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Look grand froid: ELLE nous aide

Je ne peux pas sortir mais heureusement ELLE est là pour ne pas me le faire regretter. Comment ? En affichant sur son site 14 looks pour savoir s’habiller trendy par grand froid. Très important le côté trendy. Moi j’opte plus pour le côté chaud, bonnet-écharpe-chaussettes-gros pull) mais j’ai sûrement tort.

Les photos comme le texte, est tellement top que je ne peux que le reprendre et peut-être vous le décrypter…en partie. Enfin je ne suis pas sûre d’avoir le bon dico à défaut d’avoir le bon look.

Paris : boyish décontracté
déjà boyish, ça fait rom’chic bohémien du 6e pas franchement tiré à 4 épingles mais si en plus il est décontracté, wouah, tout est permis !

Des Chealsea boots ouvertes, un pantalon 7/8, un gros manteau : 3 pièces basiques qui associées relèvent du grand look.

C’est sûr que par grand froid, les boots qu’elles soient de Chelsea ou d’ailleurs, on les laisse ouvertes comme ça on se casse la gueule (je sais de quoi je parle, moi je tombe même quand elles sont fermées)et en plus ça permet des courants d’air , par – 7°C ça s’impose. Le pantalon 7/8, là aussi est bienvenu, il s’arrête à mi-mollet, tendance le fute feu de plancher pour attraper la mort. Et par-dessus ce new look de SDF de Montmartre, le gros manteau. Quand même, un truc chaud. Et encore mieux, le teddy bear est hors tendance, tellement qu’il est incontournable qui disent. Ben voilà c’est comme le sac Vuitton, il va tellement avec rien, qu’il finit par aller avec tout.

L’astuce grand froid : le manteau teddy bear, tellement hors tendance qu’il est incontournable. Porté sur un look boyish, il est signe de branchitude.
Mais c’est quoi ce texte de pédant ?

Paris : lady androgyne
Comment faire pour rendre cool un manteau XXL ? En le portant avec un slim roulotté, des creepers et une coiffure bien plaquée.

Pour avoir l’air cool (qui se traduit par froid)…Moi je trouve qu’elle a l’air de sortir de la douche, elle est propre c’est déjà ça, et elle a sauté dans ce qui se trouvait là, les pompes et le manteau de son mec ainsi que le jean de son petit frère.

L’astuce grand froid : un manteau volontairement trop grand.

Voilà une astuce incroyable, le manteau trop grand. On n’y aurait jamais pensé pour mettre par-dessous le pull à côtes irlandais…

C’est la pièce la plus facile de notre dressing, on l’enfile sur tout et c’est parti. Si on l’a judicieusement choisi à motif, on l’assortira d’un look à l’esprit Rockabilly pour l’encanailler.

Il me faut une trado, parce que je trouve qu’il est suffisamment encanaillé comme ça, le manteau XXL.

Paris : pop ladylike
Ce look relève de la créativité de la tête aux pieds. Ou comment donner des couleurs aux frimas hivernaux.

Créativité ??? Je n’aurais pas su mieux dire. Pour le coup rien ne va avec rien, mais c’est ça qui le rend incontournable (voir plus haut).
L’astuce grand froid : le pardessus animalier. On le porte comme n’importe quel autre manteau, en lui accordant les virées les plus folles.

Le pardessus animalieron peut essayer de faire comme Cruela et porter en sautoir son chat? Ca fera plus lady gaga.

Cette saison il aime flirter avec le look color block ou l’association de nuances pastel, plus drôles du sempiternel noir.

Mais c’est sûr le noir c’est ringue’. Sortez toutes vos pièces de couleur, mélangez, hop c’est réchauffé.

Paris : néo-sporty

On dit oui à ce look sporty branché qui dégage de la groove attitude.
Au secours !!! Moi je dis non au franglais-branchouille attitude.
Néo-sporty ? Mais où ça ? Dans mon collège, les bonnes-sœurs étaient moins gris souris que cette donzelle.

L’astuce grand froid : la parka.

C’est sûr que contre le froid, la parka est incontournable et je dirais même assez raisonnable.
C’est son grand retour. Assortie d’un long jupon, elle se pop-ise et l’équation mode frise ainsi la perfection.

