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Refusez les sandwichs, exigez un avion!

Je ne vous ai pas encore raconté mon voyage de retour: Djerba-Paris. Un voyage épique même carrément dingo.

18h30, départ de l’hôtel. Tout baigne, l’avion décolle à 20h30, ça va. J’ai réussi à ne pas payer d’excédent de bagage en trichant un peu sur le sac à main qui contient les poteries super lourdes. Un tour dans le souk de l’aéroport où je trouve enfin une belle magnet de Djerba et pas un ersatz de chameau moche et stupide.
Un petit thé au bar, observations de certains passagers (ères) bien bruyants(es) et même carrément vulgaires mais bon, ce doit être ça « les congés-payés » d’aujourd’hui,  un petit film sur l’ipad, un petit tour aux toilettes et on va embarquer…20h, 20h15, 20h30, ah. On va être en retard. Bon, ça arrive.

Mouvement de foule, éclats de voix. Sur le tableau s’affiche décollage 23h30. Ah d’accord, franchement en retard. Annonce : « la compagnie XL airways vous invite à prendre un rafraîchissement au bar. » Un jeune m’interroge: « invite ça veut dire que c’est payant?  » Ben non, s’il vous invite, il vous invite, il vous l’offre pour patienter. » ah vous croyez? Ben encore heureux! Le rafraichissement est accompagné d’un sandwich. je me replonge dans Kung Fu Panda 2 et le guerrier Dragon.
Eclats de voix: une jeune femme de la tribu des vulgos croisée plus haut, s’excite: « moi je les connais les pays arabes, fallait pas accepter leurs sandwichs, fallait exiger un avion! »
Alors ça, je l’avais encore jamais entendu. prenons les sandwichs en otage et le seul membre de l’aéroport totalement dépassé qui s’égare dans l’aérogare et exigeons un avion!
Je me permets d’intervenir auprès de la gorgone qui physiquement semble originaire d’un des pays arabes mentionnés par elle : « mais enfin madame, s’il n’y a pas d’avion, pays arabes ou pas, on peut exiger tout ce qu’on veut, on ne va pas rentrer à pied… »

« Mais enfin c’est dingue de devoir attendre. » Enfin il y a pire, un retard d’avion c’est assez commun, demandez aux banlieusards, aux passagers du TGV…ça arrive assez souvent, pas de quoi s’affoler.
« oui mais c’est énervant. » Certes.
Mais vu que l’avion qui venait de Paris avait une panne, le temps de la réparer (je préfère), de faire une escale à Marseille obligatoire et d’arriver…
Je ne vous dis pas le bordel quand le panneau a affiché départ 0h50. C’est passé carrément à la castagne entre passagers et passagères cités plus haut…
L’avion a fini par arriver et nous à décoller du coup. Mais les affreux ont continué à s’exciter dans la carlingue. Ils avaient eu le temps de picoler et ont remis ça dans l’avion. Imaginez à 2 h du matin, 3 olibrius sur 200 qui gueulent en parlant, s’esclaffent bruyamment et se comportent comme des gougnaffiers alors que les enfants se tiennent parfaitement!
Je passe sur l’escale marseillaise. A l’atterrissage à Paris, évidemment les olibrius n’étaient toujours pas débranchés (c’est vrai que l’alcool délie les langues) Il est à noter qu’aucun membre de l’équipage n’a daigné intervenir. Vive les charters! .
Je me suis fendu d’un commentaire: « mais c’est pas vrai vous avez fait ch…tout un avion pendant tout le voyage mais c’est infernal, vous ne savez pas vous tenir! » Ce à quoi on m’a répondu: « ben la vieille, t’as qu’à prendre un jet privé si on te dérange! »

On rêve. moi j’attends le jour où ces délicates personnes prendront un avion pour les Etats-Unis et se retrouveront menottées vite fait bien fait!

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Moi aussi j’ai ma fouta de Djerba !

De retour de Djerba, j’ai cédé à l’appel de la fouta! J’en ai une, une vraie, une fouta achetée sur les conseils de mon ami Yves, régional de l’étape chez un fabricant dans le souk d’Houmt Souk. Pas sur un marché de vacances en France, pas une fouta parisienne d’une une boutique parisienne à prix d’or, une vraie.

