En passant

Le 22 juin s’est ouvert à 17h un nouveau concept de magasin beauté-bien-être destiné aux urbains, j’ai nommé: « …le drugstore parisien ». La révolution réside dans le fait que deux groupes de grande consommation Casino (Franprix) et L’Oréal se soient unis pour créer ce drugstore issu des nouveaux modes de consommation. Deux adresses pour l’instant, une rive droite, la plus grande au 66 rue de la Chaussée d’Antin et l’autre rive gauche, 122 rue du Bac.

Petits formats, achats de dernière minute, snacks, lacets, kits couture, marques branchées, de la couleur, du fun, du pratique (borne wifi, cireuse à chaussures, lavabos, coiffeuse en libre-service, …) du sexy, …bref tout pour les citadins plutôt jeunes et décomplexés. Une offre aux prix raisonnables. Mais si vous rapportez au kilo ou au grand format, ce n’est pas si donné que cela. Et 5€ + 5€, ça finit par chiffrer… mais bon si c’est fun, pratique et nouveau…parfait!

Selon les discours des deux enseignes, le drugstore a été pensé pour répondre à tout ce dont nous pourrions avoir besoin au cas où il arrive une opportunité, quelque chose de bien ou de moins bien dans notre journée. Je craque ma robe, hop un kit de couture, je suis invitée, hop des paillettes, j’ai l’opportunité de conclure, hop des préservatifs et le livre des positions originales…, j’ai découché, hop une bosse à dents et un slip de rechange, plus de piles dans ma souris, hop, j’en trouve, un cadeau pour un anniversaire imprévu, … plus de 4234 références et 285 marques sont proposées y compris celle du « …drugstore parisien ».
Je me promène et j’ai soif, faim ou j’ai une envie pressante, hop j’entre au « …drugstore parisien ». L’hiver me rend morose, hop un coup de luminothérapie.

Et si c’est la signalétique des toilettes où homme, femme et autre, vont en coeur, décompléxé, on vous dit!

Le lieu est clair, chaleureux, on a envie de tout toucher et de tout essayer. Vous pouvez mettre vos emplettes ou cadeaux dans des poches en papier aux messages édifiants comme: « kit de survie »… il y a même un bar à cadeaux. Le lieu est résolument anti-morosité, ici on prend la vie du bon côté et on le fait savoir. Et pourquoi pas, la méthode koué a fait ses preuves. et si on peut sourire en faisant des courses, ce n’est pas si mal.

Voilà qui rejoint la pub et la communication franchement humoristique de Monoprix, celle des « gamins » Michel et Augustin… le rire a de beaux jours devant lui au « …drugstore parisien » comme ailleurs.
Manquerait-on à ce point de sourire que même le commerce veuille nous en vendre?

Lancé par le groupe Casino (au-travers de son enseigne Franprix) en collaboration avec L’Oréal France, qui apportera son expertise de leader de la Beauté, ce nouveau concept “le drugstore parisien” repense totalement l’offre beauté et bien-être en se positionnant comme le “magasin urbain du bien qui rend beau, du plaisir utile et de la sérendipité [NB : l’art de faire des trouvailles inattendues]”. communiqué Casino

Pour résumer: « …le drugstore parisien » est une offre fun, décomplexée, pour les urbains qui veulent être beaux et se sentir bien. (dixit les dames des deux enseignes). Beau c’est important. Exit les moches, les campagnards coincés et les moroses! Allez faire un tour et vous saurez dans quelle catégorie vous êtes. Moi, je suis évidemment jeune (la cible du drugstore parisien), belle et ultra décomplexée…

7 jours sur 7  de 10h à minuit du lundi au samedi et de 11h à 20h le dimanche et une fois par mois une ouverture 24h sur 24 avec animations et services bien-être exclusifs

En passant

Quelques présentations déco pour la rentrée  se rassemblent sous le signe de l’ailleurs. De Roche Bobois au quartier du Marais, vous trouverez meubles et accessoires pour faire voyager votre maison. Les boutiques déco ne manquent pas rue des Guillemites et dans le quartier, que ce soit rue Sainte Croix de la Bretonnerie très proche, rue du Trésor ou rue du roi de Sicile. Un tour du monde déco qui ne vous coûtera qu’un ticket de métro. Quelques pistes à suivre.