L’équation mode ? La mode c’est des maths…voilà pourquoi ça me pose un problème.
…la perfection : ce look là c’est la perfection, le nec plus ultra pour affronter le grand froid ? Je vais rester hors mode ou à la maison.

New York : glam fatal
On aime la dégaine glamour de ce look. Un jean roulotté, des souliers Isabel Marant à bout pointu, une chemise unie : on ne demande pas plus.

Dégaine est le terme, quoique je trouve que les autres looks s’apparentaient plus à ce terme que celle-ci.
On ne demande pas plus
pour le grand froid (je rappelle) que : un pantalon court, un chemisier (uni semble important, ça doit être plus chaud que l’imprimé) et des escarpins tant qu’à faire sans collant mais estampillés. La marque ça réchauffe et pas que la carte bleue.

L’astuce grand froid : chaud en haut, froid en bas.

Ben voilà l’astuce, un chaud-froid de jeune fille c’est idéal pour le grand froid. Tu transpires en haut et tu te cailles en bas.

Porter des escarpins à même la peau relève du domaine de la science fiction ? Détrompez-vous, en vraie pro de la mode, vous pouvez oser.

En vrai pro de l’hiver, j’ai découvert sur le tard que le plus sûr moyen d’avoir chaud en hiver, c’est de porter des chaussures avec une semelle bien épaisse qui éloigne vos petons lovés dans des chaussettes laine, cachemire ou polaire, de l’asphalte. Et ça c’est une astuce testée et approuvée.

Pour les néophytes, mieux vaut les tenter en soirée, moins risqué.

Un conseil pour les fragiles qui prennent froid par les extrémités, la plupart des gens, vaut mieux changer de souliers en arrivant à la soirée.

Résumé : comme d’hab’ portez ce que vous voulez et ayez une bonne mutuelle.

En passant

A l’heure des micros trucs, mini machins, un accessoire que je pensais remiser au grenier fait fureur: le combiné téléphonique dit Mochi ou Moshi. Le vrai, le vieux, le gros, le bon combiné des familles qu’on décrochait (dans le vrai … Lire la suite

Mode Bavaroise? C&A innove

J’ouvre quelques pages de sites féminins, histoire de voir si un pyjama pilou trainerait par là (si, c’est sexy). Enfin, je me promenais sur le web, histoire de comment je pourrais faire autre chose que travailler quand soudain, que vois-je sur le site de C&A: Ensembles Traditionnels Bavarois, hauts, bas, accessoires.

J’éclate de rire. Mais qu’est-ce que c’est, que ça, que c’est?

J’avais raté cette tendance qui a dû échapper au styliste les plus pointus. En plus, vous avez deux pages de modèles, pas le truc caché au fond du catalogue femme.
Des blouses bouffantes, des culottes de peau, des jupes longues et même des colliers, des sacs brodés, des chaussures et un soutien-gorge push up. A priori c’est un accessoire indispensable pour se déguiser en bavarois. Pas le gâteau, l’habitant.
Serai-ce qu’en ces temps de crise, l’Allemagne aurait absorbé la France et que tout le monde doive porter la culotte de peau?

Par acquis de conscience, je clique sur Hommes et que vois-je? On peut assortir Jules!! Trop top. Un couple de bons bavarois.
Parce que la culotte de peau sur Marie-Fatima (Marie-Chantal, y a pas à C&A ou alors des grosses et en walkyrie c’est pas possible, on est à Paris quand même), ça passe à 20 ans mais Jules-Maurice en pantalon court cuir brodé, c’est franchement irréel. Ils ont pété les plombs question tendance chez C&A ou c’est l’arrivée de Marks & Spencer qui les mine?

Bref, il y en a pour tous les goûts et toutes les tailles entre 100 et 150€, quand même.

Un peu cher pour avoir l’air …bavarois à Paris.  En même temps, si c’est la mode…

En passant

Dans la série, c’est in, c’est con mais c’est nouveau, j’ai nommé le dentier à porter en sautoir ! Mais pas n’importe quel dentier, celui de l’animal, car en chacun de nous est un animal qui sommeille. Du moins ses dents. … Lire la suite

et la mode parisienne, à la rentrée? pytonesque!

