En passant

Le théâtre Montparnasse accueille D.I.V.A., un spectacle où 5 chanteuses lyriques jeunes et dynamiques font le tour du monde de l’opéra en  1h30.
10 minutes pour chaque oeuvre, de Carmen à Tosca en passant par La Traviata et la Flûte Enchantée ou encore Don Giovanni… Une soirée enchantée et envoûtante qui nous emmène dans un univers poétique et fantastique avec l’humour et les voix en prime!

Flore Phillis et Marie Menand, les deux chanteuses à l’origine du spectacle ne pouvaient pas mieux choisir que Manon Savary, pour mettre en scène cet « opéra » atypique. Nourrie à la musique classique et aux mise en scène déjantées de son père, Jérôme Savary, elle a choisi un univers baroque qui convient bien au concept.
Chaque fille a son caractère bien dessiné par les costumes (Michel Dussarat) et les maquillages et perruques, outrés et décalés.
Pour décor, sur la scène, 5 cubes à différentes hauteurs où les filles se juchent tout en chantant. Elles jouent les rôles de Carmen, Don Juan ou Violeta mais aussi jouent entre elles selon les airs et leurs caractères.
Un quatuor à cordes situé dans une loge d’avant-scène,  les accompagne en live. Une note précieuse et importante qui apporte une touche poétique et précieuse à l’ensemble.

Je ne sais pas si les puristes y trouveront leur compte mais c’est un spectacle plein de fantaisie et de trouvailles avec  5 jeunes femmes talentueuses qui ont trouvé le moyen de s’exprimer. Elles touchent un large public pas forcément mélomane mais sensible à la musique et à la beauté des voix lyriques.
Un spectacle monté au coedeau, qui ravigote par sa fraîcheur et son dynamisme.

 

Rural, le retour: satisfaction mitigée

Un samedi , ma belle amie Anne, m’invite au resto. Je me dis « tiens si je lui faisais découvrir, Rural, au Palais des Congrès. J’avais été enthousiaste lors de la soirée de lancement.
20h30, nous débarquons dans le chalet d’alpage que je trouve parfaitement décalé mais rigolo, surtout dans ce palais bien glacial. Pour la faire courte, nous avons été déçues, surtout qui avait proposé l’endroit.

Nous avons attendu un bon moment pour avoir la carte.
Nous avons attendu un bon moment pour commander.
Le plat est arrivé très vite (trop vite je pense) avant les cocktails que nous voulions essayer. (Soit dit en passant, le garçon nous a déconseillé le cocktail du chef… »vraiment le moins bon de la liste ». Peut-être qu’il n’avait plus les éléments pour le faire…) Nous avons donc décommandé les cocktails.
Les quenelles étaient trop cuites, pas très joufflues mais la polenta crémeuse et la sauce verveine, originale. mais bon pas de quoi se relever la nuit, non plus. Le plat est présenté dans une cocote trop grande et la cuillère de service pas pratique.

Heureusement le buffet des desserts a sauvé la situation. Mais ce qui serait bien c’est de mettre le semoule où l’on rajoute une sauce dans un bol à part et pas avec les tartes…

Bref, on a trouvé ça cher pour ce que c’est (surtout Anne, vu que c’est elle qui régalait), le lieu bruyant, le service lent mais sympa, la cuisine moyenne. manifestement il y a des réglages à faire.

A la table à côté, un convive avait l’air de se régaler avec la blanquette au lait d’amande (+ 5 € sur la formule 24€ E/P ou 29,50€ E/P/D), son voisin avait pris la tartiflette un peu plate, à mon avis…
J’aurais du prendre le pormonier.
On verra la prochaine fois….ou pas.

En passant

Dans le 15e, le centre Beaugrenelle a fait naître dans le quartier des boutiques un peu bobo comme Oranjade. Claire et pimpante, inspirée par les voyages, elle recèle de la déco tendance et des accessoires de mode.

Les pièces proviennent du Moyen-Orient, de nos voisins européens, d’Asie mais aussi de créateurs français. Assiettes, bols, verres, coussins, nappes, serviettes, boites, cadres photos, tapis, luminaires, papeterie, pochettes en coton bio,… cactus, matriochka en noir et blanc…c et même de jolis fauteuils cosy. C’est un bazar ethnique chic pour un intérieur coloré et gai.
Pour maman ou pour vous, vous craquerez pour des bijoux fantaisie, des foulards en coton ou coton et soie, tissés en Ethiopie, au Cambodge, en Inde.

Vous pouvez aussi commander en ligne vos coups de cœur. Ce n’est pas immense, mais bien présenté et les demoiselles qui vous accueillent sont charmantes.

