En passant

Il eut une époque où Paris manquait d’hôtels. Depuis quelques années Paris rattrape son retard. Après Sommier que j’ai beaucoup aimé, qui allie authenticité haussmannienne parisienne et modernité, j’ai visité deux autres hôtels très différents. L’un, La Clef Champs Elysées Paris, décoré brillamment par l’architecte Jean-Philippe Nuel, allie le chic parisien et le contemporain. L’autre, Le Brach, décoré avec originalité par Philippe Starck sort des codes frileux de « l’appartement haussmannien parisien » qui tend à se multiplier avec plus ou moins de bonheur. Deux endroits à découvrir.

Le 5 étoiles La Clef Champs Elysées, est situé rue Bassano , près de l’Arc de Triomphe. Cet ancien hôtel particulier construit en 1907 par la famille Hennessy est majestueux. Jean-Philippe Nuel a conservé les volumes, employé des matières nobles et fait entrer le lieu dans le 21e siècle.

L’escalier d’honneur a été agrémenté d’une suspension de 56 luminaires, dessinée par l’architecte L’hôtel et résidence de 70 chambres, est cossu, chaleureux et moderne à l’image du bar à parfums qui trône dans le lobby. L’une des fragrances est une senteur signature créée pour l’hôtel.

Affilié au groupe qui possède Citadines et Apart’hôtel, l’hôtel propose des appartements avec cuisine .Tout le confort et le service de l’hôtel pour des clients qui demandent de plus en plus ce type de service lors de longs séjours en famille.

Une suite composée d’une chambre et un salon peut s’agrandir d’une seconde chambre pour atteindre 80 m². Les salles de bains en marbre sont de belle taille.

Au sous-sol, une salle de fitness est à la disposition des clients. Des coachs sont disponibles sur demande. La salle de petit-déjeuner de 30 couverts est meublée de banquettes hautes à motifs colorés et graphiques. Une décoration au parti-pris fort et chaleureux. Le room-service est privilégié.

Un bar et un restaurant de 90 couverts proposant de la cuisine gastronomique de Shanghaï ouvriront en mai.

Passons à une autre ambiance: direction le 16e et le designer Philippe Starck avec Le Brach.

le lobby au premier étage
la suite avec terrasse et cuisine

Dans le 16e arrondissement, Philippe Starck est le metteur en scène de l’hôtel Brach
L’ancien centre de tri postal des années 70 a été complètement restructuré pour donner 52 chambres et 7 suites, un jardin potager sur le toit et un club de sport au sous-sol.

La décoration est d’inspiration africaine, tournée vers le brut. Matières naturelles comme le bois, le cuir, le béton, le verre, le marbre et le métal. Mobilier éclectique, objets insolites, et œuvres d’art choisies dans les chambres comme dans le lobby du premier étage donnent une atmosphère chaleureuse qui le démarquent de ses concurrents.

L’hôtel est ouvert au quartier et à ses habitants. Hors le club de sport très bien équipé avec cours, barbier et coachs, le rez-de-chaussée offre un restaurant très agréable avec une carte aux accents méditerranéens du chef Adam Bentalha (plats à partager, brunch 90€) et une pâtisserie menée par le meilleur ouvrier de France Yann Brys.

le restaurant
la salle de sport

Un endroit original et chaleureux ouvert au monde qui mérite le détour. Essayez le bar convivial où les cocktails sont élaborés à partir de produits frais. (23€)

Chez Pétrossian: je vote pour l’Onyx

La trêve des confiseurs, est finie. Mais personne ne nous empêche de la prolonger.

Dans les épiceries fines comme Autour du Saumon, ou chez Bellota-Bellota, spécialiste de la charcuterie ibérique, saumon, taramas délicieux (au yuzu, homard, truffe d’été). On peut choisir une tranche ou un blini  plutôt qu’un paquet, ou pourquoi pas se mettre à cuisiner en choisissant quelques produits d’exception.


