir les tissus (y compris des bios) et de se fournir en boutons, patrons (il y en a même pour ces messieurs) et autres aiguilles à la mercerie.

IMG_2061Pour éveiller  les envies de redécorer sa maison, plusieurs ambiances étaient imaginées par couleur, de la chambre au salon, du bureau d’ado aux transats rééquipés par les multiples tissus à disposition.

IMG_2060Pendant la visite du lieu, j’ai découvert une machine qui va équiper les boutiques et faciliter la vie des couturières: la projection laser de patron sur le tissu. Plus besoin de papier, on programme la machine avec le bon patron et hop, vous n’avez plus qu’à prendre une craie et suivre la lumière.

IMG_2062Il y avait aussi les machines à coudre pour se lancer et une mercerie bien fournie pour donner des idées à sa créativité. Vous pouvez même vous lancer dans la confection de vos serviettes de bain!  Et si vous avez la fibre artistique, vous pouvez imaginer le futur imprimé mode de la collection automne-hiver 2018 avec le concours Dessine-moi un tissu.

IMG_2063Si vous avez des velléités de vous lancer dans la couture, le site Mondial Tissus, vous tend les bras avec ses tutos et ses inspirations. Et si vous préférez choisir les tissus et faire réaliser par Mondial Tissus, c’est possible aussi.
Pas de magasin à Paris mais vous en trouverez en banlieue et en province.

En passant

Si juin signifie la fin de saison pour le théâtre parisien, il reste des pièces à découvrir et même quelques unes qui démarrent pour divertir les spectateurs de l’été. Petit tour par le quartier Montparnasse.

La comédienne Judith Magre, (91 ans) incarne « Une actrice » de Philippe Minyana dans la petite salle du théâtre de Poche. La pièce se déroule en deux temps. Nous assistons à un monologue  puis un journaliste (Thierry Harcourt, le metteur en scène ou Christian Barbier) qui aimerait écrire un livre sur elle, l’interroge sur sa vie. Lui parle du passé, elle, ne pense qu’au présent.

Au gré des questions, sont évoqués les artistes que l’actrice a fréquentés au fil de sa carrière et de sa vie. C’est une pièce au charme nostalgique et à la gloire d’une femme qui a dédié sa vie à la scène et à l’amour.
J’avais vu Judith Magre il y a bien longtemps dans la pièce Inventaires du même auteur. Droite comme in I, elle possède toujours la même verve et un phrasé qui n’appartient qu’à elle.
Quand je l’avais interviewée il y a quelques années, elle m’avait dit préférer jouer que rester chez elle! Elle n’a pas changé d’avis.
jusqu’au 15 juillet.

Au Rive Gauche, Corinne Touzet Voyage en Ascenseur en compagnie de Jean-Erns Marie-Louise. A la veille du pont de l’Ascension, Juliette, bourgeoise d’âge mur, se trouve coincée dans un ascenseur en compagnie de Moctawamba, homme de ménage africain.  Après l’affolement, la méfiance et la résignation, pour elle, viendra le temps de l’écoute et de la découverte pour les deux sinistrés qui ne peuvent compter que l’un sur l’autre.
La comédie de moeurs de Sophie Forte fondée sur le choc des cultures, confronte les deux personnages à leurs a priori et aux préjugés de chacun. Il en résultera pour l’un et l’autre, une meilleure connaissance d’eux-mêmes. Les répliques fusent, les spectateurs se régalent. Le huis-clos, pas toujours facile à mettre en scène (Anne Bourgeois), n’est pas étouffant pour le spectateur qui se met facilement à la place des deux protagonistes. Comme dans toutes les pièces de l’auteur, la profondeur est tout près de la comédie, une peu comme dans la vie. 

Au théâtre Montparnasse, Le Fil à la Patte, grand classique de Feydeau, revisité années 50, nous amuse. Quiproquos, général d’opérette, cavalcade, homme dans le placard et le fameux Bouzin (Marc Fayet) en caleçon sur le palier, rien ne manque à cette histoire de fiancé (Jean-Pierre Michaël) qui aimerait se débarrasser de Lucette, sa chanteuse de maîtresse avant son mariage. Mais comme un fait exprès à chaque fois qu’il veut rompre, il couche de nouveau avec elle… Et voilà que la belle-mère, très élégante Catherine Jacob, invite pour la signature du contrat de mariage, la chanteuse en vogue…Sauve qui peut pour le fiancé, confronté également à un général sud-américain haut en couleur (excellent Bernard Malaka), amoureux de la chanteuse et très remonté contre ses prétendants.

Même si on connait par coeur la pièce, elle est tellement efficace et réglée comme du papier à musique qu’on se régale quand même.
La mise en scène mise sur la vidéo pour créer le fameux escalier de l’immeuble emprunté par la noce et où se pauvre Bouzin va se retrouver, piégé. L’effet est assez réussi. La pièce demande énergie et rythme, ce qui ne manque pas à la troupe, même si j’ai trouvé qu’un grain de folie serait le bienvenu pour emporter le tout!
Mercredi et samedi soir surtitré en anglais

En passant

Dans la série des terrasses, j’ai expérimenté le nouveau lieu Big Mamma : La Felicità dans le 13e, plus grand restaurant d’Europe. Ce n’est pas un mais plusieurs restaurants sur 4500 m² dans une ancienne halle de la gare d’Austerlitz, rebaptisée station F. C’était l’inauguration et il y avait le banc et l’arrière banc, et même des clients! Fidèles au concept, les produits sont tops. En revanche sur l’organisation, ça risque d’être complexe.