Photos Véronique Guichard

En passant

Mardi 10 mai, rendez-vous chez le designer Eric Gizard pour le lancement de la Nowa Watch Shaper. Qu’est-ce que c’est que ça? Comme son nom l’indique c’est une montre. J’adore les montres alors allons voir cette nouveauté connectée et surtout qui s’ajuste automatiquement à l’heure du pays où on se trouve grâce à son application pour smartphone. Sympa pour les jet-laggers et même pour les voyageurs occasionnels qui sont un peu perdus dans les fuseaux horaires. Voilà une bonne idée de cadeau pour les mamans et papas globe-trotters.

Pour le design, son créateur, Eric Gizard, a choisi une forme ronde et privilégié la simplicité et le classicisme pour justement éviter le côté geek: « je ne voulais pas d’un ordinateur ». C’est avant tout une montre avec un mouvement Swiss Parts, même si elle est aussi un traqueur d’activités qui compile les données du sommeil, le nombre de pas., le nombre de calories brûlées, la durée d’exercice. Elle possède également un déclencheur à distance pour prendre des photos en toute discrétion depuis le smartphone. Pour la première fois, vous téléchargez l’appli, vous l’ouvrez. L’appli trouve la montre via le blue tooth et vous mettez s’il en est besoin, les aiguilles virtuelles comme celles placées sur votre montre et hop, c’est bon , prêt pour partir en voyage.

C’est aussi la montre connectée la plus fine, pas plus de 9,75mm, impression de finesse accentuée par le côté biseauté du boitier. Il y a plein de petits détails qui font de cette montre classique et même un peu vintage, un accessoire stylé sans « se la péter ». Les aiguilles sont bleu turquoise, couleur de la marque, le cadran est en acier ou en cuivre rose (ma préférée) selon les modèles. Le fond est blanc ou noir, les bracelets en cuir italien, qu’on peut changer facilement, sont marron clair, noir, bicolore (nylon blue).

C’est une montre unisexe que je trouve tout de même plus masculine que féminine  au premier abord. Je me suis souvenue des montres des années 70 que portaient ma mère, et c’est vrai qu’elles étaient grandes et rondes. C’est une question d’habitude. Pour une femme je choisirai le cadran en cuivre rose qui adoucit le côté classique et donne une note originale. Eric Gizard qui dessine également des lampes et appliques led très graphiques a été inspiré par l’une d’elles, justement en cuivre rose.  (199€ et 299€)

Pour se procurer ces créations, il faut être moderne et passer par la souscription (livraison en juillet) sur le site américain de  crowfounding
Prix à partir de 149 $ou auprès du show- room du designer Eric Gizard : 10, rue Jean-Jacques Rousseau 75001 Paris tél. 01 55 28 38 58    information@ericgizard.com
Bémol: je trouve dommage que le site où on peut trouver des explications soit exclusivement en anglais.

A venir un bracelet bleu et un  mastic pour l’été et plus tard une montre « ni ronde, ni carrée »….dixit le designer. On en reparlera.

En passant

Après le concept-store Empreintes, ma copine Gaia, from Italia, m’entraîne (plutôt me traîne) chez Brabantia pour la présentation de la new spring/summer 2017 collection.
Quelles nouvelles du côté des poubelles? D’abord il n’y a pas que des poubelles mais des ustensiles, des boîtes, des planches à repasser…et des poubelles et aussi de la couleur en veux-tu pas, en voilà!
Un magasin désaffecté fait office de show-room. Sur une table, pour les invités,  du thé Lipton, c’est la fête.

