En passant

L’Odéon aurait-il envie que les spectateurs  se pendent ?  Vu le programme proposé, c’est à se demander. En même temps, je ne sais rien de la qualité des spectacles, je me fie juste au dossier de presse qui est quand même la vitrine de la saison et comme chacun sait, si la vitrine est attractive on entre, sinon on passe ! Je vous laisse juge :

En septembre, Les particules élémentaires, adapté du roman de Houellebecq. Télérama l’évoquait en 2014. C’est l’histoire de deux demi-frères « … Traversant les années 80 et 90, leurs vies s’enlisent dans la misère affective, l’ennui et la haine de soi. L’un devient fou, l’autre se suicide. »   3h50  ça commence bien. Bon Houellebecq, un spectacle qui a fait ses preuves, pourquoi pas.

En octobre aux ateliers Berthier, Les trois sœurs, Tchekhov, bon les ruses on sait ce que c’est. C’est lent et déprimant par nature  Je continue ma lecture du  programme :
en langue des signes russe, surtitré en français et en anglais 4H 15,
Tout est dit ; je l’ai vu en français, et en russe là je pense que je vais zapper la version langue des signes…russe.

En novembre, La vita ferma (la vie suspendue) sous-titré « regards sur la douleur du souvenir » Ca s’arrange
en italien surtitré en français,  2h30
: « l’auteur pose la question de la vita ferma : celle de ses individus que sont les morts celle de leur façon d’exister en nous et en dehors de nous”…Mais chez Calamaro, la gravité des “drames de la pensée” n’exclut pas un humour certain, nourri de ressassements obsessionnels et d’intelligence ironique. »
Ah il y a de l’humour… je respire.

Les trois sœurs…Re-belotte en décembre à l’Odéon  2h35 Deux fois Les Trois sœurs ? Un spectacle de Simon Stone, d’après Anton Tchekhov… Ah ben non c’est une adaptation, donc complètement autre chose si j’en crois ce qu’on nous a déjà servi avec Un tramway nommé désir et Phèdre(s). Que dit le dossier de presse : « Simon Stone revient à l’Odéon, où il est artiste associé, pour y recréer sa propre interprétation du chef-d’œuvre par lequel Tchekhov ouvre le XXe siècle ».
Je me méfie des interprétations mais bon après la même pièce en langue des signes russe je pense qu’il est urgent de ne pas s’envoyer l’interprétation d’un metteur en scène.

A Berthier, Festen : un repas de famille où la famille explose, cela s’impose à quelques jours de Noël… invitez la belle famille comme cadeau de fin d’année, ça va swinguer. Ca dure 1h50 ça va.« Cette œuvre-carrefour offre un matériau idéal à Cyril Teste et au Collectif MxM pour poursuivre, après le succès de Nobody, leur exploration des sociétés contemporaines par le biais de la performance filmique. Définie comme “écriture théâtrale qui s’appuie sur un dispositif cinématographique en temps réel et à vue”, la performance filmique “injecte dans le temps du cinéma le présent du théâtre”, captant ainsi sur scène l’énergie éphémère du plateau de tournage ». Tout est dit. J’aime bien « l’œuvre carrefour », Et si c’est comme dans les Damnés avec la caméra où on ne sait plus où regarder, ça va être top.

Pour bien commencer l’année 2018: Saïgon, sous titré« les hommes approximatifs »  3H 45 ouh on reprend le rythme. En français et vietnamien, bien sûr, surtitré en français ; En fait pour voir un spectacle,  il faut surtout avoir une bonne vue pour regarder les surtitres.

De janvier à mars 3h pour un petit Shakespeare, Macbeth  où tout le monde y passe, une tragédie quoi. Ca va nous changer des drames bourgeois (voir plus haut)

En mars, avril, Ithaque inspiré d’Homère « De part et d’autre d’un espace bifrontal, le public découvrira soit le point de vue de Pénélope, soit celui d’Ulysse. Au terme du spectacle, véritable voyage sur place, scène et publics, réalité et fiction se verront confondus en un seul et même espace » Voilà, voilà.

En mars: The encounter en anglais surtitré en français (ils auraient pu le surtitrer en langue des signes russe, ça nous changerait)  La rencontre,  1h55, petit joueur.
« Muni d’un casque audio, chaque spectateur est immergé dans un univers sonore où le récit se fait parcours initiatique à travers les échos d’une autre nature, aux frontières immémoriales de la conscience. »  Vous savez quoi ? Celui là m’intrigue. Je le retiens.