Je vous emmène chez Pétrossian  avec une nouveauté: Onyx. La boîte de 6 coûte 46€. Ces billes d’un noir luisant plongés dans l’huile de Camélide bio, sont habillés de feuilles d’or. Ce sont des grains de caviar de 2cm de diamètre, absolument délicieuses. Elles apportent une touche de caviar et un goût iodé à une entrée toute simple. Chez Pétrossian, je l’ai dégustée posée sur une huître. Un délice. Vous pouvez l’utiliser au creux d’une pomme de terre vapeur ou comme suggéré par Pétrossian sur un carpaccio de bar par exemple. 

En passant

Les nouveaux spectacles s’annoncent avec son lot de têtes d’affiche (Daniel Auteuil, Le Malade Imaginaire, au théâtre de Paris, Me Dupond-Moretti à la Madeleine, Dany Boon et Valérie Bonneton au théâtre Antoine,. François Berléand, Michèle Laroque, ..) Je vous recommande, en attendant les nouveautés quelques reprises à ne pas rater. Des succès garantis!

André Dussolier reprend Novecento au théâtre de la Porte Saint Martin. Si vous ne l’avez pas vu au théâtre du Rond-Point ou au théâtre Montparnasse , ne le manquez pas. L’histoire de ce pianiste atypique des années 30, né sur un paquebot et qui y passe sa vie, est formidable. Le comédien l’incarne merveilleusement au rythme du groupe de jazz qui l’accompagne.

Au théâtre du Ranelagh, Thomas Le Douarec remonte son adaptation intelligente et très réussie du roman d’Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray. Le décor tout en boiseries du Ranelagh est un écrin parfait pour cette pièce. La salle historique va ajouter à l’ambiance intimiste de l’histoire. Ici pas de star mais une troupe en harmonie.pour porter l’esprit et l’histoire intemporelle de l’auteur. A voir.

Au tout nouveau Théâtre Lepic à Montmartre, Salomé Lelouch, la maîtresse des lieux a choisi J’aime Valentine mais bon… pour inaugurer la salle toute neuve. Ce spectacle de
Rudy Milstein avec lui-même, Agnès Miguras, Farid Bouzenad, est plein de fraîcheur et totalement en phase avec la mentalité des jeunes d’aujourd’hui, qui pratiquent les sentiments un peu en dilettante… Dur de se trouver et de savoir qui on est, qui on aime et pourquoi on l’aime… Que de questions pour un seul homme!

Idal, d’origine juive mais bon, , se pose des questions ou pas assez ou pas les bonnes, enfin il essaye de trouver une voie. Il part en Amérique bien qu’il ne parle pas anglais, il rentre en France, fréquente Valentine, qui n’est pas juive et qui aime bien retrouver son ex, Marc qu’Idal n’aime pas. Bref Idal raconte et se raconte en compagnie de Valentine, de Marc et des spectateurs.

Si on s’amuse aux situations et on rit aux dialogues, la pièce est une comédie de moeurs de notre époque. La mise en scène de Michaël Chiranian est pleine d’inventivité et de fluidité dans les enchaînements de scènes. La conception du décor modulable est originale. Tout plein de petits plus qui concourent au succès.

Un spectacle qui plaira aux jeunes et à leurs parents !

Rentrée déco: Paris Déco Off

Autant de grisaille en janvier et si peu de lumière , donnent envie de laisser un peu plus longtemps les guirlandes de Noël scintiller et d’envisager de changer la déco.

Vous pourrez avoir une idée des nouveautés et collections 2019 des créateurs et éditeurs en suivant le parcours de la 10e édition de Paris Déco Off , du 17 au 21 janvier.

Nobilis, éditeur de tissus et papiers peints a dévoilé sa nouvelle collection que vous pourrez découvrir sur le parcours.
C’est un plaisir d’écouter Eric Valéro, directeur artistique de la marque qui vous explique avec moult détails comment se crée un tissu. Pourquoi on choisit telle ou telle matière pour donner tel ou tel tombé. Cette année la collection est très « couture ». Bourrette de soie pour les rideaux qui prend tellement bien la lumière. Bouclette composée de laine, viscose et lin, avec fils d’or intégrés pour des canapés cosy et chics.

La collection est vaste et il y en a pour tous les goûts. De la couleur comme des unis rose indien, bouton d’or, brique, turquoise, bleu profond. Mais aussi le classique et raffiné noir et blanc.