Partie pour trouver le soleil avant de me faire opérer pour la deuxième fois dans l’année de ma cheville, j’avais choisi Djerba, histoire de se baigner dans une mer chaude, une vraie à 30° et pas une à 20° dont on se contente dans nos contrées.

Et je n’ai pas été déçue, dès le lendemain de mon arrivée, 47°. Pas la mer, l’air et je ne vous dis pas le sable sur lequel on ne pouvait pas marcher sous peine de cuire direct.  Même les dromadaires en service commandé pour touristes en ballades ont été rentrés. « Trop chaud pour eux », dixit le Laurence d’Arabie du pauvre qui drivait ces bêtes rescapés de la préhistoire. Ben si c’est trop chaud pour eux, c’est carrément le four pour une parisienne du 15e .
Mais Djerba est une île et le vent souffle. Même trop en fin de séjour mais on ne va pas faire la fine bouche. Quoique. Quand le thermomètre a affiché 28°, on a trouvé que oups, il faisait un peu frisquet…

Si cela vous dit d’aller faire un tour par là, quelques images: mon hôtel magnifique Radisson Blu, avec une chambre aussi grande que mon studio (même plus), une thalasso grandiose,  et une plage divisée en couple et famille. Moi je suis restée sur la plage famille plus sympathique que couple. Et un rencard avec un plagiste super mignon qui m’invite à prendre un café ce soir… je réfléchis.

Un barman du soir, Lotfi, très sympa, drôle et bien dans son rôle d’amuser le client avec tact.

Je suis quand même sortie de l’hôtel (ce que tout le monde ne fait pas…) pour visiter les alentours en compagnie d’un chauffeur qui a joué les parfaits Cicérone.

Un tour à la Ghriba, la grande synagogue de l’endroit. j’ai eu la chance d’arriver avant les bus de touristes et de discuter avec des dames qui se trouvaient là.

Voilà qui a été très sympathique.

Puis direction le musée du patrimoine de Guellala, situé sur le point culminant de Djerba: pas la peine d’emporter un pull, le pic est à 55m d’altitude! Le lieu est très intéressant, bien mis en scène et très vivant avec un jardin somptueux et un point de vue sur la plaine, splendide.

Je retrouve mon guide faisant la sieste sous un olivier. J’attends tranquillement. Puis nous partons pour une fabrique de poterie, une vraie. Visite de là où on extrait la meilleure argile, top là il fait frais, biberon à donner au petit dromadaire, essai de la tenue locale (j’ai l’air d’une cruche. En même temps c’est normal, on est chez les potiers) , essai de donner forme à un pot avec le tour et emplettes dans la boutique. Et remise de son 06 par le  mignon potier pour revenir passer une journée…

Me voilà repartie avec mes achats bien lourds et je me demande déjà de combien sera le supplément bagage.
Nous passons voir les ruines romaines, le port de pêche…et les souks. Je n’ai pas échappé aux bijoux en argent berbère anciens. J’ai craqué pour un bracelet.

Allez chez Youssef Gamoun au souk des bijoux, l’un des derniers chez qui on peut trouver de l’authentique au prix du gramme.

Tout près, il y a une boutique Michèle, art et artisanat. Là c’est top avec des poupées berbères et des tissus superbes. Rien à voir avec les autres boutiques à touristes.

Et ma fouta, me direz-vous? Je l’ai déniché  chez un marchand au souk près du potier Fondouk el Goulla. Tous les deux sont situés rue Habib Bougatfa (derrière l’hôtel des Sable d’Or, par la rue de Bizerte) ; 4180, Houmt Souk, Djerba.Il y a aussi des foutas en soie avec des fils d’or. Mais j’ai préféré la simple, la vraie, la fouta de Djerba !

La Crète, les crétois et les crétins!

En Crète, les habitants ne sont pas des crétins. Mais certains touristes, si.
Les crétois sont tous très chrétiens (98% orthodoxes) et toujours pas crétins.
Les touristes peuvent être chrétiens et toujours aussi crétins.

