Tant qu’il y a de l’amour: comédie débridée

Au théâtre de la Michodière, Tant qu’il y a de l’amour, est une comédie pure et très drôle menée tambour battant par des pros du genre: Marie-Anne Chazel (la femme), Patrick Chesnais (le mari) et Laurent Gamelon (l’amant). La mise en scène d’Anne Bourgeois est échevelée. C’est drôle, c’est drôle et c’est drôle!

affiche-tant-quil-y-a-de-lamourMarie et Jean forment un vieux couple des plus classiques. Marie s’ennuie et Jean batifole l’après-midi avec une jeune personne (Valérie Bègue, la maîtresse) et rentre le soir regarder la télé avec sa femme. Et ça, il aime bien. La fidélité pour lui, c’est le soir.

tant-quil-y-a-de-lamour02Marie, très au courant de la situation que Jean ne lui a jamais caché, prend donc un amant en la personne du pharmacien, veuf de son état. Quand il l’apprend, Jean est décontenancé. Tout marchait si bien… pas question pour lui de divorcer à la grande déception de sa maîtresse et de sa femme.  Marie a la solution simple et radicale: tuer son mari. Mais le lundi matin, le canard était toujours vivant… (ceux qui me comprennent ont plus de 40 ans…) Jean résiste.

tant-quil-y-a-de-lamour03Marie-Anne Chazel renoue avec les folles équipées du Splendid en épouse prête à tout pour dézinguer son mari et enfin pouvoir s’envoyer en l’air (si, si) avec son amant de pharmacien ailleurs que dans l’arrière-boutique. Patrick Chesnais est déchaîné. Il fait s’écrouler de rire la salle par ces mimiques et facéties outrées mais tellement drôles. On en oublierait ses rôles dramatiques. Laurent Gamelon entraîné par sa maîtresse à son corps consentant dans cette galère nous régale de ses hésitations envers son nouvel ami, le mari de sa maîtresse…
Valérie Bègue est jolie et charmante.
tant-quil-y-a-de-lamour08Bob Martet a écrit un bonne pièce qui ne serait pas la même sans des comédiens qui en font des tonnes à bon escient, cadrés par une mise en scène débridée. Le décor se transforme habilement en trois lieux différents.
Ca ne vole pas haut diront certains, mais c’est oublier que dans Feydeau, on parle de pot de chambre et autres mésaventures gastriques.
La fin est mémorable et j’ai cru revenir (presque) au final du Père Noël est une ordure tant tout s’emballe.

tant-quil-y-a-de-lamour09Ici point de message, pas plus que de crédibilité (quoique) ni de réflexion sous-jacente (quoique, la sexualité des séniors, ça existe), nous sommes venus rire, nous détendre, et nous amuser. Le contrat est largement rempli.

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