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Retour de vacances, retour à Paris

Ce qui serait bien ce serait de prendre un petit café à Paris avec cette vue là!! Mais là c’est le Cap-Ferret…sur la terrasse de l’Escale près du Pinasse Café tout près de l’embarcadère.
!cid_744Merci à Pascale pour sa photo.

 

 

 

C’est clair!

Si vous avez lu un post précédent Bloody, bloody Mary, vous savez maintenant qu’à Paris on vous colle un verre de vodka et une bouteille de jus de tomate et démerde-toi… La dernière fois alors que je râlais le serveur m’a dit:  » ben quoi c’est bien de la vodka et du jus de tomate »… C’est clair c’est ça.

ceec46ac75e6be7f73874fd5573b298d_SDonc j’ai eu un peu peur en arrivant au Cap-Ferret quand j’ai commandé à la très agréable Pinasse Café avec vue  et terrasse sur le Bassin, un irish coffee… Si je dois mélanger le café, le whisky et la crème, je rends mon tablier… mais non, l’irish était top de top. C’est simple on en a commandé un autre! D’ailleurs tout est parfait dans cet endroit, je vous le recommande.

Dans la série c’est clair: voici quelques nouveautés de vacances: Au café en face de la gare d’ Arcachon justement nommé « le café de la gare » (houlà imagination sort de ce corps) tenu par un senior où tout les piliers de bar du même tonneau se retrouvent, les passagers en transit font la clientèle de passage. Une dame s’installe à la terrasse et demande un Perrier et a l’idée saugrenue et perfide de poser cette question: « qu’ est ce que vous avez à manger? » La réponse fuse: « Rien du tout! » Comme dit la dame: Au moins c’est clair . Le cafetier y a même mis une intonation de surprise et aussi un poil d’évidence, comme si ça allait de soi que dans un café de la gare (quoique il ne s’appelait pas le buffet de la gare, sinon il y aurait eu publicité mensongère), il ne pouvait y avoir une miette de pain, un œuf de poule ou un fromage de chèvre.  Je jette un œil à la carte. Effectivement pas trace de casse-croûte, sandwich, omelette ou croque quelconque.  Ah si, la spécialité locale: huîtres et pâté mais servi avec un verre de vin. On ne saura jamais s’il en restait ou « si vous étiez venu hier vous en auriez eu » puisque le patron n’ a rien proposé. Bref va chez le boulanger d’à côte ce sera plus sûr.

464177_498028460251720_287097211_oL’heure de mon train se précise. Je traverse la place et remonte
le quai et sur le chemin se tient la chef de train, le genre matrone matinée
sergent-chef, chaussée de ballerines (pas R) d’ ou sortent ses pieds gonflés par la chaleur . Je ne dis rien les miens aussi mais moi, je suis parisienne, ça ne se voit pas. Quand elle passe pour les billets, elle n’est pas d’ un souriant-souriant, c’est  vrai qu’en ce moment les trains ne sont pas â la fête mais les passagers non plus, que je sache… Bref contrôle des billets. Sourire laissé sur le quai en 1985 .  J’entends presque ses pensées: « Tous ces connards bronzés qui rentrent ou partent en vacances, blurps!  » Illustration de ça me fait gerber.
Un gentil jeune homme, mignon, si, si, sympathique j’insiste,  me demande s’il peut brancher son ordi à ma table mais comment branchez tout ce que vous voulez , et là rien ne s allume.
On essaye l’autre tablette idem, je suggère de demander à la « charmante »
contrôleuse. Je l’ ai fait, me dit-il, elle m’a répondu: « je suis pas mécano ! » C’est clair et puis pas aimable non plus, c’est clair. Moi j’aurais répondu: « mais peut-être que dans la loco, y’en a un?  » Enfin j’espère…
L’essentiel c’est d’arriver à la gare par les temps qui courent et je suis bien arrivée.
Je prends donc un taxi qui s’est avéré à la surprise générale, charmant… que de surprise. Il fait beau à Paris et le taxi est souriant. Mais c’est dingue, je pars 15 jours et on a changé la capitale. Nous devisons sur le chemin à prendre et sur le temps puis sur les touristes « qui ne se bousculent pas. Ils ne nous emploient pas beaucoup. » Ben ils se déplacent comment? en métro, à pinces, en bus mais pas en taxi. Et le chauffeur d’ajouter: « peut-être que si on était plus aimable, ils seraient plus nombreux! » C’est clair. mais quelle clairvoyance! je vous l’avais dit qu’il était aimable. Même qu’à l’arrivée il m’a dit partez pas je sors votre valise du coffre et il m’a ouvert la porte. Non mais je regrette pas d’être rentrée.

La semaine prochaine, je vais à Saint-Malo, peut-être qu’en revenant, les contractuelles seront belles (non ça c’est pas sympa mais c’est pour la rime), mon voisin du 7e cessera d’inonder les 6 étages du dessous en arrosant ses plantes!

T’as pas ta fouta?

Vous ne devinerez jamais ce que j’ai vu sur le marché du Cap-Ferret? Un nouveau must, « it », indispensable accessoire de l’été: la fouta.

J’ai découvert cette chose improbable en musardant, déambulant dans les allées du marché du Cap-Ferret. Ca fait chic le Cap-Ferret. Comme les stars de la télé, de la chanson et autres Philippe Starck, moi aussi, je me tape des huitres (et le vin blanc)  au village ostréicole et les gâteaux de Frédélian (trop bons mais trop petits) grâce à l’hospitalité de  mes amis. Sympa les amis, précieux.
Tous les matins, nous devisons sur la grande question du jour: et pour déjeuner, on mange quoi? L’autre grande question étant, on va à l’Océan ou au Bassin, se baigner? La troisième étant: on mange quoi ce soir?
Pour nourrir la tablée, direction le marché. Après un passage au café Peyo du marché qui délivre tapas ( trop bons et pas trop petits, hum le poivron rouge farci…), jus d’orange et sangria sans oublier le café, nous faisons un tour hors du marché couvert.