Il y a une semaine, j’étais en Crète sur une plage aux rouleaux enroulants et au soleil ultra brillant. Le tout envoûtant.
Un hôtel à deux pas de la plage, une chambre avec balcon duquel si on se penche un peu, on aperçoit au-delà du palmier, la mer bleu marine.  Aussitôt arrivés, nous voilà « bracelés ». Un bracelet de plastique vert non enlevable tel un tatouage pour valider notre appartenace à la tribu « all inclusive ».
All inclusive donne droit au petit déj’ buffet, au déj’ buffet au snacks, à l’apéro, à toutes boissons locales à toute heure jusque 23h, heure de fermeture du bar open.
En gros, open bar à toute heure. Sympa et pas désagréable de se taper un petit ouzo en rentrant de la plage avant de prendre son bain voire de se le boire tranquille dans son bain. Sympa de retrouver d’autres voyageurs, amoureux en ballade ou vieux époux en goguette, au bar au bord de la piscine pour comparer son expérience crétoise de la conduite autour d’un coup de blanc, d’une bière ou d’un whisky. Sympa.

Par contre moins sympa, le crétin beauf français débarqué en Crète, non pour la mer ou les ruines mais pour le all inclusive exclusivement. Le crétin non crétois passe ses vacances près de la piscine à rôtir sans crème au soleil et à rougir de jour en jour à coups de bières, de cocktails et de raki. Le raki étant l’eau de vie locale et maison. Car ici, chacun distille son raki…
Nous avions un spécimen court sur patte de ce style de crétin: petit, rablé, lunettes, le genre qui se ballade droit comme un I, fier comme un petit banc, les mains tenant fermement les bretelles de son sac à dos. Un peu comme un gamin le jour de la rentrée des classes. Et sur le coup de 2h du matin après moult bières, ouzos et rakis, un peu comme un vieux soulographe dégoisant sur le monde…Pathétique.
Le pire ils étaient en bande.

Il faut savoir que le beauf retrouve facilement d’autres beaufs. Du coup les v’là en groupe, de tous âges. Le raleur n’attend pas le nombre des années. Il y a les enfants, les aïeuls, les parents…tous à picoler et à palabrer jusqu’à 2h du matin au bord de la piscine au grand dam des hôtes des chambres premium.
Moi je donnais de l’autre côté sinon je pense que je leur aurais balancé un seau d’eau.

Il y avait aussi dans notre bel hôtel, le couple « la vérité si je mens », version Saint Tropez qui pensait se retrouver à Ibiza. Le style toujours bronzé, la chemise hawaïenne origine Barbès, et madame en décolleté dos et short flash prenant l’ensemble de la communauté pour des nases. Pourtant on débarquait tous là grâce à la promo Voyage Privé, Last Minute ou autres promovacances alors féta… (version grecque de camembert).

Bref j’ai passé de belles vacances au soleil et à la mer à 22° ce qui par les temps pluvieux qui ont couru cet été était inespéré. J’ai rencontré des gens gentils, généreux, gourmands et drôles, des grecs accueillants pour la plupart et des crétins en même proportion qu’à Paris. ca doit être ça la mondialisation!

T’as pas ta fouta?

Vous ne devinerez jamais ce que j’ai vu sur le marché du Cap-Ferret? Un nouveau must, « it », indispensable accessoire de l’été: la fouta.

J’ai découvert cette chose improbable en musardant, déambulant dans les allées du marché du Cap-Ferret. Ca fait chic le Cap-Ferret. Comme les stars de la télé, de la chanson et autres Philippe Starck, moi aussi, je me tape des huitres (et le vin blanc)  au village ostréicole et les gâteaux de Frédélian (trop bons mais trop petits) grâce à l’hospitalité de  mes amis. Sympa les amis, précieux.
Tous les matins, nous devisons sur la grande question du jour: et pour déjeuner, on mange quoi? L’autre grande question étant, on va à l’Océan ou au Bassin, se baigner? La troisième étant: on mange quoi ce soir?
Pour nourrir la tablée, direction le marché. Après un passage au café Peyo du marché qui délivre tapas ( trop bons et pas trop petits, hum le poivron rouge farci…), jus d’orange et sangria sans oublier le café, nous faisons un tour hors du marché couvert.

