En passant

Au-delà de l’émotion mondiale, suscitée par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, merveille spirituelle, architecturale et humaine de 850 ans, le patrimoine, les vieilles pierres, les châteaux, intéressent les français. Une association, VMF, (Vieilles Maisons Françaises) qui est aussi une fondation, publie une revue bimestrielle. VMF qui évoque également les jardins et plus généralement l’architecture.

Maisons, châteaux, demeures, racontent au fil des siècles l’évolution des moeurs et modes de vie de leurs habitants. Le beau livre La Demeure en France, l’art de vivre heureux , (éditions de l’Esplanade) publié à l’initiative de l’association Vieilles Maisons Françaises, passe en revue les organes du château, de la cuisine à la sphère intime jusqu’au spirituel avec les bibliothèques, ses chapelles et ses oratoires. On y évoque aussi les jardins, les identités régionales et aussi le modernisme qui entre au château.

De nombreuses photos illustrent un texte très documenté et aucune pièce ou destination de lieux n’échappent aux auteurs: selleries, remises à voiture, la cuisine, le fournil et même les salles de bain, les glacières ou les escaliers…

On se promène en France, où l’architecture régionale impose sa patte, où même l’exotisme imprime son influence. Les demeures de pierre sont façonnées à l’intérieur ou à l’extérieur par la vie qui passe et par les hommes qui les habitent. Un très beau cadeau pour les amoureux des maisons et de leur histoire. 39€ . Préface Philippe Toussaint, président de l’association Vieilles Maisons Françaises.

En passant

Les fêtes des mères et des pères s’annoncent avec la sempiternelle question: quoi offrir pour faire plaisir? Si on ne veut pas faire plaisir c’est vite fait sinon il faut se creuser la tête pour un résultat pas toujours au top… je suggère deux spectacles (en plus de ceux déjà évoqués) complètement différents mais avec le même point de départ, un pari a priori difficile à gagner: la comédie musicale Guys & Dolls au théâtre Marigny et l’hilarant Tour du Monde en 80 jours au théâtre des Mathurins.

Si vous voulez la jouer classique mais raffiné, musical mais dans les règles de l’art, optez pour Guys & Dolls: Nouvelle puis comédie musicale et enfin film, sorti en français avec le titre , Blanches colombes et Beaux messieurs.

Nous sommes dans les années 50, dans les bas-fonds où truands en chapeau mou et costume rayé croisé, danseuses et petites frappes sont chez eux. Dans le quartier mal famé, on y trouve aussi des flics qui font la chasse aux tripots clandestins et des missionnaires en quête de sauver des âmes. La jolie et tenace Sarah Brown ne désespère pas de ramener dans le droit chemin ces messieurs qui ne pensent qu’à jouer, à boire et à voler son prochain. L’un d’eux Sky Masterson est un séducteur qu’aucune fille ne retient. Il se lance dans un pari risqué: séduire Sarah et l’emmener dîner à La Havane. Va-t-il y parvenir? Il va bientôt s’apercevoir que les blanches colombes ne sont pas pour autant des oies blanches… et que les durs ont aussi des coeurs.

Orchestre en live, décor stylisé, numéros de groupe, chansons en choeurs explosifs et duos intimistes, tous les codes de la comédie musicale classique sont respectés. Une mise en scène au cordeau et des comédiens chanteurs danseurs rompus à l’exercice, nous plongent dans les années 50. L’humour n’est pas oublié et le surtitrage en français nous permet de suivre parfaitement les dialogues et les paroles. C’est un spectacle gai et enlevé. Les amateurs de comédie musicale s’y retrouveront et les autres découvriront!