Après tout cela, en mai, nous avons, roulement de tambour….Tristesses…c’est une blague ? Et bien non. C’est une fable. « Martha Heiger, dirigeante du Parti du Réveil Populaire et favorite des prochaines élections, revient à Tristesses (une île) pour rapatrier le corps de sa mère sur le continent. Mais pourquoi Ida s’est-elle suicidée en se pendant au drapeau danois ? » Mais pourquoi ? 2h 10 pour savoir.

Bérénice, bon a priori, c’est juste Racine. Un espoir, c’est la seule tragédie où personne ne meurt à la fin… cool.

The last and not the least, (en anglais surtitré en vieux françois) pour terminer la saison : L’avare ! Un petit Molière, une comédie ? Ben non faut pas exagérer, on est à l’Odéon. Que dis-je un drame de l’avarice, un suppôt du capitaliste, un tortionnaire d’enfants ? « Ludovic Lagarde met brillamment en relief les deux faces de L’Avare, sommet de la comédie noire. Comédie, car on n’échappe pas si facilement à la vitalité de la vie (même Harpagon songe à se remarier !). Noire, parce que l’Avare reste incurable : l’or lui tient lieu de corps, et la cassette de dernière demeure… » Bref si vous vouliez vous amuser après une saison tragique, passez votre chemin.

Peut-être que tout cela va être génial. Vous avouerez franchement que sur le papier, on a juste envie de zapper.
Courage spectateurs et abonnés, sachez qu’au moins vous pourrez parader dans les soirées germano-pratines. « J’ai vu toute la saison ». Mais non? Si, si. Et ça va?

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En passant

Fan de tennis, j’ai suivi avec passion le tournoi de Roland Garros et assisté dimanche à la victoire sans partage de Nadal. Ou plutôt à sa 10e victoire, fait unique dans l’histoire.
Lundi, je lis 20 Minutes et est-ce pour faire original, le titre est : La dernière bataille Nadal ?

Déjà, je m’interroge : y-a-t-il une erreur dans le titre ? Manquerait-il un « de » ? Ou les batailles ont-elles toutes pour nom Nadal ? Ce qui expliquerait qu’il en gagne autant contrairement aux français qui renoncent aux batailles avant même de les avoir engagées.  Je pense qu’on manquait de place…

Je lis le sujet et suis un peu surprise : en deux mots, l’auteur se dit que 10 victoires, c’est un chiffre parfait et qu’après cet exploit exceptionnel, le majorquin n’a plus qu’à s’arrêter… une vision bien française des compétitions sportives. Une façon de voir qui explique bien la mentalité pas suffisamment  motivée des tennismen français. Un jour Mac Enroe avait dit pour expliquer le peu de réussite des joueurs français en Grand Chelem : Ils n’ont pas à se battre. Dès qu’ils font un bon score, ils ont un sponsor, des contrats de pub… alors qu’aux Etats-Unis, on est nombreux alors il faut se faire remarquer, jouer des coudes pour sortir du lot.
Bref ils n’ont pas la volonté, la gagne, … je ne suis bien évidement pas à leur place. Je l’admets !
Revenons à notre article :
Et l’auteur nous énumérant les raisons qu’aurait Nadal de s’arrêter là :

D’abord 10 est « symbole de perfection : 10 sur 10, copie parfaite, félicitations du conseil de classe »
ben , effectivement pour un sportif qui par définition est nul en classe, ça peut être une raison impérative…

Seconde raison absolument imparable : « C’et aussi un chiffre plus facile à mémoriser »… ET de continuer, en écrivant que s’il en gagne deux de plus, on se demanderait toujours « il en a gagné 12 ou 13, déjà Nadal ? »
Je précise à l’auteur que le chiffre 12 pourrait évoquer, la douzaine et que du coup c’est assez facile à retenir. Je dis ça, je sis une ménagère, alors forcément ça me parle…mais pour un journaliste sportif,  12, ce n’est ni du rugby, ni du foot, bref rien de connu. 13, c’est aussi évocateur, me semble-t-il ? Chiffre porte-bonheur ou malheur, là en l’occurrence, ça porte bonheur.

L’auteur, ensuite, s’inquiète de l’émotion que pourrait encore trouver Nadal dans sa onzième ou même douzième victoire ? Et bien, bizarrement, je pense qu’on le retrouverait encore allongé sur la terre du Central les bras en croix, embrassant le trophée. Moi je dis ça, je dis rien.

