Comédies musicales: Grease, ten points, Jesus, five points

2 Comédies Musicales à l’essai:
Grease, est un spectacle délicieux où la jeunesse, la fraîcheur et l’insouciance éclatent. C’est léger, gai et souriant.
Jésus, est un spectacle lent et même un peu lénifiant. Le troisième opus de la trilogie biblique de Pascal Obispo, n’est ni extraordinaire  ni mauvais, c’est plat.

Photos Grease Alessandro Pinna

J’aime les comédies musicales, les vraies, les américaines, où tout est bluffant, de la danse au chant, des claquettes au ballet, de la mise en scène tirée au cordeau aux costumes impeccables. Stage Entertainment à Mogador, apporte toujours beaucoup de soin à ses productions. C’est le cas encore une fois avec Grease: décor, chanteurs, comédiens et musique live au top. La soirée est fraîche et jeune. Ca pétille sans se prendre la tête!

Quand le vinyle où est dessiné le profil des héros bouche à bouche (ou nez à nez) s’ouvre, c’est pour découvrir les musiciens installés en hauteur sur scène en haut d’un grand escalier.
Danny et Sandy qui sont tombés amoureux pendant les vacances d’été se séparent sans savoir qu’ils vont côtoyer la même école à la rentrée. L »année scolaire commence et nous voilà revenus au lycée version fifties, avec d’un côté les filles en jupette et choucroute, les Pink Ladies qui accueillent plus ou moins bien, la candide Sandy. De l’autre, les garçons en perfecto et banane brillantinée avec à leur tête, Danny Zuko qui roule des mécaniques. Surpris de revoir Sandy, il l’ignore, plus soucieux de briller devant ses potes et de se battre contre les Scorpions.
« Suis moi, je te fuis, fuis moi, je te suis », résume la suite des pérégrinations des héros et de leurs amis avec chansons, changements de décors astucieux, danses d’ensembles, courses de voiture et numéros hilarants de Miss Lynch, (Céline Groussard), la principale qui forme un duo épatant avec Eugène, (Alexandre Faitrouni), lycéen tête-de turc. Toute la troupe est impeccable.
Ca saute, ça court, ça chante. L’ensemble est fluide et souriant. On sort tout guilleret avec dans la tête « You’re The one that I want », hou, hou, hou… et en se disant que la jeunesse c’est quand même drôlement bien!

Je ne suis pas très fan des shows français qui souvent manque de caractère et d’ambition. J’ai bien aimé en leur temps Le Roi Soleil et Les 10 commandements où les chansons se retenaient et où l’émotion pointait.

 Jésus, manque d’audace et d’airs qui vous emportent à part La Bonne Nouvelle…et la mise en scène de Christophe Barratier est sans relief malgré quelques trouvailles.
Il y a peu de numéros d’ensemble et les enchaînements sont d’une lenteur… Moi qui comptait sur un compositeur pour donner de la couleur, et bien c’est raté. Rien ne dépasse malgré un beau décor et des éclairages travaillés.

L’histoire est connue et on ne va pas la changer. La surprise ne peut venir que de l’emballage et du parti pris. Le spectacle se tient mais j’aurais aimé de l’audace et de la force.
Jésus manque de charisme malgré la poursuite fixée en permanence sur lui pour qu’il irradie de lumière. C’est Pilate que l’on regarde avec sa voix de Sardou jeune (comme m’a soufflé Nicole, la journaliste que j’accompagnais), c’est quand même le comble. Marie, incarnée par Anne Sila ne démérite pas tout comme Marie-Madeleine, Crys Nammour.
Il y a des idées originales comme le tableau des 40 jours dans le désert avec les tentations du diable ou la montée du Golgotha ou plutôt la remontée de la travée centrale du Palais des Sports par le Christ portant la croix entouré des romains et des spectateurs. Il y a aussi quelques sourires avec les gardes du Caïphe un peu idiots.
Il ne faut pas rater la résurrection illustrée par un halo de lumière qu’a priori beaucoup de monde n’a pas remarqué…
J’espérais mieux mais peut-être trop. Si vous aimez les grands messes, Pascal Obispo et Anne Sila, vous y trouverez certainement votre bonheur.
PS: alors que je regardais en l’air, un point lumineux a attiré mon attention: le machiniste d’une des poursuites fumait tranquillement sa clope à 10 m de haut. Cool.

Ne manquez pas, amateurs de comédies musicales originales, classiques et historiques:
West Side Story à la Seine Musicale jusqu’au 12 novembre. je l’ai vu il y a quelques années au Châtelet et c’est magnifique.
Singin’in the Rain (tiré du film que j’adore) qui se redonne au Grand Palais du 28 novembre au 11 janvier. Un spectacle brillant pour les fêtes de fin d’année sous la verrière, bien que j’aie préféré 42 e Rue, représenté l’année dernière.

Une réponse à “Comédies musicales: Grease, ten points, Jesus, five points

  1. Bonjour appelez moi pour échanger. Bien à vous. Gad

    Envoyé depuis mon mobile Huawei

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s