Archives de Catégorie: Spectacles parisiens ou d’ailleurs

sorties, musées, expos, spectacles…

En passant

Si juin signifie la fin de saison pour le théâtre parisien, il reste des pièces à découvrir et même quelques unes qui démarrent pour divertir les spectateurs de l’été. Petit tour par le quartier Montparnasse. La comédienne Judith Magre, (91 ans) incarne … Lire la suite

En passant

Au théâtre c’est la fin de saison. Alors que les grosses machines se terminent et que les pièces d’été se préparent, quelques spectacles atypiques se frayent un chemin pour  compléter la programmation jusqu’à fin juin. Dans ceux-là, il y a … Lire la suite

En passant

A la salle Réjane du théâtre de Paris, reprend pour cause de succès, une comédie de moeurs très réussie, La Perruche, de Audrey Schebat qui signe aussi la mise en scène. Barbara Schulz et Arié Elmaleh interprètent avec justesse et réalisme … Lire la suite

En passant

Jacques Weber sur scène, c’est nornal. Mais Jacques Weber donnant vie aux souvenirs de Marcel Pagnol  en contant La Gloire de mon Père à La Scène, le restaurant une étoile de l’hôtel Prince de Galles, c’est unique. Pour cette 3e édition des dîners théâtraux, lundi 9 … Lire la suite

En passant

Deux pièces où les émotions  se font personnages et rendent visite à ceux qui les ressentent! Une jolie originales de donner la parole à notre intériorité! J’ai déjà parlé de la pièce très réussie de Sophie Forte et Virginie Lemoine, Chagrin … Lire la suite

En passant

Le 24 mars à 23h débutera la seconde Nuit de l’absurde organisée par le théâtre de la Huchette, célèbre pour donner La Cantatrice Chauve depuis 57 ans, record mondial! Cette « nuit durera jusqu’au lendemain 18h avec une interruption entre 5h … Lire la suite

La Collection: quand la vérité est floue

A la salle Réjane du théâtre de Paris, Sara Martins, Nicolas Vaude, Davy Sardou et Thierry Godard, se glissent dans le monde opaque de Harold Pinter, prix Nobel de Littérature avec La Collection. La mise en scène minutieuse de Thierry Harcourt qui connait bien l’univers british, laisse la place aux silences, aux nuances, aux regards et à l’interprétation des situations. Un régal pour ceux qui aiment le flou…

Une scène divisée en deux appartements qui quelquefois n’en font qu’un, une cabine téléphonique dans la salle et 4 comédiens qui jouent avec les mots et surtout avec les silences et ce qui se cache derrière les non-dits.
Un homme appelle en pleine nuit Bill, jeune styliste qui vit dans une maison avec Harry, plus âgé. Il ne donne pas son nom. Il rappellera. Quand il rappelle, il ne donne toujours pas son nom mais dit qu’il va venir.

Bill s’en va. Harry reçoit James qui reviendra quand Bill sera là. James aimerait savoir si Bill est allé à Leeds dans un hôtel où il aurait rencontré sa femme. Il ne lui pose pas la question, il le sait. Mais Bill nie… un moment, il l’a bien vue mais sa version est différente de celle de Stella, la femme séduisante de James. James doute et Harry s’agace. Mais tout le monde reste bien élevé comme dans tout monde bourgeois qui se respecte.

Pinter nous emmène, nous trimbale, nous égare, dans les circonvolutions des joutes verbales et des silences. James inquiète autant qu’il peut faire sourire dans sa quête de la vérité. Mais la cherche-t-il vraiment?

Le fond du décor est une toile peinte qui esquisse les objets et les meubles comme les fils blancs tracent les lignes sur un tissu. Cela s’accorde bien au titre de la pièce qui fait référence à la présentation de la collection de Bill, styliste. Dans la mode on dit flou pour désigner la technique de couture des vêtements souples. Voilà qui s’accorde encore mieux. Rien n’est vrai et tout est possible. Sara Martins, Stella, ne dévoile rien de son mystère tout en jouant de son charme. Si Davy Sardou et Thierry Godard sont parfaits d’ambiguïté, Nicolas Vaude est à l’aise comme un poisson dans l’eau trouble dans l’univers énigmatique de Pinter. Une jolie façon de se familiariser avec Pinter.