Entendu cette semaine sur les ondes d’une radio alors que le meneur de jeu posait à deux  journalistes (homme et femme) cette question bateau:
« Alors comment sera la mode à la rentrée à Paris? »

La minaudante reporter d’un magazine italien pour trentenaires « citadines » « très différent des autres magazines féminins » a lancé sans hésiter: « le python ».
Waouh, en période de crise, c’est osé. En période de polémique avec Brigitte Bardot, c’est suicidaire. Donc va falloir porter du python. Et compte tenu du prix, va falloir le chasser soi-même (je conseille le jardin des Plantes, c’est sur place), ou l’élever chez soi,  le tanner soi-même et le transformer en « pantalon ou en blouson », ben voyons. Je vous rassure, le python peut être faux. Ouf. D’ailleurs si je me souviens bien, le python était déjà à la mode cet été…

 » A porter avec des bottes plissées 70 sous le genoux. » A ne pas confondre avec les bas qui plissent. Ici ce sont les bottes. Terminé les cuissardes de d’Artagnan.

« Et surtout, le redémarrage du blanc. » Qu’on se le dise, le blanc revient. A priori, il n’était jamais parti mais c’est vrai que l’hiver , on se transforme plus en portugaise au cimetière qu’en fêtarde chez Barclay. « Mais un blanc plus doux, moins flash ». Comme disait Coluche moins blanc que blanc, je vois ce que c’est: gris. Blanc je vois ce que c’est aussi mais plus doux, moins flash a priori c’est blanc cassé, blanc gris, ivoire…mais pas blanc.
« et du fluo sur les accessoires. » C’est sûr qu’avec le blanc moins flash fallait bien un peu de fluo fuschia ou bleu turquoise sur les bottes python des années 70.

Et pour nous les hommes interroge le journaliste à son collègue d’un magazine pour hommes « qui s’adresse aux vrais hommes. » Interpellé par cette distinction, le meneur de jeu insiste: « qu’entendez-vous par là? « ben des hommes, des hommes, pas des métrosexuels » hésite le journaliste pourtant précieux.

« Je lui emboîte le pas avec son python. » C’est vrai que Crocodile Dundee avait pas l’air d’un travelo. Donc les mecs qui sont des mecs vont devoir eux aussi partir à la chasse. « L’homme aura un look Indiana Jones, histoire de reprendre du poil de la bête. » Voilà la réponse, les bourses s’effondrent, les boursiers prennent le fouet!

Mais pour prendre le métro, avance terre à terre le présentateur ? « Le costard croisé à rayures, la chemise à rayures fines, de beaux souliers et on se coiffe bien, » réplique sans rire le chef de la rubrique mode. D’accord, style premier de la classe, quoi. C’est les rappers qui vont être contents.
Et la minette d’ajouter:  » et aussi des chemises en soie et chapeauté avec un Fédora. »

C’est à dire messieurs, notez bien: vous avez le choix entre le look baroudeur (très nouveau) avec le Borsalino d’Indiana (idem que Fédora mais Fédora, ça fait plus chic et moins courru). Je vous conseille quand même de laisser le fouet au vestiaire. Ou alors, plus ciatadin, vous passez pour un maquereau en costume croisé à rayures avec des pompes bicolores et le Borsalino de Delon.

Heureusement il nous reste, homme ou femme, la beauté intérieure, concept toujours en vogue!

Personnellement, j’aime bien m’habiller en mec avec des escarpins et en plus j’ai le Borsalino de chez Borsalino, c’est parfait. Le python peut dormir sur ses deux oreilles.

Le jupon à Paris? Est-ce bien raisonnable?

Dieu merci, c’est la rentrée. Au rencard l’accessoire de l’été, le jupon blanc.

jupon parisien photoCette espèce de chose informe sur lequel vous marchez s’il est peu trop long, qui vous file des bourrelets là où il n’y en a pas, qui empaquette, qui donne à la plus sexy des blondes un air de la fermière de la vache qui rit et qui met à poil la mère de famille bien pensante mais à la mode, plus vite que si elle si elle vous montrait sa petite culotte histoire de vous prouver qu’elle en a une, ce dont personne ne doute, surtout pas son mari.

