Archives de Catégorie: Spectacles parisiens ou d’ailleurs

sorties, musées, expos, spectacles…

En passant

Deux récits de vie dans deux pièces qui n’ont rien à voir entre elles mais ont tout de même un point commun: le retour dans le passé qui explique bien des actes présents. Dans Mémoires d’un Tricheur,  le seul roman … Lire la suite

En passant

Ah l’amour… que peut-on faire par amour? Imaginer les plus belles folies pour l’amour de sa femme comme dans En attendant Bojangles ou lancer un petit jeu pour maintenir le mystère entre époux, comme dans la pièce Deux mensonges et  une vérité. Deux … Lire la suite

En passant

Du 7 au 11 février le ballet Béjart Lausanne donne La Flûte Enchantée au Palais des Congrès. Une occasion d’admirer la troupe qui garde intact l’esprit de son créateur. La tournée internationale de la compagnie, le Béjart balet Lausanne, passe … Lire la suite

Slava’s snowshow: attention ça va souffler!

Dans la nouvelle salle de la place d’Italie, le 13e art, qui a remplacé l’ancienne salle de cinéma, a débuté mercredi 13 décembre le spectacle de clowns russes Slava’s snowshow. (jusqu’au 7 janvier) Le moins qu’on puisse dire c’est que cela décoiffe au propre comme au figuré! C’est beau, touchant et drôle et aussi complètement déjanté. Ils sont fous ces russes!

Le Slava’s snow show est impossible à raconter.
Entre en scène un personnage  au nez rouge, barboteuse jaune et pantoufles poilues rouges, Assisyai. Il tient une corde qu’il va se mettre autour du coup.  Puis il tire la corde et à l’autre bout arrive un autre personnage qui lui aussi a une corde autour du coup. Surréaliste.

Puis débarque une tribu bizarre vêtue de grands pardessus verts avec mitaines et nez rouges, coiffée de chapka aux oreillettes démesurées et très expressives… S’en suit des saynètes mettant en scène ces personnages à la fois potaches, touchants et très drôles. On ne sait d’où ils viennent mais ils ont gardé, c’est sûr, leur âme d’enfant et une mélancolie toute slave. Un simple balai, un rideau et un lit feront un merveilleux radeau plongé dans la tempête…

Si aucune parole n’est prononcée, le spectacle n’est pas silencieux pour autant: musique, bruitages, sons, peuplent l’univers ouaté de ces grands enfants.

Slava Polunin est le créateur et metteur en scène de ce show depuis 25 ans. Fasciné par Charlie Chaplin, inspiré par le clown Leonid Yengibarov et par le Mime Marceau, il invente les mises en scène les plus incroyables ou les plus simples pour emmener les spectateurs dans sa tragi-comédie de la vie.
Rien ne lui semble impossible à réaliser sur scène. On en reste coi!

Attendez-vous à des trous d’air, des ballons comme autant de planètes volant dans le ciel du théâtre, une toile d’araignée géante et de la neige en pagaille et même en tempête.

Attention, si vous êtes dans les … rangs (je laisse la surprise), ces clowns sont aussi chapardeurs et facétieux et aiment bien faire participer la salle à leurs niches. Toute la salle… Un merveilleux spectacle de Noël tellement russe et tellement universel à la fois.

 

En passant

Stéphane Guillon et Pierre Palmade, deux humoristes qui n’ont pas le même humour, sont à l’affiche. Ils démontrent, s’il en était besoin, qu’ils ne sont pas que des faiseurs de rires. Au théâtre de l’Atelier, Stéphane Guillon incarne Modigliani au soir … Lire la suite

En passant

Un coup de coeur, Chagrin pour soi,  une déception, Bella Figura et un spectacle pour enfants, réussi, Viens chanter avec Tchoupi. Commençons par le coup de coeur: Chagrin pour soi au théâtre La Bruyère. La pièce écrite par Sophie Forte et … Lire la suite

Novecento: il court, il court Dussolier

André Dussolier monologue comme personne. Après Les Athlètes dans leur tête, il a co-adapté et mis en scène Novecento, un texte de Alessandro Baricco,  l’histoire d’un pianiste qui n’est jamais descendu du Virginian, un transatlantique des années 30. Bien qu’il soit le seul comédien du spectacle, il n’est pas seul. Le comédien joue avec le public et surtout les musiciens et la musique de jazz qui accompagne le texte.
Après l’avoir joué au Rond-Point en 2016, malheureusement interrompu pour cause de blessure, André Dussolier a repris le spectacle en septembre 2017 et le prolonge au théâtre Montparnasse jusqu’en janvier. Ne manquez pas ce 
régal de texte et de jeu.

Novecento est né sur le Virginian en 1920 et n’en ai jamais descendu. Devenu pianiste hors pair et même le plus grand du monde, son univers est le transatlantique qui ressemble en réduction au monde tout entier. Misère et richesse, bonheur et peines rythment le voyage. André Dussolier incarne un trompettiste devenu le meilleur ami de Novecento et nous conte son histoire.

Il nous fait voyager du pont des troisièmes classes à la salle de bal des premières, en passant par la salle des machines. Il fait vivre son amitié avec Novecento et sa personnalité atypique. Le pianiste n’a pour credo que la musique, la mer à l’infini et la liberté. C’est un pur. Rien d’autre ne lui est indispensable, même pas de descendre à terre…

Le texte est travaillé tout comme la mise en scène moins sobre qu’il n’y parait. A la fois, accessoire et personnage, la passerelle est un décor à elle toute seule avec en fond scène des projections situant l’action et habillant l’espace. Dussolier court, monte, descend,

Cette fable pleine de poésie et d’humour nous entraîne à la suite du trompettiste au gré des notes douces ou enlevées du quatuor. Un moment entre parenthèse. 

Un bémol: André Dussolier parle par moment hyper vite  et même en étant très attentif et avec une audition parfaite, on rate forcément des subtilités.