Au théâtre Marigny, flambant neuf, tout est chic. Du noir vous attend dans le hall avec les noms de compositeurs ou d’auteurs de livrets d’opérettes et autres « musicals », dans la salle, le rouge des fauteuils et du rideau répond au doré des moulures, tandis que le restaurant Costes vous tend sa carte mi-chèvre, mi-chou et que Molière (rose) a été relégué au sous-sol près des toilettes. Tout est dit. Marigny est dédié désormais aux spectacles musicaux. Jean-Luc Choplin ex-directeur du Châtelet et de la Seine Musicale dirige le lieu. Je m’en réjouis, il a redonné à Paris ses lettres de noblesse à la comédie musicale américaine que j’adore. Mais bon l’atmosphère est chic mais pour l’instant, sans âme.

Si les parents ont aimé Le Splendid à la grande époque, si vous avez des ados, si vous aimez le décalé, le foisonnement des situations, des dialogues échevelés et de l’imagination dans une mise en scène à fond la caisse et une scénographie efficace, bref si vous avez envie de rire à gorge déployée et de sortir heureux et remonté à bloc d’un spectacle, Le Tour du Monde en 80 Jours d’près Jules Verne et complètement dynamité par Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, est pour vous!

C’est simple, c’est à mourir de rire! Et ça fait 10 ans que ça dure en passant d’un théâtre à l’autre avec quelques intermittences.
Je rassure les classiques, l’histoire est bien là: à la suite d’un pari, Phileas Fogg, gentleman jusqu’au bout des gants, s’engage dans le pari fou de faire le tour du monde en 80 ajours accompagné de son serviteur français Jean Passepartout et suivi d’un policier qui le croit coupable d’un vol, Fix. Un décor unique et modulable, des vidéos poétiques et des lumières esthétiques, le tour est joué, vous êtes avec Philéas à traverser le monde. Dans ce voyage, les deux compagnons vont rencontrer quelques tribulations et personnages croquignolets.


Ils sont cinq comédiens (Sébastien Azzopardi, Pierre Cachia, Erwan Creignou, Margaux Maillet et Benoît Tachoires et le rideau qui compte bien pour un personnage)  à enchaîner les scènes et les effets, les costumes et les répliques. Ca défile pendant 1h40 et on rit pendant tout le spectacle aux mines trop drôles d’Erwan Creignou qui change de personnage (Ah le consul), comme de chemise,
comme tous ses camarades de troupe, et aux dialogues qui mélangent le 19e siècle et aujourd’hui. Vous aurez droit aux embouteillages parisiens, à Madame Macron, et à toutes les infos du jour revisitées façon Jules Verne ….ou l’inverse. Du coup le spectacle change tout le temps.
Tout le monde rit, même les enfants, qui adorent les extravagances et les anachronismes. Le autres comprennent allusions et double-sens.

Courez au Théâtre des Mathurins, à partir du 16 mai. Vous ne le regretterez pas!

Le Portrait de Dorian Gray: reprise pour cause de succès

Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde reprend pour cause de succès au Théâtre La Bruyère du jeudi au samedi à 21h, samedi 16h30 et dimanche 15h.
Thomas Le Douarec, metteur en scène, adaptateur et comédien, a réussi un excellent spectacle, fidèle à l’esprit et à la verve de l’auteur britannique. Ma critique.

En passant

Tchékhov, drôle? tu plaisantes? Et bien non le spectacle Tchékov à la Folie, au théâtre de Poche, le prouve. L’auteur russe célèbre pour ses pièces lentes et plombantes (que j’adore mais bon c’est vrai que c’est lent), sait faire rire aux éclats avec toujours en filigrane une vision aiguisée de l’âme humaine.