Au fond, nous apercevons les précieuses nouveautés. Après avoir avisé (plutôt alpagué, vu que personne ne s’occupait de nous) un jeune homme s’affairant par là, monsieur B (B comme Brabantia) nous fait la visite guidée:
En gros, Brabantia voit tout en couleur. Après nous avoir plongé dans le noir, hop là place au chatoyant. Finie l’humeur morose dans la cuisine. Et en plus il y a des cadeaux:  avec la planche à repasser, vous est offert un drap de plage assorti, ou pour les notes de musique, une liste spéciale sur spotify …, les boites carrées sont carrées… pour plus de facilité de rangement.
Ils ont mis du temps mais ils ont trouvé que le carré c’est plus facile que le rond si on veut les aligner au carré! Et colorées c’est plus gai,  (soit dit en passant, elles sont super étanches et pour les amateurs de bio ça compte, ça évite les mites alimentaires de s’attaquer à nos provisions. Et oui,  c’est bien gentil de pas mettre de pesticides mais du coup les petites bêtes s’éclatent donc boites bien fermées où elles ne peuvent pas se glisser)
Ensuite nous avons des petits ustensiles enlève-trognon, petit fouet (pour émulsionner pas pour émoustiller), allume-gaz  qui sert à allumer les bougies parce que les cigarettes il y en a plus), le tout en rose, en vert, en bleu…
Sympa, ça révolutionne pas le produit mais c’est gai. Choisissez une couleur par objet, ou par genre vous vous y retrouverez facilement dans la cuisine ou dans le tiroir.
Mais le must ce sont les nouvelles poubelles:
monsieur B s’exalte: revêtement haut de gamme et nouvelles couleurs minérales: rouge burgondy dirait-on chez les anglais, safran chez les bonzes, bleu glacier chez moi et blanc, dirait-on à l’hosto, mais le must c’est le doré:  si, si or super chic, la Mineral Golden Beach.
Une poubelle à pédale dorée dans la cuisine même Stark n’y avait pas pensé, un truc qu’on n’ose même pas y mettre ses déchets dedans, et bien ça rend d’enfer. Dans une cuisine ouverte sur le salon, ça classe!
Ne voyant que le revêtement grainé je pose la question de la ménagère de moins de 50 ans, CSP plus, responsable des achats:  » c’est facile à nettoyer ça? »
Monsieur B s’exalte: « madame touchez, c’est une matière très agréable »… certes mais personnellement je passe plus de temps à nettoyer la poubelle qu’à la caresser,  je devrais peut être revoir la question.
Est-ce que j’aurais raté une tendance? Soyez sensuelle avec la poubelle. Je vois bien le sujet dans ELLE, jamais sans ma poubelle, moi et ma poubelle…
Evidemment si la poubelle entraîne l’orgasme , va y avoir des commandes, je sens que le tri des déchets va marcher comme jamais.
J’oubliais, il y a aussi des poubelles de salles de bains qui s’accrochent au mur… pour y grimper?
Monsieur B douche mon enthousiasme: » C’est la collection précédente. »  Tant pis, je vais me contenter de la collection qui porte bien son nom: Sense of Luxury
En passant

J’ai rencontré Janeth Cousin, céramiste d’origine colombienne, grâce à mon amie Gaia, quand nous avons visité Empreintes, le concept-store, des métiers d’art.
Elle y a exposé et y reviendra en fin d’année puisque c’est le principe de la maison, on y reste 3 mois et puis on laisse la place à d’autres mais 6 mois plus tard on peut revenir!

J’ai trouvé magnifique ses plats, tasses, vases, pots, vide-poches dont on peut se servir comme objet du quotidien ou simplement en objet d’art pour décorer. Ses créations en noir et blanc ont beaucoup de caractère et de présence. Les motifs sont graphiques, à damier, et pour certains tiennent du trompe-l’oeil. D’autres évoquent un paysage urbain stylisé.
Cet entremêlé de blanc et de noir est un mélange de grès et de porcelaine. Les plats sont munis de pieds pour une meilleure assise.

Le mieux est encore de vous montrer les créations que vous pouvez acheter sur son site ou à son atelier.

En passant

Dans le très bobo quartier du haut Marais, à deux pas de la rue de Bretagne et du marché des Enfants-Rouges, au 5 rue de Picardie dans le 3e, s’est ouvert EMPREINTES, un concept-store dédié aux métiers d’art. Céramique, meubles, bijoux, sacs,… toutes les pièces, plus de 1000, sont signées de 300 créateurs pourvu qu’ils soient adhérents aux Ateliers d’Art de France. Tous les 3 mois, une partie est renouvelée.

photo véronique Guichard

Déjà le lieu est grand et super lumineux grâce à ses baies vitrées. C’est très agréable de se promener dans ce lieu mi-magasin-mi-galerie car les objets sont très bien mis en valeur. Ici on peut entrer sans être intimidé par l’endroit. Tout est à vendre et les pièces sont uniques ou en série limitée. Vous trouverez des tasses, des plats, des vases, des boites à tous les prix et dans toutes les matières. Céramique, pâte de verre, bois, métal, plumes, cuir…

Au rez-de-chaussée, l’art de la table est à l’honneur: tasses, assiettes, plats, … en couleur ou en noir et blanc. Toutes les formes et toutes les techniques pour une table unique. Ici on peut toucher les objets façonnés main, les regarder de près. Des tasses à 36€, des mugs à 42€, des prix raisonnables pour la qualité et la rareté. Il y a aussi des suspensions, du textile…

Le premier étage est dédié à la verrerie avec des vases, des sculptures, des carreaux à accrocher au mur ou à poser… On trouve aussi des couteaux et aussi une splendide console en résine bleu laqué (7800€) et une exposition des prix de la jeune création. Vous pouvez faire une pause healthy au café By Season qui propose mets vegan et jus de fruits bio.

photo: Claude Weber

Le deuxième étage abrite l’espace bijoux où il y a des boucles d’oreilles, des colliers, des bracelets et des bagues pour tous les goûts et en toute les matières, y compris en charbon… On y trouve aussi des meubles et des luminaires et le coin bibliothèque où vous pouvez vous asseoir dans de grands canapés pour feuilleter un ouvrage d’art. Les caves à cigares en ébène blanc près des livres, sont de pure merveille (1160€).

Bientôt Empreintes deviendra une marque et on pourra acheter sur le site toutes les créations.