Au Cirque d’Hiver avait lieu la présentation Roche Bobois de la collection Globe Trotter  signée Marcel Wanders. Dans ce magnifique écrin la scénographie était parfaite pour mettre en valeur accessoires, meubles et lampes inspirés des voyages et de l’esprit de Jules Verne. Si les luminaires m’ont plu, je pense que les impressions très présentes et fournies ne finissent par lasser.

Tout de suite en entrant là où les chevaux et les clowns s’exhibent, on ne peut que se dire que le lieu a été bien choisi pour mettre en valeur cette collection un peu mystérieuse, poétique et rétro.
Les tapis évoquant Paris, Londres et Istanbul, posés sur les sièges des tribunes sont autant de tapis volants dans l’espace. Ces mêmes impressions se retrouvent sur des coussins, des sièges et même des paravents double-face.

Comme un secret dévoilé qu’aux initiés, des cabinets et buffets arborent un extérieur uni laqué et un intérieur aux motifs imprimés. En contrepoint  deux tapis très graphiques s’affichent en noir et blanc presque hypnotiques. Encore du tissu inattendu graphique et coloré pour les pieds de la table de salle à manger La Parisienne.

Les canapés et fauteuils Montgolfière aux accoudoirs gonflés et accueillants, portent bien leur nom. De la rondeur également pour la lampe à poser et le luminaire Up en tissu et base béton. Les tables basses  Chess affichent leurs courbes en bois massif ou en fibre de verre colorée. 
D’inspiration japonisante, la bibliothèque Dojo présente des panneaux coulissants en façade y compris un mi
roir, pour jouer avec les objets à cacher et révéler quand on en a besoin. Pratique et ludique à la fois. 

Avant de partir j’aperçois un monsieur tiré à quatre épingles, un dandy à cheveux blancs qui pose son regard de propriétaire sur la métamorphose du lieu. Il s’agit d’Emilien Bouglione. Je n’ai pas manqué de le saluer et omis de faire un selfie… la politesse et l’élégance n’ont pas besoin de s’afficher.

Autre présentation déco à laquelle je me suis rendue rue des Guillemites dans le Marais à deux pas du Point Virgule.  J’ai remarqué en passant un pop up store Démodé, émanation de la boutique située rue de Grenelle.: bougies, coussins, linge de maison… très joliment arrangés. Ici aussi on voyage via les assiettes , les lampes et les vases… et beaucoup de lin. Cette matière naturelle, facile à vivre et décontractée, ne se démode pas. 

Revenons à la présentation de quelques marques de tissus, verrerie papiers peints, …
Commençons par le lin, notre vedette de la saison (même s’il st aussi plébiscité en hiver).
Elitis auteur et éditeur de tissus, lance pour la première fois une gamme de rideaux en lin prêts à poser.  Le système d’accroche et de mise à niveau est très simple. On plie simplement le haut à bonne hauteur et cela fait comme un ourlet visible. Des motifs noir, liseré ou tâches soulignent ce repli. La matière naturelle est renforcée par le choix de couleurs très nature, comme naturel, blanc, carbone, bleu graphite, dark bronze.
Tapis, coussins, miroirs en laine, velours… dans des nuances de vert, or et rouge agrémenteront chambre et salon classiques par leurs motifs exotiques.

Exotiques également, les papiers peints d’Au Fil des Couleurs évoquent les tissus des boubous des femmes africaines, le wax. Une explosion de couleurs qui dynamisera votre intérieur avec cette nouvelle collection signée Sandrine Alouf!

Luminarc, pour ses 70 ans, a créé Lumokit, des verres à pied en kit de 3 éléments: une partie haute pour boire, un pied et entre les deux, un tube de couleur en plastique interchangeable. C’est rigolo, jeune, et en plus le tout est vendu dans un coffret qui sert de panier de lavage. Le coffret propose 4 verres à vin et 4 flûtes. Ludique.

Chez Kitchen Aid, votre cuisine chic se donnera des airs asiatiques avec le wok intégré à votre plan de travail ainsi que la plancha. La marque remonte le temps avec le frigo à l’ancienne qui intègre les essentiels de Kitchen Aid: coins arrondis et couleur laquée. Le noir est chic, le rouge est explosif!

Saviez-vous que Kitchen Aid créait des accessoires, plats et ustensiles? Vous les trouverez sur le site de la maison.

Aniza vous embarque au Mexique avec ses coussins  en laine, lin et coton qui mixent la fabrication par des artisans locaux à des tissus européens de qualité.