En plus de découvrir ces pièces rarement jouées en dehors des cours de théâtre, vous apprécierez le jeu inénarrable d’Emeline Bayart qui tel son homonyme pourfend les répliques de ses mimiques et attitudes extravagantes et exacerbées mais toujours justes.Un régal!
Philippe Tesson ne boudait pas son plaisir de nous présenter les oeuvres de Tchékhov,
deux pièces courtes (La Demande en Mariage et L’Ours), le jour de la première de Tchékov à la folie, demandant même à l’une de ses ouvreuses russe une traduction simultanée de ses propos. 
La première pièce: La Demande en mariage voit un prétendant endimanché venir demander en mariage la fille de son voisin. Chacun possède une ferme et des terres. Nous sommes à la campagne, comme le meuglement d’une vache nous plante le décor. Le père est d’accord. La promise est toute émoustillée de la demande qu’elle attend. Mais un grain de sable, de la taille des prés aux boeufs va venir enrayer la marche vers le bonheur conjugal. A qui appartiennent-ils, à Lomov ou à sa promise? Attention la russe est susceptible.

La seconde pièce: L’Ours voit débarquer chez la veuve Ivanovna Popova, un énergumène désespéré nommé Smimov qui n’a qu’un but: récupérer l’argent que feu le mari de madame lui doit. C’est une question de vie ou de mort et il ne sortira pas avant que Madame ne l’ait payé. Mais Madame est en deuil et ne voit plus personne. Qu’à cela ne tienne, l’Ours va camper là!

Dans ces deux pièces, homme et femme s’étripent pour un oui ou pour un non, ils  s’affrontent  violemment et frontalement sous l’oeil effaré du père pour l’une et du serviteur pour l’autre. Car chez Tchékov les femmes ne jouent pas les faire-valoir, elles ont le verbe haut et des manières de tragédienne. Pas question pour elle de se laisser marcher sur les pieds! On y voit l’âme russe dans toutes ses expressions passant des lamentations à la folie. Si l’amour est au centre de ses deux « plaisanteries » comme disait Tchékhov, il y mêle aussi les petites vanités, l’orgueil, la vantardise… enfin tout ce qui fait un homme ou…une femme. La mise en scène serrée est emprise les comédiens dans un jeu dynamique et enlevé.

Trois comédiens jouent les 3 rôles:
Jean-Paul Farré est un père un peu roublard et un ours mal léché qui va s’adoucir en trouvant plus intransigeant que lui. 
Manuel Le Lièvre joue avec brio l’amoureux transi au coeur fragile et le serviteur dévoué.
Emelyne Bayart, nommée aux Molières pour son rôle dans Frou-Frou (où elle était géniale) incarne dans les deux pièces, une femme entière. Elle défend de haute lutte ses convictions sans oublier une grosse part de mauvaise foi. 
Emelyne Bayart  est à elle toute seule une bande dessinée. Ce qui ne veut pas dire qu’elle joue toute seule. Mais elle a des expressions et des mimiques, des tons et des intonations qui déclenchent les rires. Jean-Louis Benoît, le metteur en scène, voyait ses personnages en terriennes, qui ont les pieds sur terre. Cette comédienne a cette capacité de jouer avec tout son corps ses personnages;et ses répliques. Les éthérées ne sont pas pour elle! Jusqu’au 14 Juillet.
N’oubliez pas Bronx avec Francis Huster, un texte et une interprétation magnifique que j’avais vu aux Bouffes Parisiens il y a quelques années. A ne pas rater. Jusqu’au 7 juillet
Et aussi Un Coeur Simple, nommé aux Molières, une comédienne et un texte, du vrai théâtre.

En passant

La Maison du Chocolat a convié la presse au Crillon pour déguster les fruits (et les chocolats glacés) de sa collaboration avec La Glacerie, maison de glaces et autres sorbets raffinés. Quand le froid rencontre le chocolat, la fusion des deux donne 4 gourmandises succulentes pour agrémenter l’été et même le printemps. Barre de chocolat et noisette givrée, bonbons au coeur glacé framboise ou citron recouvert de fine coque de chocolat blanc ou pot de glace chocolat intense. C’est froid mais c’est bon(bon).

Imaginez-vous sur la terrasse du salon Marie-Antoinette du Crillon, là où les stars et autres équipes de foot viennent saluer la foule en délire. Imaginez-vous une flûte dans une main, une sucette glacée dans l’autre, admirer la vue magique de la Concorde et des monuments qui l’entourent, alors que le jour descend. Magnifique! 

