L’amour, la mort, les fringues: des histoires de femmes

afficheQuand une fille rencontre une autre fille, de quoi parlent-elles ? De fringues ! Des bouts de tissus qui sont aussi des bouts de vie, d’émotions, une part des autres et de nous-mêmes.

Le spectacle, « l’amour, la mort, les fringues », met en scène 5 femmes

Deux plus âgées, deux jeunettes, et une, proche de la quarantaine. Sur scène, elles sont face public sur des marches inconfortables, toutes en noir et talons hauts. Dans un coin, un portant avec des robes, en fond scène, une toile peinte imagine un dressing coloré, un chevalet supporte de touchants dessins représentants des personnages féminins, vêtus de tenues, symboles des époques, des caractères, de la vie passée d’une des protagonistes.

Les époques passent, les tenues aussi

Gigi fait revivre à travers ses choix de tenues les années partagées avec sa sœur, ses mariages, sa condition de divorcée la plus jeune de France, à 20 ans. La robe qui a vu son premier rendez-vous, sa première paire de collants, synonyme de son statut de femme et plus de petite fille,…défilent et sa vie avec. Elles vont tour à tour raconter leur vie mais aussi les nôtres en évoquant, ces vêtements qui se passent de l’aînée à la dernière, frustrant celle-ci, la robe achetée pour consoler de la perte d’une maman, cette étole portée qu’une fois par une mère mais qui la symbolise tellement.

Elles parlent, les tenues aussi

Elles parlent des fameux placards, des sacs, (on croirait le mien), de la salopette de ski aux toilettes en altitude (moment hilarant), de l’impitoyable cabine d’essayage, des bijoux, des bottes, des talons, du soutien-gorge, de la robe en papier, et même de Madonna, symbole de la liberté de la femme.

Elles parlent des femmes, des mères, des hommes, des enfants, de la mort, de ce qui n’est plus, du temps qui passe, de ces mots qu’on ne dit plus, comme stopper, repriser, parce qu’ils sont désormais d’un autre temps.

Mi-lecture, mi-pièce

Danièle Thomson a adapté et mis en scène, ce spectacle, mi-lecture, mi-pièce. Il repose sur la qualité d’interprétation des comédiennes. Il faut beaucoup de technique et de savoir-transmettre pour donner vie à un texte, en étant assises en jupe sur un siège improbable. La distribution change tous les mois.

Pour février, Miou-Miou, toute en retenue, Sylvie Testud, énergique, Ariane Ascaride, Pascale Arbillot, touchante, vivante et drôle, et Géraldine Nakache, moyennement à l’aise, apportaient du charme, de la vérité et de la fantaisie à leurs personnages. Une certaine nostalgie aussi.

Si les femmes se retrouvent aisément, les hommes, nombreux dans la salle, ne se sentent pas dépaysés quand ils entendent, « je n’ai plus rien à me mettre. » C’est léger et juste. C’est vrai, c’est nous.

Du 11 janvier 2011 au 30 juin 2011 du mardi au samedi 21h, matinée samedi 16h Du 12 avril au 1er Mai, représentation supplémentaire les dimanches à 17h Distribution du 08/03/2011 au 02/04/2011 : Sylvie Vartan, Mathilde Seigner, Tonie Marshall, Chloé Lambert, Marie Denarnaud Relâche du 5 au 9 avril 2011 Distribution du 12/04/2011 au 01/05/2011 : Marie-Christine Barrault, Evelyne Bouix, Aure Atika, Noémie Lvovsky, Marilou Berry

Théâtre Marigny Carré Marigny 75008 paris 01 53 96 70 30 Réservations : 0 892 222 333

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