Photos Véronique Guichard

 

 

 

En passant

Ah la prose du monde du luxe, tout un poème. Pour en avoir une démonstration, il suffit de lire un must, le texte de la présentation  sur le site du Printemps, de cet incontournable de nos pique-niques estivaux,  j’ai nommé Mood. L’oeuf de chez Christofle abrite je vous le donne en mille, Camille, (Emile c’est trop bas de gamme), des couverts . C’est d’un chic, surtout, dans sa version or rose et… nomade. Manquerait plus qu’il reste à la maison…

Oui l’ultra chic, c’est de se déplacer avec son sac à pique-nique en or mais qui plus est, n’abrite ni les assiettes ni les verres. Il ne manque plus que la mallette Hermès pour la porcelaine et les flûtes.Faut un sherpa pour porter le tout mais sinon c’est ultra classe. Surtout comme le dit le texte « posé sur un coin de nappe à carreaux ». Restons simple. Et encore on n’a pas la bouffe. Pardon, les mets délicats que nos papilles ébaubies apprécieront. 
Revenons à nos oeufs en or: la nouveauté de l’année, les sangles pour le rendre nomade. C’est beau nomade, c’est plus chic que portable. C’est ça la nuance chic, prendre des mots que le commun des mortels n’emploie que rarement un jour improbable: épicurien, hédoniste, bucolique, dinette… et aussi puiser à foison dans le superlatif: unique, festin, somptueux, fascinant, précieux…

« Déjà ultra-désirable, l’œuf Mood se décline aussi cette saison en version Nomade. Grâce à des anses en cuir aux finitions parfaitement maîtrisées, (manquerait plus que ce soit de l’à peu près) cet objet de métal précieux accompagne nos sorties estivales préférées. Il trouve sa place partout, au cœur d’une belle tablée, ou plus simplement dans l’herbe, sur un coin de nappe à carreaux à l’ombre d’une pinède ensoleillée. (Exit la Normandie, misons plutôt sur la Riviera) Il suffit de soulever le chapeau d’acier de cet objet fascinant pour se laisser surprendre : un service complet de couverts pour 6 personnes pointe le bout de son nez. (What a surprise!) L’accessoire idéal pour partager en famille la récompense de fin de semaine, le pique-nique convivial à la française. Le bout du monde n’est finalement pas si loin…

Trop smart…heureusement qu’ils ont inventé un truc pour le transporter hors de la demeure et lui fait prendre l’air parce que sinon je ne sais pas comment on aurait fait. Manquerait plus qu’on le colle dans un sac ikéa pour le transporter. Là pour le coup ce serait osé! Cet objet garni de lanières, est indispensable. On dirait qu’on se déplace avec son ballon de rugby perso mais non c’est juste couteaux et fourchettes.

BRANCHÉ ET CHIC L’ŒUF À BRIDES, RECONNAISSABLE PAR SA SILHOUETTE OVOÏDE, VOUS SUIT DÉSORMAIS PARTOUT.

Je vous l’ai dit: on dit brides pas sangles ou lanières. Et en plus l’oeuf qui par définition est ovoïde… nous suit partout. Au bureau, en voyage, dans le métro, hop là j’emporte mon oeuf, on ne sait jamais si j’avais une petite faim…car personnellement je ne mange, que dis-je, je ne déguste, qu’avec des couverts.

L’accessoire idéal pour partager en famille la récompense de fin de semaine, le pique-nique convivial à la française.
Idéal, mais comment allons nous faire nous les pauvres, sans cet oeuf indispensable pour éclairer nos congés de fin de semaine et passer un week-end avec les mioches et les potes en buvant des coups et en se goinfrant de chips sur le bord de l’autoroute? Je m’interroge.

1500€ avec la bride, quand même en métal argenté ou or rose. Mais pour les puristes de la simplicité et de la préciosité, il existe la version or 24 carats 11500€  et là faut pas se le faire chourer en forêt de Fontainebleau.
Promo: si vous achetez sur le site pour 4000€ dans la nouvelle collection, on vous donne la bride… trop cool. Merci Christofle et merci à l’auteur de la prose du Printemps (A mon avis, ils sont plusieurs).

