Comment se distraire au théâtre à Paris: suivez le guide

 Deux spectacles à retenir en ce début de saison théâtrale parisienne un peu mi-chèvre, mi-chou:

photo affiche diplomatieDiplomatie
au Théâtre de la Madeleine avec André Dussolier et Niels Arestrup.Le rideau se lève sur la suite du colonel allemand à l’hôtel Meurice et sa vue sur tout Paris. (décor réaliste tout autant que la bande-son). Nous sommes plongés dans l’atmosphère de l’époque. Les troupes du général Leclec sont aux portes de  Paris. Le consul vient plaider la cause de la capitale. le gouverneur a reçu l’ordre de détruire Paris et ses monuments.
 
photo de diplomatieNous assistons à une bataille verbale et théâtrale entreVon Choltitz, gouverneur de Paris, le soldat et Nordling, consul de Suède, le diplomate. Deux personnalités opposées tout comme les deux comédiens talentueux. On se régale tout autant à observer comment Nordling va convaincre Von Choltitz qu’à assister à la joute de deux acteurs au sommet de leur art. Dussolier séduit par sa finesse et ses nuances, voire son humour. Arestrup impose son physique écrasant et son tourment intérieur. Cette pièce est un spectacle et non un documentaire. A la sortie, on regarde la place de la Concorde  toute proche, mille fois vue, d’un oeil nouveau.
 

photo affiche pièce la vérité

La Vérité au théâtre Montparnasse. Florian Zeller a écrit ce vaudeville moderne pour Pierre Arditi qui s’y ébroue comme un poisson dans l’eau (si je puis dire..) « Comment va ton mari? » demande Michel, homme pressé à une dame dans un lit alors qu’il se rhabille. La dame est sa maitresse et, accessoirement, la femme de son meilleur ami. La dame a des états d’âme, elle veut dire la vérité à son époux au grand dam de son amant. Michel va s’enferrer dans des mensonges de plus en plus compliqués. Mais à menteur, menteur et demi. Qui de Michel et de son épouse, d’Alice et de son mari, dit la vérité? Pas forcément celui qu’on croit. Rebondissements, duperies, mensonges et vérités travesties s’enchainent et entrainent Pierre Arditi dans un tourbillon qui va faire vaciller sa pilosophie de ne jamais dire la vérité. Surtout quand c’est lui qui devient la cible des menteurs. On rit aux répliques  et aux situations dignes de Feydeau et Guitry réunis. Si Pierre Arditi est la vedette incontestée de la pièce, Fanny Cottençon, Christiane Millet et Patrice Kerbrat, également metteur en scène, ne sont pas en reste.

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