L’écrin est parfait pour apprécier les produits exclusifs cosignés par le chef MOF de la Maison du Chocolat, Nicolas Cloiseau a invité un chef en résidence, lui aussi MOF glacier, Daniel Wesmaël (La Glacerie Paris). De leurs deux envies, talents et imaginations, de leurs techniques aussi sont nées 4 gourmandises à déguster en édition limitée dan les boutiques de la Maison du Chocolat à Paris et à La Glacerie Marais.

La barre de chocolat glacée au coeur de caramel cache une coque craquante de chocolat noir aux inclusions de noisettes qui cache un coeur de caramel enserré de glace chocolat-noisettes torréfiées traversé d’une fine couche de feuillantine craquante. Je me vois bien la déguster au goûter. Un classique de caractère, chocolat-caramel réussi, 5,50 € la pièce.

Le bonbon frappé sorbet citron, crémeux de chocolat noir, citron-basilic et le bonbon sorbet framboise entourés de de 2 sphères de chocolat blanc au praliné croustillant clôtureront un déjeuner sur l’herbe. Le chocolat met en valeur le goût franc du fruit qui explose en bouche. Du frais, du frais, du fruit. 2,70€ le bonbon.

David Wesmaël réinvente la ganache noire de Nicolas Cloiseau en glace chocolat intense. chocolat noir 80%, lait et crème pasteurisés. Doux et fort à la fois. Pour les amateurs accros au chocolat sous toutes ses formes. 6€ pot de 120g.

Nous avons goûté aussi lors de cette présentation, la toujours régressive profiterole, chou garni de sorbet vanille-yuzu, sauce chocolat bien sûr…un délice. Essayez les parfums de La Glacerie dont 12 parfums seront vendus à la Maison du Chocolat.

Ces créations à deux MOF et 4 mains dynamisent les glaces et le chocolat avec de vrais bons produits tant dans le goût que dans la présentation. A goûter dès le 25 avril. chez La Glacerie Paris, La Maison du Chocolat (boutique et en ligne).

En passant

Prêt à s’aérer, se cultiver et se restaurer? Direction la Sarthe! La quoi? La Sarthe méconnue n’est pourtant qu’à une heure de Paris en TGV et, qu’on se le dise, ne produit pas que des rillettes ! J’ai séjourné à 15 minutes du Mans dans un endroit inspiré et charmant, chic et historique: l‘hôtel de la Groirie. Un lieu idéal pour une escapade romantique, une pause-campagne ou un week-end en famille. Suivez le guide!

lobby et chambres

Historique
J’ai eu la chance de découvrir le vieux Mans, désormais baptisé La Cité Plantagenêt, un enchevêtrements de ruelles pavées, où donnent des maisons à pans de bois de guingois, des hôtels particuliers cossus et où trône en son coeur la cathédrale Saint Julien mi-romane-mi-gothique. Des films de cape et d’épée y ont été tournés, et on s’imagine bien à cheval ou en carrosse rejoindre son chevalier préféré!

Cathédrale Saint Julien mi-romane mi-gothique

A l’hôtel de la Groirie, qui jouxte le château de la Groirie, vous pouvez aussi vous imaginer en costume d’époque dans les 13 chambres où rien n’a été laissé au hasard. Aux noms charmants de 7 et demi, Encore trois marches, Princesse Zoubie…elles sont toutes différentes suivant les thèmes qui ont inspiré leur décoration: Consulat, l’Empire, la zénitude, l’Italie…

J’avais la chambre du Petit Musicien à motifs de bouquets fleuris et cheminée, de 35m² d’inspiration 18e (D’autres chambres ou suites font 45 m²). Située au rez-de-chaussée, elle est cosy et chaleureuse. Une armoire ancienne abrite un coffre, un mini-bar, un plateau de courtoisie et un parapluie au cas où…vous pouvez brancher votre téléphone sur la station d’accueil et déguster de petits sablés offerts dans une ravissante petite boîte, signée de la biscuiterie La Sablésienne. La salle de bains est blanche, au sol de pierres naturelles avec une douche à l’italienne au marbre également italien. Pas de bruit la nuit, ni de l’extérieur ni des autres chambres. Une paix royale.