Ah oui, il est écrit : « Trouvera-t-il , après sa décima, la même vacuité dégagé (é, personnellement je crois que vacuité bien qu’il n’y ait pas de « e » à vacuité, s’accorde au féminin et que donc dégagé prend un « e ») par les undecima et duodecima du Real Madrid…
L’auteur compare ces hypothétiques onzième et douzième victoires aux 11e et 12e victoires du Real Madrid en ligue des Champions. Je n’ai pas bien vu où était la vacuité quand on voit le délire des supporters du Real… Et il est vrai que les clubs français ne risquent pas d’être envahis par la vacuitéééé, vu qu’ils n’ont jamais remporté la coupe.

Et de continuer, en disant « on a tellement attendu le cap des 10, (« on » c’est qui ? les gens en général, l’auteur qui en connait un rayon sur le sujet ? les champions ? ) que celles qui suivent perdent en valeur émotionnelle »… « c’est à se demander  si cela vaudra le coup de souffrir autant pour gratter de nouveaux Roland Garros ».  « Gratter » moi je dirais plutôt « inscrire au palmarès » ou simplement « gagner ».
Seulement la seule chose que l’auteur oublie c’est que l’état d’esprit d’un champion n’est pas celui d’un français ni même d’un sportif, ni même d’un sportif français, c’est celui d’un gagnant, d’un vainqueur qui ne pense qu’à ça, gagner, un point, un jeu, un set, un match, un open, puis deux, puis 10 tant que la passion, l’envie et le plaisir de jouer sera là. Pourquoi les français ne gagnent pas ? Pas parce qu’ils ne sont pas bons mais parce qu’ils n’ont pas la niaque, l’envie, la volonté de bosser assez et sur le long terme, pour en gagner un puis deux, puis 10. Pour cela il faut être exceptionnel.

Et oui Nadal a souffert et suer pour revenir à son meilleur niveau, je ne crois pas que c’est pour avoir un 10e titre, c’est pour gagner un titre. Comme a dit Toni Nadal, « Je suis surtout content parce qu’il a gagné un nouveau tournoi du Grand Chelem. …ça veut dire qu’il est redevenu le meilleur joueur du monde sur terre battue. » Voilà tout simplement, il veut être le meilleur. Et ça c’est la seule et unique motivation. Une motivation qu’il faut croire les joueurs français n’ont pas et les journalistes non plus !

 

En passant

Tous les matins pendant dix jours, du 6 juin au 16 juin, de 8h00 à 10h00, le Café de la Paix propose en terrasse un petit déjeuner spécial (une boisson chaude, un jus d’orange et une viennoiserie) au prix de 5 euros, à consommer sur place à l’extérieur du restaurant, ou à emporter.

Ce sont les petits-déjeuners du coeur, opération caritative destinée à soutenir Mécénat Chirurgie Cardiaque.
L’intégralité des recettes est reversée à l’association.

Déguster un bon café devant l’opéra et en plus faire une bonne action, franchement qu’est-ce qu’on attend?

En passant

Lundi 29 juin, direction porte d’Auteuil et Roland. Quand on on est un habitué on dit Roland, en familier en intime de Roland Garros. Bref, je me rends dans le temple du tennis invitée par le café Lavazza pour un déjeuner. Ca ne se refuse pas! Surtout que j’aime encore plus le tennis que le café!
Au programme, une rencontre avec les chefs ambassadeurs de la marque qui imaginent des associations avec le café pour des plats gastronomiques et de nouvelles façon de le déguster.

Le Village photo V. Guichard Parisienne à Paris

 Après avoir passé les multiples contrôles de sécurité (efficaces et rassurants), je rentre dans l’enceinte en montrant  mon invitation à une hôtesse qui m’accompagne au guichet correspondant. Il faut le savoir, Roland est le royaume des hôtesses, a priori il y en a plus que des joueurs de tennis!  Pas une ronde ni une grosse, toutes jeunes et super minces. Après avoir entouré mon poignet d’un bracelet à code barres, ding je suis prête pour être scannée à la caisse. « Vos hôtesses sont à gauche en robe bleu marine. On vous prend par la main et on vous remet au bon endroit, à la bonne personne. Impossible de se planter. Je vais donc à gauche, avise une jeune femmes en bleu et hop en route pour le Village.
Tous les sponsors officiels ont leur espace, ils y accueillent leurs clients, relations, presse…

Chez Lavazza, on parle italien. Je suis bien au bon endroit. Le café est super bon, et le barman sert les cappuccinos en dessinant une pomme et en saupoudrant à l’aide d’un pochoir Roland Garros avec du cacao. Classe.
Pendant que les chefs sont sur le central pour se faire shooter, le maître d’hôtel veille au grain et reprend le jeune serveur qui dispose le couvert « à égale distance, fais quelque chose de propre, de joli,  »

Les invités ont bien intégré que nous étions dans le monde du sport tout le monde est en basket, surtout les hôtes qui passent 15 jours debout…
Retour des chefs.