 

 

En passant

Si vous voulez aider le festival pluridisciplinaire TRANSFORMES, qui se  tiendra à la Villette les 8 et 9 septembre 2018 pendant 24h non stop,  cliquez sur Helloasso.
Il manque quelques sous sonnant et trébuchant pour boucler le budget de ce festival 
dédié à l’émergence artistique.  Alors si vous vous sentez producteur voire mécène ou simplement donateur, cliquez!

En tant que spectateur vous aurez le choix entre le théâtre, la danse, la musique, des performances, des ateliers, des conférences, des débats… alors je remets le lien :
https://www.helloasso.com/associations/equip-arts/collectes/transformes-scenoscope-12

 

 

En passant

Charal a réuni hier les journalistes gourmands pour son barbecue d’été. Goûtu et sympathique mais que de queue, que de queue.

Nous étions conviés sur une barge située port Conférence.  Où? En fait c’est l’Alma. Je vous rassure personne ne connait, pas même les taxis si j’en crois une copine dont le taxi s’est promené jusqu’à la maison de la Radio… Bref, sur le roof top après avoir coiffé un chapeau de paille entouré d’un galon à tâches de vache siglé Charal (dommage, j’adore les vaches mais moins les marques),  je commence par un cocktail Spiderman (vodka piment sureau) plutôt que Jedi (gin, citron kiwi), histoire de se mettre en forme. Enfin je fais la queue pour le cocktail. Pendant que quelques uns jouent à la pétanque (et oui), les autres patientent. 

3 planchas pro sont installées: l’une pour les brochettes marinées succulentes, l’autre pour la grillade épaisse et la troisième pour les mini-burgers. Une table est dédiée aux accompagnements: salades et pommes au four.  Si vous voulez goûter de tout, prenez votre mal en patience. 

Dans ce type de lieu il faut s’organiser en équipe et faire la queue à plusieurs pour glaner de quoi sustenter le groupe. Si vous êtes seul, vous êtes mort. Adieu veau, vache, boeuf en tous genres. Surtout qu’aux burgers, le charmant mais bavard serveur fait choisir, le type de pain et de garnitures (sauce, oignons frits, salade…), ce qui évidemment ralentit la progression.

Et il faut compter aussi avec les resquilleurs, les mal-élevés qui, mine de rien (c’est trop drôle parce qu’on les voit très bien) passent devant vous. Et en plus, une fois servis, ils reviennent et repassent devant vous, sans vergogne. Hallucinant. Ce sont des vieux de la vieille, des à la retraite, qui profitent d’être toujours invités pour se restaurer (et picoler) à l’oeil. Ils profitent aussi de ce que les collègues soient bien élevés et ne leur marchent pas sur les pieds. Quoique je leur aurais bien planté la brochette en bois style banderille…

J’ai devisé avec quelques personnes charmantes. La queue ça rapproche. Ma copine a fini par arriver énervée d’avoir interviewée une youtubeuse  qui a sa question: quel est votre plat préféré, lui a répondu: » je ne comprends pas votre question. Ce à quoi ma copine a rétorqué: « je vous demande votre plat préféré, qu’est-ce que vous ne comprenez pas là-dedans ? … »

Les burgers avaient du goût tout comme les brochettes et la viande était fondante mais il fallait les mériter. En même temps, vous me direz, on n’avait que ça à faire…

 

En passant

Vous êtes du genre, « c’est moi qui l’ai fait avec mes petites mains », à réaliser robes et tops, à tricoter la layette et les chaussettes, à coudre coussins et rideaux, Mondial Tissus est pour vous! Editeur et distributeur de tissus, la marque inaugurait sa boutique éphémère à Paris les 11 et 12 juin. et lançait sa propre marque: La Fabrique.
L’occasion pour les clientes et les clients, mais si, il y en a, de participer aux ateliers, de découvrir les tissus (y compris des bios) et de se fournir en boutons, patrons (il y en a même pour ces messieurs) et autres aiguilles à la mercerie.

IMG_2061Pour éveiller  les envies de redécorer sa maison, plusieurs ambiances étaient imaginées par couleur, de la chambre au salon, du bureau d’ado aux transats rééquipés par les multiples tissus à disposition.

IMG_2060Pendant la visite du lieu, j’ai découvert une machine qui va équiper les boutiques et faciliter la vie des couturières: la projection laser de patron sur le tissu. Plus besoin de papier, on programme la machine avec le bon patron et hop, vous n’avez plus qu’à prendre une craie et suivre la lumière.