Et là entre deux allées de poteries d’étoiles de mer et de bois flotté, de caleçons à fleurs et de couteaux de Thiers, je vois un panneau, puis deux, trois…partout, tout autour: « foutas ». Des quoi? Mais c’est quoi, ces « foutas« ? D’abord c’est un ou une fouta? On s’en fout. (facile mais incontournable)
Puis, sous le panneau « 27 € ou 15€ »: l’objet. Foutas en pagaille. En fait c’est un drap, un tissu en coton fin, un truc qu’on trouve dans les hammams. Allez savoir comment c’est arrivé jusque là…mystère. Les hammams ne courrent pas trop les rues du Cap. Cela s’est propagé aussi vite que le pashmina. A croire que cela se reproduit tout seul. Certains se sont échappés du marché pour s’afficher dans les boutiques déco du village. En provenance de Saint Tropez, des beige et blanc, des taupe et gris, des bons chics, bons genres. Mais il y a en a aussi de couleurs vives,  qui selon moi n’ont jamais vu la Tunisie de près de loin et si ça se trouve sont estampillés made in China.  Mais ce n’est pas vrai, il ya eu une charrette, un tombereau, un cargo, un porte-container, qui s’est échoué sur le banc d’Arguin? Le pire, c’est que ça se vend. Foutas droit devant, foutas sur pétasse. La fouta sort à la playa. Je ne vois pas bien l’intérêt sinon que c’est plus fin que le drap de bain mais pour s’essuyer avec en sortant de l’eau, ça ne vaut pas l’éponge.

Et côté éponge, optez plutôt pour le  kikoy de Simone et George: un côté paréo et un côté éponge, dans des couleurs super tops! Et le plus, une petite poche pour planquer ses clés. 38 € au même marché ou 50 € sur le site.

Sinon vous avez aussi chez Jean Vier, créateur de linge basque, la serviette de plage: un côté éponge pour se sécher et un côté velours pour s’allonger en douceur! Grande idée.

En résumé: Je t’en foutrais pas de la foutas, moi. Pour rien au monde. D’ailleurs Je ne crois pas que la foutas passe le cap du Cap. Parce que dans les dîners parisiens, la question : « alors ta foutas, quelle couleur? » Ca fait un peu foutas de gueule.

Welcome back in Paris, retour de New York

La journée commence mal. J’ai beau m’asseoir sur la valise en propylène super légère, j’ai du mal à joindre les deux bouts de la fermeture éclair ; il est vrai que je l’ai rangé n’importe comment, et d’une, et de deux, je rapporte quelques souvenirs lourds. Pots de crème Estée Lauder, guides, jeans, livres du Guggenheim, de la Frick Collection et puis des choses.

Il fait froid et pour la première fois moche. Je fais encore une ou deux courses, des CD, un brownie de Chelsea Market, trop bon, je jette un œil à la High Line, jardin suspendu sur l’antique chemin de fer aérien et je rentre attendre à l’hôtel la super shuttle. 2h30 pm, je patiente, 2h45 pm, je m’inquiète. Je téléphone. Ah et bien, il était là à 2h35, il a vu personne, il est parti. Take a cab.

Whaaat ?

Je vocifère, j’argue de mon paiement, que j’étais là, à l’heure mais pas sur le pavement à me geler.

Hold on. C’est ça. On me passe le dispatch qui après quelques négociations, m’envoie un « cab noir ».

Cette fois, je sors sur le trottoir et j’attends le cab noir. Se présente un cab jaune au chauffeur noir qui me demande si je vais bien à JFK ? oui. En même temps ce n’est pas difficile à deviner, j’ai une valise, un sac, à mes pieds. Au moment où je mets ma valise dans le coffre (enfin il met la valise, parce que si c’est moi, je me retourne les vertèbres), arrive une limousine noire au driver blanc. Gloups. Hold on. Vérification faite, c’est bien le chauffeur de la super shuttle. Hop là sorry, c’était bien tenté mais je prends la limo.

En route pour JFK. Le temps tourne.

Le chauffeur sobre a de la bouteille, il connait les petits chemins et nous évite les encombrements de l’autoroute. Neige. Ca s’arrange. Arrivée au Départ Delta. Queue, attente, « vous n’êtes pas au bon terminal ; c’est Air France qui s’occupe de ce vol Delta. Une navette va venir vous prendre, noire et gold.

J’attends. Décidément c’est la journée. 20 minutes plus tard, elle arrive. Voilà le comptoir Air France. Forcément une masse de gens, vu que je ne suis pas franchement en avance. Vous serez au milieu il n’y a plus de couloir. Zut, je déteste.