Les imprimés graphiques d’inspiration 1930 sont particulièrement réussis. Les motifs jouent sur des hauteurs de fil différent pour leur donner du relief et faire que la lumière structure le tissu.
Les motifs floraux (caoutchouc, narcisse, palme, baie d’Along, sont spectaculaires et la toile de Jouy revisité en satin de coton, du nom de Palazzo, d’inspiration milanaise est très glamour.

La qualité de Nobilis réside dans ses impressions et ses matières comme la laine et soie, le jacquard velours, le velours rongé, dévoré, imprimé, le jaquard velours, le jute « à la brutalité raffinée »… donnent un tombé et une tenue aux rideaux.

La collection de papiers peints s’enrichit de 12 essences de bois comme celle de bois brûlé. Le sisal aussi revient sur le devant de la scène en multiples couleurs, privilégié par les jeunes qui n’ont pourtant pas connu les années 70!

Christian Lacroix Maison, présente également des tissus de canapé, coussins et rideaux luxuriants au nom de Paradis Barbares et aussi pour la première fois un uni pour pouvoir matcher les meubles et les accessoires. Un tapis aux formes graphiques et aux tons multicolores complète la collection très chaleureuse.

Si vous habitez un château ou plus de 3 mètres sous plafond et que vous aimez l’originalité, le panoramique Bois Paradis est magnifique. si vous avez seulement un deux pièces mais que vous aimez la papeterie, le dessin est décliné en carnet, jeu de bagkgammon, …

Une collection de porcelaine a été élaboré en collaboration avec Vista Alegre. Formes découpées et motifs de fleurs (chardon, …) en noir et blanc ou couleur pastel.

En passant

En ces temps troublés où les théâtres et les spectacles sont obligés de fermer alors que Décembre est le mois où les salles sont les plus remplies (merci les manifestations violentes et le chacun pour soi), pensez à offrir des billets de spectacles. Ce sont de beaux cadeaux. En plus c’est facile avec des cartes cadeaux comme celle du Poche par exemple. 

Pourquoi pas du cirque? Le spectacle « Origines » offert par la troupe d’Alexis Gruss est magnifique. Des chevaux et des hommes, cavaliers, écuyères mais aussi acrobates et jongleurs. Tout est réglé au millimètre et en musique grâce à un orchestre live et une chanteuse.

Le spectacle remonte aux origines des numéros équestres. Il nous raconte le début et l’évolution de la voltige, de la haute école… C’est passionnant, beau et poétique. Les enfants regardent les yeux écarquillés les artistes et performances s’enchaîner.

Si les numéros équestres sont magnifiques, j’ai apprécié particulièrement les acrobates et le pas de deux dans les airs merveilleusement poétique. 

L’humour n’est pas oublié avec des numéros où le cheval fait le clown à la grande joie des spectateurs, petits et grands. 

Le patriarche, Alexis Gruss

Le Cirque Alexis Gruss est un cirque où les  artistes sont de trois générations, où la passion se transmet avec bonheur. 40 chevaux, 15 artistes dont 12 de la famille Gruss. 
C’est un spectacle qui éblouit et nourrit.  



Qu’il est agréable de voir les petits-enfants qui il y a deux ans s’entraînaient aux acrobaties et aujourd’hui font partie du spectacle. Qu’il est sympathique de voir les beaux et lumineux Charles et Alexandre réussir leurs numéros à la perfection. Car au cirque, le risque est toujours présent. 

En passant

En allant à la présentation Pierre Hermé des desserts de fin d’année en septembre alors qu’il faisait super chaud, j’ai découvert Beau Passage. Sophie Pic, la boulangerie de Thierry Marx, les fromages de Nicole Barthélémy, l’Allénothèque de Yannick Alléno, la boucherie Polmard…que de grands noms de qualité réunis en un seul endroit. A découvrir dans le 7e. 





La boucherie appétissante d’Alexandre Polmard.  

En passant

En assistant à quelques présentations de bûches créées par les grandes maisons, j’ai constaté que les chefs étaient super jeunes. La valeur n’attend pas le nombre des années. 
Quelques dégustations en illustrations. 


Chez Angélina, la bûche en édition limitée, se fait multiple: sur un socle de yaourt, biscuit croustillant au chocolat blanc , feuillantine et glaçage au chocolat blanc, sont disposées de petits paquets cadeaux aux 3 différentes saveurs.(8 à 10 personnes, 85€.  Nommée Trésor, elle se décline aussi en bouchées individuelles.