En attendant le déjeuner, une coupe de champagne à la main, j’en profite pour interviewer la seule chef féminine du groupe: Beatriz Gonzalez, mexicaine, elle dirige deux restaurants dans le 8e et le 17e, le Neva et le Coretta.

J’apprends de la jolie et énergique demoiselle que le café n’est pas facile à maîtriser dans la cuisine, car il devient vite amer. « Il faut savoir le doser. On peut l’associer aux légumes, dans les sauces, comme dans une vinaigrette, par exemple. » Et vous le café vous le préférez comment? » « Mon café je le bois froid! »

Simone Zanoni chef du au George au George V et Vivien Durand, deux des chefs ambassadeur

C’est moment de passer à table. Potel&Chabot qui réalise 4000 repas par jour a concocté le repas. A notre table le chef Vivien Durand, chef du restaurant  Le Prince Noir à Lormont près de Bordeaux, apprécie le travail du traiteur. Il est allé faire un tour en cuisine: « ils travaillent les produits frais, je les ai vu écosser les petits pois. Pour autant de personnes, c’est incroyable.

J’ai bien aimé en entrée, Calisson d’asperges blanches, surprise de boeuf aux herbes fraîches, gel de citron,

en plat, saint pierre santé  feuille de chou kale infusion de yuzu au panais bouillon thaï.

Le dessert tout chocolat, black pearl pur cacao (glace) était plus commun. Et surtout il ne nous a pas permis d’apprécier complètement le café gourmand préparé par trois des chefs, Lionel Giraud, Vivien Durand et Yannick Tranchant, pour accompagner le bon café origine Ethiopie. Je ne dis pas ça parce que j’étais invitée mais il était vraiment excellent. Et côté coffee design, entre le milk-shake, le grain à croquer et le taloa opaline grué, j’ai préféré le dernier avec sa glace café contenue dans un petit coussin de galette de maïs traditionnel du pays basque. 

Et ensuite, j’ai vu Nadal sur le court Suzanne Lenglen. Tout parfait! Je suis revenue avec du café. Merci Monsieur Lavazza. Le seul souci c’est que le café est en grains et que je n’ai pas de moulin. Et comme m’a dit une copine: » mais ça existe encore?  » Et oui ça existe encore , j’ai vérifié! Les vrais amateurs de café apprécieront.

 

En passant

Dans le nouveau décor de Yoom, rue des Martyrs, coloré et un peu new-yorkisant, on déguste des dim-sum de toutes sortes. On sait surtout bien y faire pour rester dans la tendance bobo chic asiatique.

Si vous cherchez des classiques de la cuisine chinoise, de l’authentique, ce n’est pas ici que vous les trouverez. Ici on revisite, on crée. Plutôt bon, suivant ce que j’ai dégusté lors de la présentation du nouveau décor.
Si la brioche vapeur m’a laissée un peu dubitative, j’ai apprécié les salades et les nouveaux dim sums: poulet kung-pao, boeuf épicé thaï et boeuf fumé sauce barbecue.
Pour cet été, les créateurs lancent des cocktails ou plutôt des tea-tails élaborés avec Victor Delpierre, champion du monde barista cocktail. A base de rhum arrangé et de thé infusé,  associé avec hibiscus, citronnelle ou menthe, entre autres. Ces cocktails vont parfaitement avec les dim-sums. Vous pouvez aussi les acheter pour les apéros à la maison. (40€ quand même les 75cl))  C’est frais et bon. Ca se boit sans soif…(à consommer avec modération)

C’est un resto moderne, assez jeune de fréquentation, dans l’air du temps. Une chose est sûre, les créateurs sont à fond dans leur business. Benoit Guilbeau avec qui j’ai dégusté, est enthousiaste et vous parle des créations de façon passionnée.

A essayer.