le domaine vu du canal

A l’étage, les chambres ou suites, sous les toits tirent leur charme des poutres de bois blond, des coloris clairs et frais et des meubles qui allient authenticité et modernité. Pour se détendre, vous pouvez louer des vélos, profiter de la piscine extérieure ouverte en saison ou vous promener dans la roseraie, découvrir la chapelle ou déambuler dans le jardin anglo-chinois.
Vous pouvez aussi bénéficier de massages très zens grâce à Séverine de Pop Up Détente.

La salle à manger du château
un des cinq salons

Calme et tranquillité: pas un bruit alors que nous sommes tout près de la ville. Il est vrai que 100 hectares de parc entourent l’hôtel situé dans l’aile des invités du château de la Groirie, habité par les propriétaires des lieux. Gaëtane et Jean-Louis Durand, passionnés d’histoire et de patrimoine, ont redonné vie et couleurs au château rachetant des tableaux vendus, chinant meubles d’époque tout en choisissant des matières nobles au plus près de ce qui était. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le château n’est pas un musée mais bien une demeure habitée et raffinée à l’impressionnante collection de portraits du 18e siècle.

Le lobby

Gaëtane Durand-Lépine, ex-avocate d’affaires, n’a pas toujours aimé habiter là. Mais un jour, elle voit au printemps une jonquille éclore. Ce petit miracle de la nature la fait réfléchir et se dire qu’elle peut partager tout ce qui l’entoure et donner une autre destination aux lieux. Elle fait aménager des salles dans les communs tout en leur donnant un cachet et une personnalité à part, Séminaires au château naît. Puis elle mène le projet d’ouvrir un hôtel et bientôt viendra un restaurant où l’on pourra déguster le vin blanc, rouge ou rosé de sa famille, le domaine de Bizard, vignoble de la vallée du Rhône. Gaëtane secondée d’Isabelle, la directrice, n’a de cesse que d’améliorer, de parfaire ce lieu pour la satisfaction des hôtes sans jamais renier ses convictions.
En attendant d’y séjourner vous pouvez siroter un thé dans le salon agréable du lobby et dîner dans le restaurant étoilé de Olivier Boussard, Le Beaulieu. J’ai pu goûter à sa cuisine de terroir raffinée, elle lui ressemble, généreuse, gourmande et goûtue. Il met en valeur les produits emblématiques de la Sarthe, tel le poulet de Loué. Autre lieu sympathique au Mans, un bistro à vin original et convivial.: Ô bon Soir.

J’ai passé un séjour dépaysant et ressourçant avec juste ce qu’il fallait de temps culturel et de gourmandises…
Si vous passez alentour, venez visiter le parc entre le 1er juillet et le 1er septembre. Cela vous donnera envie d’en découvrir davantage. <br>Si votre chéri aime les 24Heures du Mans, offrez lui un week-end et pendant qu’il s’endort au son des vrombissements des moteurs, dormez tranquille à l’ombre du château de la Groirie. Quelques événements à venir: Dégustation de vin du domaine Bizard et le 13 septembre, nouvelle édition du festival Passion Baroque dans le salon des miroirs tout droit inspiré des salons russes en noir et doré. Tenue chic exigée!

En passant

Nous avons de plus en plus envie de bichonner notre corps avec des produits
estampillés Nature, naturel, et surtout sans ajout chimique.
Avec Epopée 358, et sa démarche 100% artisanale, vous avez un savon 100% olive bio d’origine française.
A l’opposé, dans la grande distribution, Marionnaud sort une gamme Green avec des
formules « Made in France », composées à plus de 90% d’ingrédients d’origine naturelle. 