« Posez la valise sur la balance » Et là 27 kgs. Il y a une surcharge de 4 kgs,  me dit en français la jeune hôtesse. Je fatigue. Si vous voulez la vider …et je mets où les 4 kgs ? Vous avez un sac. Certes il est en papier et il y a un chapeau dedans fragile.

« C’est pour vous.  Vous pouvez le faire ici. » Bien, je commence à ouvrir devant les gens qui attendent (c’est leur tour), cette valise que j’avais eu toutes les peines à boucler et que je ne voulais surtout pas ouvrir, vu que j’avais mis pyjama, petites culottes…un peu en vrac au dernier moment.  Je sors le pyjama, faut bien commencer, « ah c’est les nounours sur le pyjama qui pèsent lourd, » rigole l’hôtesse, non mademoiselle ce sont des moutons ! je sors le Toblerone, les chaussures, les livres, 3kgs de perdus, mieux que Dukan. La demoiselle me fait grâce de 1kg et hop surchargé, ce que je ne voulais pas, direction le TSA. Le TSA, sert à passer toutes les valises aux rayons X. On les dépose dans un espace avec les autres et on se dit que l’on ne la reverra jamais. Après à nous de passer aux rayons, enlever même l’écharpe, c’est sûr si on avait un engin sous la soie, les pompes, …un de ces quatre je vais me déshabiller…portique ne sonne pas. Duty free, où je me surcharge d’une bouteille de Gin. En version sherpa, je me dirige vers la porte d’embarquement où nous allons attendre une heure.

L’avion décollera avec 2 heures de retard, on atterrira avec une heure de retard, c’est dire s’il a bombé (pardon, foncé). Le voyage s’est bien passé. Entre une jeune femme très sympa et une dame âgée qui va tous les ans en France. La glace s’est brisée quand elle a sorti la lingette pour nettoyer la tablette. Là on a ri.

J’ai visionné Raiponce, le Disney que je n’avais pas encore vu, mangé, bu, y compris le cognac. Ils annoncent dans le menu, champagne et digestif et ils ne le servent pas. Il faut demander. Ben on a demandé. Ce qui fait que nous étions très gaies pour la deuxième partie du voyage. Une chose, voyageurs: si vous devez enlever vos chaussures assurez-vous que les chaussettes sont propres. La fille derrière nous a embaumé l’atmosphère. Nous avons sorti les lingettes odorantes pour cacher la senteur pied5.

Arrivée à Paris, police, pas de douane, pas même une casquette, entre l’heure d’été et le décalage, j’ai un peu de mal. Re-attente super shuttle qui évidemment ne m’a pas attendue, elle.

Je suis rentrée après que nous ayons largué une chinoise de Toronto, deux hollandais et engueuler deux piétons qui traversaient sans regarder. J’ai défait la valise, lancé une machine, grignoté enfin le Toblerone et me suis endormie sur le canapé parce que ce soir je vais voir Balmer à Sceaux dans Voyage au bout de la Nuit. Ce voyage, ma donné la pêche. Enfin demain parce que là je dors. Welcome back !

New-York, New-York!

L’expérience new-yorkaise, c’est régressif. Quatrième fois que je passe par cette ville et je ne m’en lasse pas.

On mange n’importe quoi, n’importe comment, n’importe quand, sans culpabilité, c’est jouissivement régressif. On mange avec les doigts, ça coule et c’est bien. Y’en a qui mange en téléphonant, couteau dans une main, fourchette dans l’autre, l’épaule servant à tenir le sacro saint machin qui relie les hommes. Première sortie, premier hot-dog, 1$ près de la New York Academy du cinéma. Pas cher, c’est pour les étudiants. Ailleurs c’est plutôt 3$.

Pas si mauvais et puis j’ai faim. Une heure de marche plus tard, je me ravitaille. J’ai toujours faim. Allez un roll cajun. Ouahh,  épicé chez les cousins.