En passant

Photos Véronique Guichard

Suivant l’adage « pour que rien ne change, il faut que tout change », le Printemps de la Maison s’est fait un relooking signé Maison Sarah Lavoine. Résultat : 3 étages lumineux, spacieux et chaleureux selon les codes d’un appartement très parisien. Mr et Mme Printemps reçoivent leurs clients dans leur triplex !

Terminé de squatter le Printemps de la Beauté qui accueille L’Homme, la Maison intègre le 3e magasin au second, troisième et quatrième étage. Maison Sarah Lavoine y a intégré les codes de l’appartement haussmannien si parisien. Au 3e, et au 4e, dans la chambre.

Chaque étage est composé de la même façon : au centre, un corridor où sont présentées les produits emblématiques et sur les côtés, une enseigne par « pièce ». Le long des murs, une coursive passe de marque en marque, comme une entrée dérobée ou le passage du service qui rappelle les pièces en enfilade. Cela permet une autre circulation.

Chaque étage a sa propre ambiance : au second, nous voici dans les pièces de réception avec toutes les marques de prestige, verrerie, porcelaine, luminaires. Le plancher de chêne et en pointe de Hongrie, les encadrements de chaque marque rappelle les doubles-portes, façon orangerie à petits carreaux biseautés. Au centre, de petits sofas intégrés aux tables de présentation, permettent aux clients de se reposer.

Au troisième, étage de la cuisine, les portes qui marquent l’emplacement des enseignes se font plus simples. Les tables centrales sont sur tréteaux prêtes à accueillir de grandes tablées familiales.

Au 4e , monde la chambre, l’atmosphère se fait plus cocooning, avec oreiller, linge de lit, bougies et senteurs pour la maison.

Le plus et la bonne idée a été de dégager les fenêtres pour faire entrer la lumière naturelle comme dans une vraie maison.
Si les marques sont très présentes, Le Printemps a eu quand même la bonne idée de proposer une offre moins luxueuse et aussi moins chère avec la marque Au Printemps Paris.

Le jour de la présentation, les employés prenaient possession des lieux. Manifestement ils appréciaient en s’interpellant par : « c’est drôlement bien, non ? » Je suis d’accord.

Le Printemps honore Sarah Lavoine en lui offrant un pop up store à l’atrium du Printemps Mode. (La marque est évidemment présente au Printemps de la Maison) A savoir au sous-sol qu’on voit depuis le rez-de-chaussée près des escalators centraux. Je précise parce que manifestement les employés ne savent pas où se trouvent l’atrium, ils confondent avec l’auditorium…. c’est toujours du latin mais ça ne veut pas dire la même chose. Si Monsieur ou madame Printemps voulait bien faire une petite mise à niveau avec son personnel, ça serait top!

En passant

Le théâtre Montparnasse accueille D.I.V.A., un spectacle où 5 chanteuses lyriques jeunes et dynamiques font le tour du monde de l’opéra en  1h30.
10 minutes pour chaque oeuvre, de Carmen à Tosca en passant par La Traviata et la Flûte Enchantée ou encore Don Giovanni… Une soirée enchantée et envoûtante qui nous emmène dans un univers poétique et fantastique avec l’humour et les voix en prime!

Flore Phillis et Marie Menand, les deux chanteuses à l’origine du spectacle ne pouvaient pas mieux choisir que Manon Savary, pour mettre en scène cet « opéra » atypique. Nourrie à la musique classique et aux mise en scène déjantées de son père, Jérôme Savary, elle a choisi un univers baroque qui convient bien au concept.
Chaque fille a son caractère bien dessiné par les costumes (Michel Dussarat) et les maquillages et perruques, outrés et décalés.
Pour décor, sur la scène, 5 cubes à différentes hauteurs où les filles se juchent tout en chantant. Elles jouent les rôles de Carmen, Don Juan ou Violeta mais aussi jouent entre elles selon les airs et leurs caractères.
Un quatuor à cordes situé dans une loge d’avant-scène,  les accompagne en live. Une note précieuse et importante qui apporte une touche poétique et précieuse à l’ensemble.

Je ne sais pas si les puristes y trouveront leur compte mais c’est un spectacle plein de fantaisie et de trouvailles avec  5 jeunes femmes talentueuses qui ont trouvé le moyen de s’exprimer. Elles touchent un large public pas forcément mélomane mais sensible à la musique et à la beauté des voix lyriques.
Un spectacle monté au coedeau, qui ravigote par sa fraîcheur et son dynamisme.