Parce que le jupon, c’est quand même un truc de lingerie, alors forcément c’est transparent. Et suivant la lumière, hop la , Marie Charlotte super fière de sa tenue plébiscitée par Louis-Gabriel, se retrouve en slip Petit Bateau voire en tanga parce que c’est l’année du Brésil, surprise et flattée d’être sifflée par des bataillons de cantonniers.

Et si on (les magazines, nous ou votre bonne copine) vous disent que vous pouvez le porter l’hiver avec un pull et des bottes de cow-boy, re-fu-sez et gardez le pour vos filles et leurs  déguisements d’Halloween! Bonne rentrée.

Buggy: 40 ans de chaussures

Buggy? « Buggy, fête ses 40 ans au Ritz », annonce l’invitation. Je retiens surtout le Ritz, place Vendôme, Paris.

Allez soyons fou, faisons d’une pierre deux coups, découvrons Buggy et picolons classy.

Je m’habille, je me fais les ongles, je me déshabille, j’ai mis du vernis sur ma robe, je me rhabille, je grimpe sur des talons, je rallie l’hôtel et son célèbre bar Hemingway. La fête bat son plein (comme on dit). Champagne à gogo (comme on dit) en flutes noires. Renseignements pris auprès de la sémillante attachée de presse, Buggy est une ancienne marque de Eram. Et là ça me dit quelque chose. D’ailleurs les bottes, boots et autres croutes de cuir décorent les salons, harmonieusement placés sur des guéridons, escaliers, tableaux. Ca y est, je me rappelle. Je ne sais pas si le Ritz est idéal  pour cet anniversaire, surtout que le dossier de presse déclare que la marque s’émancipe, se rebelle et fait sa crise!

photo de l'invitationAu fond du salon, une jolie soprano vocalise devant un public très divers. Clientes endimanchées, jeunes éphèbes caricaturaux du monde de la mode, en jupe longue  ou pantalon à ceinture large de torero mais avec bretelles, et coiffure à demi rasée, se roulant une pelle, cadres avec veste sur les épaules (enfilée c’est nase) pendus au téléphone, je ne sais pas comment ils font, moi je n’ai pas de réseau…grosses jeunes femmes en robe à large décolleté dans le dos qui mériterait d’être portée sans soutien-gorge noir barrant le dos et fichant en l’air la ligne de la robe! 

Les gambas tempura sont à tomber par terre, le champagne coule toujours à flot, le gaspacho est aussi bon que celui de la marque Alvalle. Les airs d’opéra ont fait place aux Dj’s filles et la diva en herbe à des pompoms girls excitées. Mademoiselle Buggy (la patrone de la marque, si j’ai bien suivi), lance la seconde partie de la fête, un rideau s’ouvre, parait Miss Buggy,une jeune mannequin en short et gilet court en cuir, allongée sur des coussins. On peut se faire photographier avec elle…elle est jeune, jolie, fraiche, rien à redire, si ce n’est la position allongée des plus vulgaires. Personne ne s’en offusque. Moi ça me choque.

La musique est bonne, l’atelier tatouage est cool. Il pourrait y avoir aussi un Mister Buggy. D’ailleurs, il y en a peut-être un. J’aperçois sur les talons de Mademoiselle Buggy, un, qui porte un gilet noir sur poil, avec cravate et pantalon noir.

Je ne vois pas bien le positionnement de la marque ? Et là je me souviens d’une pub d’Eram: cuir?, demandait un mec déguisé SM et l’autre répondait: cuir. Ca doit être ça, un retour aux sources des années 70!

photoJe zappe le gateau, sors rue Cambon alors qu’il pleut des cordes. Un invité bien pompette annone, alors que je déploie mon parapluie: « vous devriez appeler un bhv … » Je lui conseille « d’arrêter de boire » ce à quoi il me répond: » ah ben, alors… » fort à propos.

Fini le luxe, je me dirige vers le métro Concorde, à pied.

Bilan de la soirée: une robe à donner à nettoyer, une bouteille de champagne ingurgitée, 4 petits fours arrachés de haute lutte, moi éclaboussée par un bus, les peids dans l’eau. J’aurais dû piquer les boots Buggy!