L’Affrontement au théâtre Rive Gauche: l’église en question

vz-BFEC25AE-F59B-4BBD-B538-3DB0E5EC7F25Au temps où le mariage pour tous fait marcher les « pour » et les « contre », au temps où certaines paroisses ne veulent plus que les petites filles servent la messe et que d’autres refusent que les femmes donnent la Communion, L’affrontement de Bill C. Davis écrite il y a plus de 20 ans, est bien d’actualité. Et pour ceux que toutes ces questions n’intéressent pas, ils passeront une bonne soirée en compagnie d’excellents comédiens.

Stéphanie Jarre a tiré partie de la scène un peu biscornue du théâtre. Au centre, un autel qui se transformera en bureau entouré de vitraux et à cour une chaire. Nous voilà à l’église. L’encens, les bougies et la musique peaufinent pour les spectateurs l’ambiance qui les transforme en fidèles du père Farley (Francis Huster). La vie s’écoule tranquillement dans la paroisse du père irlandais. Il noie sa solitude dans l’alcool et apprécie les cadeaux de ses ouailles qu’ils considèrent comme sa famille. Un jeune séminariste (Davy Sardou), sincère et plein des illusions de la jeunesse, va débarquer dans sa vie et sa paroisse, comme un chien fou dans un jeu de quilles.

D’abord choqué par ses prises de position sur le mariage des prêtres, la place des femmes dans l’Eglise et l’homosexualité, il se prend d’affection pour le jeune homme admirant sa liberté, sa générosité envers les hommes et son enthousiasme débordant.

La pièce ne parle pas que de l’affrontement entre deux générations de prêtres, mais aussi de la foi et de la façon de la transmettre et du sacerdoce et de la façon de l’exercer. C’est aussi un superbe duo d’acteurs. Dominique et Jean Piat ont dans leur nouvelle adaptation, ciselé des répliques qu’envoient avec jubilation les comédiens et que reçoivent avec bonheur les spectateurs qui rient beaucoup.

Si j’osais, je dirais même presque trop. Mais il serait bêta d’aller chercher la petite bête à cet affrontement que met en scène Steve Suissa avec finesse  et rythme. Le spectacle est servi par deux comédiens qui se donnent la réplique avec plaisir. Francis Huster dans son habit de curé installé et découragé, prêche comme personne, bousculé par Davy Sardou, décidément toujours juste dans tous les personnages qu’il incarne. Enthousiaste, blagueur, en colère ou émouvant, rien ne sonne faux dans sa prestation.

Des rires, de l’émotion et de la réflexion, voilà de quoi contenter tous les paroissiens quelque soit la paroisse!

jusqu’au 2 juin 2013 du mardi au samedi à 19h, et matinées le dimanche à 17h30. Et à partir du 4 juin 2013 du mardi au samedi à 21h, et en matinée le dimanche à 17h30.

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