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A la descente du métro Chevaleret, je repère déjà la journaliste en service. Ca se voit. Elle a les pompes un peu trop décalées, et l’air un peu inquiet de n’avoir jamais mis les pieds dans le 13e. « Que fais-je ici? C’est encore Paris?  Je la suis, sûre d’arriver au bon endroit. Bingo! Elle retrouve des copines du même tonneau.
IMG_2038La terrasse de 1000 m² accueille tablées, parasols et guéridons ainsi que d’un côté la grillade et de l’autre, le four à pizza.
P1020840P1020843Dans la halle immense où au fond se trouvent les incubateurs des start-up de Xavier Niel (également l’un des financiers  de Big Mamma) se trouvent disséminés, le bar et son fameux mur de bouteilles, la boulangerie, le côté burger, les pâtes et risotto, la caffeteria avec son comptoir des desserts…genre food trucks.

P1020850Et entre ces spots,  et les grandes tables, deux wagons qui accueilleront plus tard des restaurants. La hauteur et l’immensité sont impressionnantes ce qui n’empêche pas la convivialité due à un décor assez sympathique fait de bric et de broc. La vaisselle est fleurie et colorée et comme il se doit italienne.

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J’avais la chance d’accompagner une copine transalpine qui m’a emmenée droit sur les focaccia jambon de parme et multiples burrata délicieuses, accompagnées de spritz puis nous avons opté pour la grillade  à l’extérieur. Ribs de porc, boeuf, que nous avons dégustés avec une pomme de terre crémeuse.

P1020847Attablés près d’un charmant jeune couple, Camille et Baptiste, qui nous a fait de la place, nous avons devisé très agréablement. C’étaient des clients des restos Big Mamma qui aiment les endroits quand ils y trouvent de la place et que la queue est raisonnable…

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Salut à eux, ce fut un des charmes de la soirée. Aimables, gentils et pas péteux pour un sou… ce qui n’était pas le cas de tout le monde dans cette inauguration vu les greluches à talons qui se bousculaient au centimètre carré.

P1020852Au fur et à mesure de la nuit, entre la musique et le monde, la halle était vraiment très bruyante alors après avoir dégusté charcuterie avec parmesan plus vin rouge et risotto, nous sommes montées sur la mezzanine pour goûter les desserts: tiramisu et fraises avec crème.

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le lieu vu de la mezzanine

L’endroit surplombe le lieu et ressemble à un style bibliothèque de fac avec grandes tables et mur de livres. Le concert se passant juste en bas, il m’a pris des envies de danser!

P1020856Bien que ma copine ait resquillé gentiment grâce à sa tchache italienne et aux serveurs serviables,  nous avons zappé les pizzas (qui avaient l’air copieux chez les voisins) et les burgers. Nous avons quitté le lieu festif à la nuit tombante en ayant passé une bonne soirée.

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le bracelet pour l’entrée magique

Après je me demande quand même comment fait-on pour qu’une table de 4 et plus si affinités dont les convives n’ont pas pas envie des mêmes plats, se retrouvent à la même table en même temps. Vu les commentaires sur facebook, il va falloir ajuster le concept. Il y aurait une appli qui permet de commander mais qui manifestement laisse un peu à désirer. Un conseil: venez tôt.

Bon vue l’ampleur du lieu, normal qu’il y ait un temps d’adaptation. Et je ne vais pas faire comme les esprits chagrins qui trouvent que toute cette rapide réussite de deux trentenaires cache quelque chose… Et s’ils avaient simplement bien étudié leur affaire, travaillé dessus et que tout cela ait payé? Que je sache on n’oblige pas les gens à aller dans les restos? Quand on voit le nombre de lieux chers, moyens et qui sont encensés  sans le mériter, franchement autant apprécier les choses appréciables!

photos Véronique Guichard Parisienne à Paris

 

En passant

Comment faire une terrasse avec 3 bouts de cordage, des containers, des palettes et des madriers? Direction le Palazzo devant le Palais monumental de la Porte Dorée. C’est éphémère et basique et pourtant ça cartonne. Jusqu’au 7 octobre.

Les verres en plastique sont consignés 1€ et des cocktails sont servis comme les bouquets de fleurs dans une bourse plastique avec paille.
En plus du bar à spritz, des Dj’s, ateliers et autre animations sont organisées. Il y aura même un bal organisé le 13 juillet à partir de 19h.
C’est un peu comme à la Javelle dans le 15e.

A n’importe quelle date, on  trouverait ça moche et même un peu foutage de gueule mais en été on a tellement envie d’être dehors qu’on est prêt à tout pour se prélasser sur une chaise longue même branlante au soleil!