Les pains de savon d’Epopée 358 fabriqués par Charlotte Cabaton sont élaborés à partir de 100% huile d’olive bio française et parfumés aux huiles essentielles françaises (hors quelques huiles essentielles d’agrumes choisies en Italie). Surgraissés en huile d’olive (de 10 à 11% de plus) et en huile d’amande douce, ils laissent un film doux sur la peau sans être gras. Ce surplus permet à votre peau d’être protégée sans sensation de sécheresse ou de tiraillement même avec une eau astringente.

le galet savon nature Origines

Dans le laboratoire-boutique  à Saint Cloud, Charlotte dose, pèse et fait tout à la main, sans produits chimiques mais avec de l’huile de coude pour obtenir la saponification à froid qui permet de garder toutes les qualités des produits. Elle mélange
huile d’olive + soude (la France en est le premier producteur européen) et obtient une pâte à savon (mélange à la consistance mi-crème pâtissière, mi-crème anglaise obtenue avec un mixeur plongeant).

Charlotte pratique le surgraissage en ajoutant 10% d’huile d’olive en plus et aussi de l’huile d’amande douce, du miel de châtaignier et des huiles essentielles (issues d’une distillerie du Puy de Dôme) pour les savons parfumés et filme. Après avoir coulé le mélange dans les moules et 48h de prise,  il faut encore attendre 4 semaines de séchage.

Mais comment passe-t-on de journaliste et même rédactrice en chef d’un site d’information à façonner et fabriquer des savons en forme de galet ? Et bien quand la matière vous manque, tout est dépeuplé…

A la trentaine, cette maman de deux enfants, épanouie dans son métier, ressent un manque. Le manque de se colleter à la matière, au travail des mains. Alors elle cherche ce qu’elle pourrait bien faire et se souvient qu’enfant, en vacances chez sa grand-mère elle passe des heures au rayon beauté d’Intermarché, puis adolescente, elle se passionne pour Yves Rocher présent sur la 4e de couverture de Télé 7 Jours.

Jeune femme elle épluche les étiquettes et n’est pas très satisfaite des compositions des cosmétiques qu’elle adore. Du coup matière + cosmétique font tilt et de ses deux envies naissent la pâte à savon version Epopée 358 après s’être formée dans une savonnerie où elle apprend les subtilités du métier.

cèdre et coriandre

Les fragrances se créent suivant les essais et l’imagination de Charlotte. Nature, eucalyptus, cèdre, menthe coriandre, vous trouverez toujours 3 références en vente  et 2 qui changent tous les mois et demi. En ce moment sont proposés à la vente: nature sans odeur, eucalyptus et cèdre-coriandre.

10€ pour le nature  14€ les autres  ou plus, suivant les huiles. (Verveine citronnée sera plus chère). Je vous conseille de rencontrer la souriante Charlotte en son labo-boutique au 10 ter rue Alexandre Coutureau à Saint Cloud (09 81 20 25 55) ou vente en ligne www.epopeelab.com.

Autre démarche moins artisanale et plus grand public, Marionnaud sort la gamme Green, une gamme de produits pour le corps composés à 90 % d’éléments d’origine naturelle. Graines de Chia, extrait de bambou, de nénuphar, concombre, huile de coco, … à chaque produit, son élément actif. La gamme est très complète et à prix très abordables. Soins du corps et du visage, crème, exfoliant, savon, huile nourrissante, crème hydratante, masque, démaquillant,… de 5 à 20€.

la brume rafraîchissante

Je n’ai pas essayé les produits mais la démarche est intéressante. Un effort a été fait aussi sur les emballages recyclables et des étuis issus de cartons durables . Pourquoi ne pas tester les crèmes, en attendant le printemps. J’essaierai bien cet été la brume rafraîchissante visage à l’extrait de kiwi qu’on peut même pschitter maquillée.

masque poudre fraîcheur de concombre