IMG_2062Il y avait aussi les machines à coudre pour se lancer et une mercerie bien fournie pour donner des idées à sa créativité. Vous pouvez même vous lancer dans la confection de vos serviettes de bain!  Et si vous avez la fibre artistique, vous pouvez imaginer le futur imprimé mode de la collection automne-hiver 2018 avec le concours Dessine-moi un tissu.

IMG_2063Si vous avez des velléités de vous lancer dans la couture, le site Mondial Tissus, vous tend les bras avec ses tutos et ses inspirations. Et si vous préférez choisir les tissus et faire réaliser par Mondial Tissus, c’est possible aussi.
Pas de magasin à Paris mais vous en trouverez en banlieue et en province.

En passant

Si juin signifie la fin de saison pour le théâtre parisien, il reste des pièces à découvrir et même quelques unes qui démarrent pour divertir les spectateurs de l’été. Petit tour par le quartier Montparnasse.

La comédienne Judith Magre, (91 ans) incarne « Une actrice » de Philippe Minyana dans la petite salle du théâtre de Poche. La pièce se déroule en deux temps. Nous assistons à un monologue  puis un journaliste (Thierry Harcourt, le metteur en scène ou Christian Barbier) qui aimerait écrire un livre sur elle, l’interroge sur sa vie. Lui parle du passé, elle, ne pense qu’au présent.

Au gré des questions, sont évoqués les artistes que l’actrice a fréquentés au fil de sa carrière et de sa vie. C’est une pièce au charme nostalgique et à la gloire d’une femme qui a dédié sa vie à la scène et à l’amour.
J’avais vu Judith Magre il y a bien longtemps dans la pièce Inventaires du même auteur. Droite comme in I, elle possède toujours la même verve et un phrasé qui n’appartient qu’à elle.
Quand je l’avais interviewée il y a quelques années, elle m’avait dit préférer jouer que rester chez elle! Elle n’a pas changé d’avis.
jusqu’au 15 juillet.

Au Rive Gauche, Corinne Touzet Voyage en Ascenseur en compagnie de Jean-Erns Marie-Louise. A la veille du pont de l’Ascension, Juliette, bourgeoise d’âge mur, se trouve coincée dans un ascenseur en compagnie de Moctawamba, homme de ménage africain.  Après l’affolement, la méfiance et la résignation, pour elle, viendra le temps de l’écoute et de la découverte pour les deux sinistrés qui ne peuvent compter que l’un sur l’autre.
La comédie de moeurs de Sophie Forte fondée sur le choc des cultures, confronte les deux personnages à leurs a priori et aux préjugés de chacun. Il en résultera pour l’un et l’autre, une meilleure connaissance d’eux-mêmes. Les répliques fusent, les spectateurs se régalent. Le huis-clos, pas toujours facile à mettre en scène (Anne Bourgeois), n’est pas étouffant pour le spectateur qui se met facilement à la place des deux protagonistes. Comme dans toutes les pièces de l’auteur, la profondeur est tout près de la comédie, une peu comme dans la vie. 

Au théâtre Montparnasse, Le Fil à la Patte, grand classique de Feydeau, revisité années 50, nous amuse. Quiproquos, général d’opérette, cavalcade, homme dans le placard et le fameux Bouzin (Marc Fayet) en caleçon sur le palier, rien ne manque à cette histoire de fiancé (Jean-Pierre Michaël) qui aimerait se débarrasser de Lucette, sa chanteuse de maîtresse avant son mariage. Mais comme un fait exprès à chaque fois qu’il veut rompre, il couche de nouveau avec elle… Et voilà que la belle-mère, très élégante Catherine Jacob, invite pour la signature du contrat de mariage, la chanteuse en vogue…Sauve qui peut pour le fiancé, confronté également à un général sud-américain haut en couleur (excellent Bernard Malaka), amoureux de la chanteuse et très remonté contre ses prétendants.

Même si on connait par coeur la pièce, elle est tellement efficace et réglée comme du papier à musique qu’on se régale quand même.
La mise en scène mise sur la vidéo pour créer le fameux escalier de l’immeuble emprunté par la noce et où se pauvre Bouzin va se retrouver, piégé. L’effet est assez réussi. La pièce demande énergie et rythme, ce qui ne manque pas à la troupe, même si j’ai trouvé qu’un grain de folie serait le bienvenu pour emporter le tout!
Mercredi et samedi soir surtitré en anglais