Deux comédies: un classique, une contemporaine, deux réussites!

La semaine a été bonne et drôle avec deux spectacles de qualité au rythme soutenu! Allez hop, en scène!
Si vous aimez les classiques, Les Jumeaux Vénitiens de Goldoni au théâtre Hébertot, est un régal. La troupe dynamique est emmenée par l’excellent Maxime d’Aboville dans « les rôles-titre ».
Les amateurs de comédie de moeurs se régalent avec Comme à la Maison, à la salle Réjane du Théâtre de Parisoù la réunion de famille tourne au pugilat. Annie Grégorio est une mère comme on n’en voudrait pas. Son brio et sa verve, embarquent tout!

Au théâtre Hébertot, le théâtre de Goldoni, maître du théâtre moderne italien, ravit par sa vivacité.  Zanetto et Tonino sont deux frères jumeaux élevés dans deux villes différentes. L’un, le plus bêta, arrive à Vérone pour se marier. L’autre, droit, courageux et valeureux, vient retrouver son amante arrivée en avance et confiée à l’un de ses amis. Leur ressemblance frappante et leur comportement très opposé va bien sûr donner matière à quiproquos.

On suit avec plaisir leurs tribulations agrémentées de duels à l’épée, de tête-à-tête galant sur fond de bijoux dérobés et de père intéressé. Les rebondissements au sens propre et au figuré ne manquent pas et la comédie tourne à la tragi-comédie.
La mise en scène de Jean-Louis Benoît est aussi enlevée que la musique qui accompagne la pièce. L’habile décor de Jean Haas nous transporte au milieu des maisons au crépi rosé.
Maxime d’Aboville (Molière du meilleur comédien pour l’extraordinaire The Servant) se régale à incarner le frère benêt et à changer de rôle comme de chemise. Olivier Sitruk, méconnaissable en ami hypocrite transi d’amour est glaçant à souhait. Toute la troupe est à l’unisson (à l’exception d’un comédien qui crie tout au long sans beaucoup de nuances).
C’est un chouette spectacle élégant et généreux à voir en famille.
PS: quelques expressions de notre temps ont été glissés par-ci par là. Ce n’était pas forcément indispensable de moderniser le langage de l’époque.

Dans la petite salle du théâtre de Paris, Comme à la maison, de Bénédicte Fossey et Eric Romand, porte bien son titre. Nous sommes le premier janvier et  Suzanne, comme tous les ans, reçoit son fils, sa belle-fille et sa fille. Son petit dernier, son préféré, est au Canada.

Suzanne est une femme forte qui s’occupe de son mari, René, malade et de sa soeur, en fauteuil roulant. Suzanne n’a rien de la mère poule démonstrative. Elle a toujours une vacherie à lancer surtout à sa belle-fille mais personne n’y échappe! Ca balance à boulets rouges dès la première réplique. Il faut un sacré métier pour tenir le rythme imposé par les dialogues et la mise en scène de Pierre Cassignard.
Si Annie Grégorio emporte la palme du tac au tac, ses partenaires sont à la hauteur avec pour chacun une jolie partition à jouer dans la sensibilité. Il n’y a pas que des rires et des portes qui claquent mais aussi un secret de famille qui va se révéler.
Photos Comme à la maison copyright Céline Nieszawer 

La réunion de famille où les participants règlent leurs comptes n’est pas un sujet très orignal mais l’écriture est soutenue et chacun pourra reconnaître une situation ou une personne de sa connaissance…
Allez-y en famille, histoire de constater que c’est pire chez les autres!

PS: Avant les spectacles, il y a une annonce demandant aux spectateurs de fermer totalement les téléphones portables, est-ce qu’on pourrait ajouter que les spectateurs la ferment aussi totalement? Merci.

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