Trésor agrume se compose d’une mousse légère à l’amande, biscuit Joconde et compotée aux agrumes, posés sur un croustillant au chocolat blanc.  
Trésor pain d’épice-caramel est une sphère ronde orangée. Il allie une mousse légère au caramel, un biscuit pain d’épice et un coeur au caramel. 
Trésor Choc Africain est pour les fanas de chocolat: biscuit moelleux style brownie, croustillant gianduja, mousse au chocolat noir amer. 
Les saveurs sont légères et satisfont tous les goûts. 

Vous pourrez aussi trouver les classiques de la maison, Mont Blanc, Tentation fruits rouges,(coeur de framboise et miel) et chocolat, en format bûche. Individuel: 8,50€ , 4 à 6 personnes, 42€

Savez-vous que vous pouvez vous procurer les bûches et desserts crées par les chefs pâtissiers des grands hôtels?  

Au Prince de Galles, Nicolas Paciello a créé une pomme de pin, parfait pour une bûche! Mousse de lait au miel de sapin, biscuit moelleux à la fleur de sel enrobés d’une coque en chocolat noir Jamaya 70%. (18 euros la part, 95 euros la bûche pour 6/8 personnes en édition limitée).

C’est une magnifique réalisation sculptée à la main. Elle est accompagnée d’un sorbet chocolat avec infusion de bourgeon. Cette quenelle glacée est délicieuse.
A déguster au bar Les Heures à partir du 10 décembre, sur commande par mail lascene@luxurycollection.com. 

photo V.Guichard 

La galette des rois, elle,  se  nomme le cookie du Prince: un coeur de frangipane parsemé de noix de pécan caramélisées et torréfiées qui rehausse le goût. Très réussie! La fève est un cookie en porcelaine. 

Au Shangri-La, Michaël Bartocetti, jeune chef pâtissier d’origine lorraine, a imaginé une bûche ludique en forme de locomotive agrémentée de son chariot! (Je ne l’ai pas goûtée donc je n’en dis pas plus)

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En revanche, j’ai dégusté la galette des rois toute chaude sortie du four: une galette aux saveurs traditionnelles raffinée. Une frangipane avec des amandes de Valencia alliée à la vanille Bourbon et Tahiti.

Photos Gaia Barabino

Et au lieu de jeter les gousses de vanille, le chef les torréfie  et les mixe, d’où le goût léger de réglisse. Puis glaçage de la galette à base de miel, vanille, fleur de sel, qui lui donne toute sa gourmandise. Je me suis régalée. La fève en porcelaine est la fleur La Bauhinia, qui se trouve sur le drapeau de Hong Kong et qui est aussi le nom d’un des restaurants du palace. 

Ladurée a convié le chef norvégien Sverre Saetre pour une création 100% nordique. Le chef très sympathique a puisé dans ses souvenirs de Noël chez sa grand-mère. Vous trouverez des biscuits traditionnels croustillants et une bûche « Tine ». La forme de la bûche est inspirée de la boite à gâteau traditionnelle qui conservent les biscuits de Noël.  

La bûche décorée de « La Rose de Selbu », une étoile à 8 branches, inspirée d’une rose de la ville de Selbu en Norvège, est constituée d’une ganache montée façon riz au lait, d’une compotée de griottes et épices, agrémentée d’une mousse à la rose. L’ensemble est déposé sur une dacquoise amande et un croustillant de noix de macadamia.  « God Jul » ! 

Quelques macarons made in Norvège aux saveurs de riz au lait et framboise, arbousier (mon préféré), ou brown cheese sont en vente en édition limitée.  


Pour le Nolinski, Yann Briss a façonné une bûche Biscuit noix de pécan, crémeux vanille – sirop d’érable, praliné noix de pécan, mousse chocolat au lait issu de la République Dominicaine. Je l’ai goûtée et je l’ai beaucoup appréciée.

Les deux galettes du Nolinski et du Brach (en forme de feuille)sont sont vraiment délicieuses. J’ai une préférence pour la Réjane: crème amande et noisette, poires caramélisées, caramel vanille.