Et là entre deux allées de poteries d’étoiles de mer et de bois flotté, de caleçons à fleurs et de couteaux de Thiers, je vois un panneau, puis deux, trois…partout, tout autour: « foutas ». Des quoi? Mais c’est quoi, ces « foutas« ? D’abord c’est un ou une fouta? On s’en fout. (facile mais incontournable)
Puis, sous le panneau « 27 € ou 15€ »: l’objet. Foutas en pagaille. En fait c’est un drap, un tissu en coton fin, un truc qu’on trouve dans les hammams. Allez savoir comment c’est arrivé jusque là…mystère. Les hammams ne courrent pas trop les rues du Cap. Cela s’est propagé aussi vite que le pashmina. A croire que cela se reproduit tout seul. Certains se sont échappés du marché pour s’afficher dans les boutiques déco du village. En provenance de Saint Tropez, des beige et blanc, des taupe et gris, des bons chics, bons genres. Mais il y a en a aussi de couleurs vives,  qui selon moi n’ont jamais vu la Tunisie de près de loin et si ça se trouve sont estampillés made in China.  Mais ce n’est pas vrai, il ya eu une charrette, un tombereau, un cargo, un porte-container, qui s’est échoué sur le banc d’Arguin? Le pire, c’est que ça se vend. Foutas droit devant, foutas sur pétasse. La fouta sort à la playa. Je ne vois pas bien l’intérêt sinon que c’est plus fin que le drap de bain mais pour s’essuyer avec en sortant de l’eau, ça ne vaut pas l’éponge.

Et côté éponge, optez plutôt pour le  kikoy de Simone et George: un côté paréo et un côté éponge, dans des couleurs super tops! Et le plus, une petite poche pour planquer ses clés. 38 € au même marché ou 50 € sur le site.

Sinon vous avez aussi chez Jean Vier, créateur de linge basque, la serviette de plage: un côté éponge pour se sécher et un côté velours pour s’allonger en douceur! Grande idée.

En résumé: Je t’en foutrais pas de la foutas, moi. Pour rien au monde. D’ailleurs Je ne crois pas que la foutas passe le cap du Cap. Parce que dans les dîners parisiens, la question : « alors ta foutas, quelle couleur? » Ca fait un peu foutas de gueule.

Chronique d’une parisienne-à-Paris en vacances: C’est un signe

Petit avant-goût des vacances. L’année dernière, moi-je, Parisienne-à-Paris je pars à Paris-Bordeaux-Cap-Ferret en villégiature chez Jean-Marie et Sylviane:

_ Ca te dirait une croisière spirituelle jeudi soir, sur le banc d’Arguin ?

le banc d'arguin au coucher du soleil_ Rigolote, tu veux dire ?

_ Je veux dire plutôt pieuse mais le côté rigolo n’est pas exclu. Surtout qu’après les textes et les cantiques, on partage le pique-nique.

_ ah c’est une croisière spirituelle et gourmande. Tu crois qu’on peut apporter du vin ?

_ Ben on est à Bordeaux. Manquerait plus que la prohibition investisse l’Eglise. Impensable. Et puis quatre heures de pensées bibliques sur un an, ne nous feront pas de mal.

T’as raison Gaston.

Pour faire bon poids on enrôle les ados de la maison illico presto.

Jeudi, heure du départ.

Saucisson, coca, tomates, litron embarqués. Direction l’embarcadère. Voyons qui fait partie d’Exodus, le retour ?

Des papis et des mamies avec petits, comme prévu, des quinquas bien pensants à 4 enfants, et des cathos baroques dans notre genre qui pensent qu’on peut être intelligents et croire aussi.

Avons-nous fait le bon choix ? pense-je en moi-même.

La réponse ne tarde pas.

bateau typique pinasseLa pinasse n’a pas encore frôlé le bateau de la SNSM (sauvetage en mer) qu’un avion publicitaire nous survole avec ce slogan que je vois comme un présage :

« Allez au 7e ciel avec Manix »

C’est un signe !

Le Ciel nous parle, même avec un préservatif. Si, si.

Deuxième présage. Une pinasse nous croise. Son nom : la « Santa Maria »

C’est un signe !

Un bateau-promenade nous accompagne un moment. Je fais coucou par solidarité maritime.

Un seul des promeneurs me répond.

C’est un signe.

Des paralytiques, bien sûr.

bateau de pêche le laisse braire arcachonUn autre bateau nous rejoint en provenance d’Arcachon, fendant l’eau, c’est le Laisse-Braire.

C’est un signe.

La mule du pape, bien sûr.

Débarqués sur le Banc d’Arguin, nous rejoignons les marins pieux d’un soir des paroisses de Notre Dame des Flots et le croirez vous, de Notre Dame des Passes.

Si, si c’est un signe. Marie-Madeleine, … que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre…,

On a chanté, on a écouté, on a prié, on s’est tu pour n’entendre que le silence de la mer, du vent et du sable puis on a partagé nos victuailles et arrosé nos agapes.

Et en finissant la bouteille dans le verre du curé, j’ai tout de même trouvé le moyen de lui dire, pour clôturer la soirée :

« Si j’osais mon père, marié dans l’année ! »

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