Vive les actrices sur scène: Cristiana Reali et Elsa Zylberstein

La Rose Tatouée de Tenessee Williams au théâtre de l’Atelier et Les Derniers jours de Stefan Zweig de Laurent Seksik au Théâtre Antoine mettent en valeur deux belles actrices dans des personnages très différents, Cristiana Reali et Elsa Zylberstein. Elles jouent de toutes les facettes de leur talent respectif.

Côté Rose, Cristiana, la belle Serafina, est une femme au coeur et au tempérament italiens, immigrée dans le sud des Etats-Unis. Sur le plateau des maisons modestes mais chaleureuses comme les voisines, des mamas, l’aïeule, Monique Chaumette, grand-mère de toute la communauté ou le curé, pasteur du troupeau. Chacun veille mais aussi surveille chacun. Ca crie, ça se chamaille, ça parle au fort, franc et haut. C’est la vie qui s’exprime. Comme dit le metteur en scène benoît Lavigne ‘c’est un peu foutraque ».
Serafina, perd son bien-aimé mari et sensuel amant, conducteur d’un 10 tonnes. Elle le croyait fidèle et se renferme dans sa dévotion à cet homme volage en voulant entrainer sa fille dans sa réclusion. Heureusement, la découverte de la vérité et l’arrivée d’un homme, un vrai, va remettre Sérafina sur le chemin de la vie.

Cristiana Réali a la verve, l’émotion et la beauté d’une femme amoureuse. Si, au début, la pièce peine à démarrer, tout s’accélère avec l’arrivée du marin amoureux de la fille de Sérafina et surtout à l’entrée de Alvaro, Rasha Bukvic, d’un naturel confondant.
Cette pièce est un hymne à la vie et à la confiance que tout peut arriver si on tend la main et on ouvre son coeur.

Au théâtre Antoine, on rit moins. Mais la vie est aussi très présente même si l’on sait que cela se terminera par le suicide de Stefan Zzeig. Elsa Zylberstein incarne la seconde épouse de Zweig, jeune et enthousiaste. La comédienne apporte la fraîcheur de la jeunesse, l’insouciance de l’avenir, l’espoir du lendemain. Comme ses tenues, elle passe du rire aux larmes, de la joie à la colère, des robes rouges éclatantes aux tenues sombres, de l’amour à la révolte.

Le personnage essaie de sortir de son désespoir l’auteur errant mais c’est malheureusement trop tard. Touché au coeur, il ne croit plus à la victoire de l’humanité ni à celle du bien sur le mal.

Un plateau presque vide renforce certainement l’errance du personnage, mais ne réchauffe pas l’atmosphère ni l’humanité du héros. Patrick Timsit , comédien expansif naturellement, apparait ficelé dans une intériorité qu’il ne maitrise pas. La pièce est plutôt verbeuse mais heureusement Elsa est là.

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