Comédies réussies: Le Crédit, La Dégustation et le fameux Canard à l’Orange

Une vraie bonne comédie est une denrée rare. Et bien j’en recommande trois! Et comme pour les Trois Mousquetaires, j’en donnerai 4!
Le Crédit à la Gaîté Montparnasse est une comédie « bancaire » très drôle qui voit s’affronter un banquier, Daniel Russo qui refuse un crédit à un client insistant, Didier Bénureau. Mais le client a des arguments…
La Dégustation , au théâtre de la Renaissance, est une comédie romantique, parfaite pour la Saint Valentin. Isabelle Carré et Didier Campan vont se donner une chance de tomber amoureux. On en sort avec le sourire et l’âme légère.
Le Canard à l’Orange au théâtre de la Michodière, est un classique de la comédie anglaise, incarnée avec talent par Jean Poiret et Michel Roux en leur temps. Nicolas Briançon reprend le flambeau avec brio de cette comédie hilarante et élégante toujours aussi efficace.
Et pour clore la liste, un classique: Le Malade Imaginaire joué et mis en scène par Daniel Auteuil, un grand enfant capricieux où sa fille Aurore joue l’impertinente et efficace Toinette. Un spectacle à la hauteur de ses ambitions.

Dans Le Crédit, Daniel Russo, sûr de son pouvoir, refuse la demande de crédit d’un client. Contre toute attente, le client refuse de partir. Au contraire, il le menace de séduire sa femme dès le seuil franchi et lui promet qu’il perdra tout . Le banquier est surpris, décontenancé, puis il prend peur. La différence de jeu entre les deux comédiens fait merveille. Daniel Russo n’a pas son pareil pour lancer des injures et des phrases définitives! Face à lui, le client incarné par Bénureau, tout en retenue semble frêle et falot. L’équilibre va s’inverser au plus grand plaisir des spectateurs. Une comédie originale pour se moquer de son banquier.

La Dégustation est une parfaite comédie romantique: drôle, émouvante, délicate. Jacques, Bernard Campan, est caviste. Bourru et alcoolique, il semble que la vie n’ait plus d’attrait pour lui. Une jeune femme, Isabelle Carré, un peu perdue, et un jeune cambrioleur qui met les pieds dans le plat vont l’aider à voir l’avenir autrement. Ivan Calbérac, auteur et metteur en scène, a écrit une pièce touchante et délicate, une feel-good play .Tous ses personnages sont un peu cabossés par la vie, du voisin libraire au médecin amateur de bonnes bouteilles. Ils vont s’entraider pour le meilleur. Les spectateurs sortent avec le sourire après avoir longtemps applaudi.

Dans le Canard à l’Orange, Nicolas Briançon incarne Hugh, un producteur télé volage qui apprend que sa femme le trompe. Chevaleresque, il lui propose que son amant passe le week-end chez eux pour parler des détails du divorce.

Le week-end va être chaud entre le canard qui ne cuit pas, la femme mal à l’aise, l’amant dépassé , la secrétaire top sexy ambitieuse et la cuisinière récalcitrante. Nicolas Briançon s’amuse dans rôle, jouant les répliques avec la vivacité et la légèreté du personnage.

François Vincentelli incarne un amant mi-belge-mi british naïf , Anne Charrier a la grâce, et Alice Dufour, le chien qu’il faut pour mener ces messieurs. On est ravi de retrouver Sophie Artur, revêche parfaite.

Les titres des pièces cette saison n’ont aucune poésie. L’avantage, ils vont droit au but. Le Lien, le crédit, la dégustation, ne font pas rêver mais ne mentent pas sur le contenu qui se cache derrière.

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