Non à l’argent: oui, allez-y

Que feriez-vous si votre conjoint, votre associé ou votre fils, vous annonçait, radieux, avoir gagné au loto 160 millions d’euros et les avoir, comme il se doit,…refusés!
Je suis sûre qu’il y aurait comme un blanc…avant un grand chambardement. C’est ce qui arrive au théâtre des Variétés dans la pièce « Non à l’argent » de Flavia Coste. Une pièce distrayante bien qu’un peu redondante, que l’humour noir vient dynamiter dans un final explosif et hilarant.

Richard, architecte aux idées foisonnantes mais pas très réalistes, convie à dîner en compagnie de sa femme (Julie de Bona), son associé et meilleur ami (Philippe Lelièvre) ainsi que sa mère Rose (l’excellente Claire Nadeau). Il a une grande nouvelle à leur annoncer: il a gagné le gros lot mais étant heureux comme ça, il a omis d’aller réclamer l’argent. Persuadé que ses proches vont approuver sa décision, il tombe de haut quand il réalise que même sa femme, pourtant prof de philo, ne comprend pas sa vision de l’argent. Lui il voit un scénario catastrophe où l’argent change les gens, en fait des fêtards invétérés,…les faisant se perdre alors qu’évidemment les autres ( spectateurs compris) voient très bien ce que cela apporterait dans leur vie.
La surprise passée, femme, mère et meilleur ami vont tenter de le faire changer d’avis. Mais que faire puisque la date est dépassée…

Forcément l’argument interpelle. Toute la première partie joue sur l’idée de départ. Qui n’a pas rêvé de gagner le gros lot et de transformer sa vie et surtout personne n’a jamais pensé refuser! L’auteur trouve des arguments pertinents pour légitimer sa position mais qui vont vite tourner en rond avant, heureusement un premier rebondissement (un peu attendu) qui va redonner le moral et l’espoir aux proches de Richard. 

Jusque là c’est une comédie sympathique avec des comédiens qui assurent, Claire Nadeau et Philippe Lelièvre en tête. Julie de Bona passe de l’épouse et mère aimante à la virago explosive, tandis que Pascal Légitimus remplit son rôle de Candide réalisant un peu tard que sa vision du monde est à côté de la plaque.

Le troisième acte change de registre, entraînant les comédiens et les spectateurs dans un humour noir grinçant et complètement délirant où chacun va faire appel à ses instincts primaires pour arriver au but!  Qui a dit que l’argent changeait les gens? Une soirée très sympathique qui fait parler à la sortie: et toi tu ferais quoi si ton mari refusait le pactole? De quoi animer le dîner d’après spectacle!  

(Une question: Mais pourquoi avoir fait un second étage qui ne sert strictement à rien?)

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