Il fait 0° et il y en a en tongs. Personnellement j’ai pris les cachemires, les boots fourrées et les chaussettes laine douce. Première visite, la croisière autour de Manhattan. Je sais c’est touriste mais je ne l’ai jamais fait et j’adore les promenades sur l’eau. Et si ça se trouve on se retrouver avec un brise-glace. La vue est aussi superbe que le soleil dans le ciel. Ponts, statue, gratte-ciel, tout est là et mon préféré aussi, le Chrysler Building. Il y a aussi Long Island, Ellis Island, Pepsi…

Quelques photos à la proue, assez pour geler sur place et mériter un gobelet brulant de thé Lipton toujours aussi également mauvais qu’en France.

Premier brunch…allemand. Ouais je sais c’est nul. Mais quand on a faim, on a faim. Saucisses, purée. Je n’étais pas très sûre de ce que j’avais commandé. Idem pour le veggie burger, une autre fois, qui était un burger végétarien. Beurk. Y’a pas, je suis carnivore. Je l’ai mangé. Quand on a faim…
Par contre, je n’ai pas raté l’adresse du routard qui annonçait le meilleur brunch de la ville. Très bien. A part l’heure d’attente et Dieu sait que j’avais faim. C’est comme ça que j’ai brunché à 16h d’œufs Benedict et de pancakes à la myrtille à se mettre à genoux, le tout accompagné d’un mojito.  Et fallait voir les tables à côté, garnies comme les étals des marchés de Provence. Incroyable ce qu’ils peuvent ingurgiter. Quoi un mojito à 16h ? C’est le pays des cocktails. Autant profiter. Au moins ici il y a une dose normale pas un mélange approximatif à prix prohibitif qui a rencontré il y a bien longtemps et encore de loin ce qu’on dénomme alcool. Une autre fois, avant le spectacle, j’ai pris comme James Bond, un dry martini plain. C’est à dire un verre plein avec des olives. Plein, le gobelet rempli mais pas plus haut que le bord et à côté le verre à Martini qu’on peut remplir.   

La chop chop salad n’est pas arrivée que je suis déjà grise à 18h20, spectacle à 19h oblige. Bon, je dine, j’ai le droit de boire, après le sandwich turkey soupe noodle, et le coke plus le pretzel salted à 14h en sortant du MET (le Louvre mais là-bas) , j’ai le droit de boire un coup à 18h qui pour moi est minuit…depuis une semaine, non?

Ne pas oublier le service, p…ça fait deux fois les taxes, 2,75$, je mets 5$, ok. Et j’oublie ma carte bleue sur la table. Sympa ils me l’ont gardé, je l’ai récupérée après la pièce : « A bengal tiger in the Bagdad zoo ». Robin Williams fait le tigre, enfin son esprit. C’est pas mal, particulier mais bien. J’ai vu aussi Harry Potter, enfin Daniel Radcliffe dans une comédie musicale très drôle et très réussie, « How to succeed, … sans se fatiguer ». et pour mon dernier soir, j’ai choisi « The book of mormon », iconoclaste et hilarant où l’on se fout de tout le monde.

Les théâtres sont immenses, et plein, comme mon martini, les gens se baladent avec des verres en plastique tout aussi plein mais fermé. Ils les trimballent dans les travées, je vois d’ici la tête des directeurs parisiens, un cauchemar. Seulement ici les théâtres sont sold out à 140$ la place en moyenne, un rêve pour les directeurs cités plus haut.

Sortie sur Times Square tout aussi dingo et bruyant que d’habitude. Direction l’Empire State de nuit. La dernière fois, il y avait du brouillard, je n’avais rien vu. Pas d’attente, c’est mardi. La vue est palpitante. Je redescends avec un ascenseur pour moi toute seule, l’Empire m’appartient pour 80 étages en 80 secondes !   

Un cheese-cake plus tard, je monte dans le métro, ligne 6.
Parfait, la même que chez moi, je suis en terrain connu. Mais au lieu de Etoile-Nation, par Denfert, c’est Brooklyn Bridge-Harlem. C’est tout droit. Pas de changement. Je sais où je descends et où je monte. Heureusement parce que c’est là au croisement de lignes que les athéniens ne s’atteignirent pas. Compliqué ce subway et glauque. Le nôtre à côté c’est Versailles. C’est amusant parce que la gare centrale, filmée sous toutes les coutures, est un palace, rien à voir avec nos gares qui même refaites ressemblent toujours à une gare grise, noire et ventée. Tiens le drapeau national est peint sur le métro, on sait où on se trouve comme ça, au cas où on aurait été téléporté de la planète Krypton. On sait aussi où on en est, la ligne 6 annonce les stations et les signale visuellement. Par contre j’ai expérimenté une autre ligne, rien, pas d’annonce, pas de plan, pas de signal, démerde-toi. heureusement une dame m’a remise sur le droit chemin.

Il est peut-être temps de faire les valises. Demain départ. je n’oublie ni les nounours I L NY, ni les crayons made in taiwan du Moma (c’est écrit en gros, ils n’ont pas honte), ni mes jeans levis 505, ni mon Ipad ancienne génération, l’autre était en rupture. « les composants sont faits au japon et en ce moment le Japon,…il a autre chose à faire.

Grisure, froidure, humiditure, la journée démarre mal, je pars. En même temps, faut bien se rentrer, valise impossible à fermer, ça sent la surcharge.  je m’asseois dessus (sur la valise et les éventuelles réflexions des hôtesses à venir). Ca ferme. Je ne vais quand même pas laisser mes Toblerone, achetés à Roissy ici? Si?

 

 

Super Shuttle: en route pour l’Amérique et au delà

La lune est à ses trois-quarts, Paris ne s’éveille pas encore. Le gentil monsieur de la super shuttle : « ça roule bien, je suis en avance », certes si à 4h25 ça ne roulait pas, ça serait inquiétant. Direction le 12e, dans le van, un joli couple d’américains endormis. On passe devant l’hôtel de ville, les salles de bal sont allumées. Ben qu’est ce qui fait not’t maire, il danse à cet’ heure ?
Un piéton traverse la Concorde, il hèle désespérément un taxi qui ne le verra pas, il rentre à Levallois, mon gars, pas à pas, tu rentreras !

Je pars ce petit matin pour New York-New-York ! J’ai commandé une navette pour l’aéroport. Pratique, elle vient vous chercher chez vous, pas de valise à porter. Seul inconvénient, faire le tour de Paris pour récupérer les autres feignasses.
Rue Mongallet, siège des composants électroniques asiatiques de tout poil, nous stationnons (c’est une rue où il n’y a que des magasins d’électronique). Le chauffeur appelle. Nous stationnons. 5 mn se passent, 10 peut être moins, quand on attend…
Une petite japonaise ou autre des pays bien à l’est d’ici, arrive en courant. Sorry. L’Amérique se rendort. Direction le périph, à fond la caisse.

A cette heure là, des gens travaillent, d’autres tentent de rentrer, déchirés, fourbus et à pied. CDG 2 E assez vide ma foi et face à la porte, le comptoir Air France, KLM, Delta,  majestueusement vide.

A un guichet, une seule hôtesse et face à elle, des virons dans tous les sens.  Il y a même un monsieur en gilet orange, très sérieux qui met les virons en place suivant un plan subtile…je ris. Comment j’arrive jusqu’à la dame ? On dirait un labyrinthe des cahiers de coloriage par où la souris doit passer pour rejoindre le fromage en évitant le chat et/ ou la tapette.
Par là me dit le monsieur en gilet fluo,  je suis docilement le tracé…et j’arrive devant la dame : « je ne suis pas encore ouverte » ah…
Et puis, rajoute-t-elle, c’est par la gauche que vous devez arriver, pas par la droite. Je m’esclaffe, « faut le savoir ! »
En fait c’est exact, il y a deux sorties, l’une à sa droite, l’autre à sa gauche. Vu qu’il n’y a que elle est moi…je ne me formalise pas, je ne vais quand même pas reprendre le jeu à partir de la case départ.
J’attends à gauche. Bien sagement tout en rigolant. Une minute tapante plus tard, j’entends « c’est bon. » je re ris encore.  Puis enregistrement,…porte E41, bien, je remercie, je ressors peut-être pas par le bon chemin, mais bon.
A la porte E 41, re virons vides, une personne devant moi. Je ris et là devant nous, une flopée de casemates vides de la police.
Une bonne dizaine, et dans l’une d’elles, 6 flics hilares et rigolards de voir les péquins voyageurs, attendre bêtement qu’ils ouvrent la devanture. Et en plus ils nous regardent comme des bêtes dans un zoo mais c’est eux qui sont dans la cage, et se foutent de notre gueule.  Et que je te rigole, et que j’éclate de rire. u bout de 5 bonnes minutes, je m’aventure. « Vous désirez ? », daigne me demander un des pandores.
Ben passer. A priori je ne suis pas venue à 5 heures du matin pour regarder passer les douaniers.
« Ça n’ouvre qu’à 6 h , si vous pouvez faire passer le message. »
Je rétorque, « je pense que c’est plutôt à vous de le faire passer non ? »

Je ne suis pas auxiliaire de police. Non mais. Je renseigne tout de même mes compagnons d’infortune qui ne manquent pas d’ajouter, « ah c’est bien la France… » qui en anglais, qui en russe…
Pourquoi demander d’arriver 3 heures avant le vol alors que l’aéroport somnole ?
6h, le rouge passe au vert, passeport, passez, direction la sécurité. Et là revirons, et même plus subtile, des panneaux indiquent un choix : chemin, vert, orange, jaune ????

J’empreinte un chemin puis me ravise, voyant les gens en prendre un autre, en fait tous arrivent sinon à Rome du moins devant un tapis roulant. Du coup il y a plusieurs queues pour une machine à rayons X.
Devant moi, une mamie noire new-yorkaise apostrophe un jeune black new-yorkais qui truande tranquillement pour passer devant mamie blue.
Divergence de vue, échange de propos virulents, enfin engueulade, limite à se taper dessus, bref : « if you’re mother and your father see you », jusqu’à « you’re a sheet, ass hole… »

Les passagers alentour s’en sont mêlés pour calmer les protagonistes véhéments. Résultat, la mamie m’est passée devant.
A priori l’avion décollera avec tout le monde, personne ne devrait courir à côté, de toute façon pas longtemps !

Petit tour rituel pour le Toblerone géant traditionnel en voyage, un paquet de Mm’s et un rouge à lèvres plus tard, j’ai faim. Direction petit dej’ prohibitif, embarquement.

Décollage, film Potiche, déjeuner, éternuement, sieste ankylosée sur fauteuil étriqué, éternuement, film Inception, collation, arrivage enrhumée. Sortie, 0°. Oups, à Paris, il faisait 18°. Passage par la police, photo, empreintes électroniques. Re navette, re « on fait le tour du propriétaire » ici du west side à l’east side sans compter uptown et downtown, ça remplace le bus qui vous fait faire le tour de New York, arrivée Off Soho Suite.
Une rue plutôt glauque, style on va vous égorger au coin. La résidence-hôtel est sympa.  Au mur des photos de groupes de musique qui ont séjourné là. Si ça se trouve je vais croiser Fifty cents et Eminem. Je suis single, on me colle, comme d’habitude dans une soupente, enfin l’équivalent. Rez-de chaussée, deux pièces-cuisine qui donnent sur deux cours sans lumière. Super. Bon, ne déprimons pas, (je me parle à la première personne du pluriel, ça fait nombre) je ne devrais pas y passer trop de temps. Quoique, le rhume a l’air d’une bonne crève, j’ai déjà le nez qui coule et la gorge qui râpe. Merci à la clim’aérienne. Et comme tout rhume va durer une semaine, j’irais mieux en rentrant. Allez, je défais la valise, petite lessive, un bain. Ben comment on ferme l’évacuation ? Il y a bien une manette mais pas de bonde…tant pis, je demanderai plus tard.

Douche, courses au Whole Foods du coin, un supermarché digne des meilleurs traiteurs. Retour à la « suite ». « Sorry, I have a problem to take a bath, I can not shut the … » « show me » me répond le concierge qui ne comprend rien à mon charabia. Il entre dans la salle de bains et là je me souviens que ma petite culotte du voyage sèche accrochée aux robinets de la baignoire. Noire, la culotte avec de petits nœuds blancs. Forcément il la voit, je l’enlève en « sorry-ant ». Pas de problème me dit-il. Aucun. En fait la bonde se ferme par en-dessous. En-dessous la grille à trous. C’est futé, trop pour moi. L’essentiel c’est que je peux prendre un bain. Je remercie le concierge qui me quitte en me recommandant : « don’t put water on the floor. » ben je verrais ce que je peux faire. Ce soir je me couche tôt.

Atchoum ! Demain est un autre jour. Sniff.

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