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En passant

Dans la série cocktails in Paris, j’ai testé le Parisian Pub. à Beaugrenelle, pôle Panoramic, rez-de-chaussée à côté des cinémas.Et bien ce n’est pas le repère escompté pour se boire un verre à moins de choisir la bière qui ne … Lire la suite

Bloody de bloody Mary!

Mais que se passe-t-il dans les débits de boisson du 15e avec le Bloody MaryBloodyMary001? Voilà deux fois que je commande un bloody mary et deux fois dans deux établissements différents qu’on m’apporte un verre de vodka et à côté un jus de tomate… et démerde-toi pour faire ton cocktail!

Bientôt dans les cafés parisiens, cela va être comme à la pompe à essence, tu te sers et tu payes. Le service est superfétatoire, le barman (qui ça?) absent. Tu te débrouilles.
Dans le premier on ne m’a même pas apporté le sel de céleri, la sauce worcestershire. Bientôt faudra importer le verre de chez soi. Et bien je pense que je vais le boire chez moi, comme ça je n’aurais pas besoin de dire merci.
Si quelqu’un sait pourquoi c’est la nouvelle mode, qu’il n’hésite pas à m’en faire part.
Je cite au passage les lieux: Muscade et Macis , place Charles Michels. Manifestement la maison a changé de main et ils ont viré les professionnels. Je précise à l’intention des nouveaux proprios que faire un cocktail est un métier et qu’il ne suffit pas de verser au jugé différents liquides pour que ça donne un résultat certain…Le second est le Commerce, rue du Commerce où les serveurs ont la gouaille du poulbot et l’amabilité si vantée dans les guides, du parisien moyen ou du taxi parisien… mais là j’ai eu droit au sel et à la sauce, ouf!

Le cocktail: mais comment ça marche?

Lors des fêtes de fin et de début d’année, les diverses soirées de l’ambassadeur, se multiplient, se chevauchent et quelquefois se télescopent. Entendez par là que les organismes professionnels, les professions libérales, les institutions institutionnelles, se pensent obligés d’inviter le banc et l’arrière banc de leurs relations à des pince-fesses alcoolisés, histoire d’enterrer l’année que leurs clients leur a payé.
Et là que voit-on, à part les buffets (y’en a plusieurs, je ne fréquente que la haute) et les serveurs ? (y’en a plusieurs, je ne fréquente que le gratin) Que voit-on ?
Des invités. (y’en a toujours plusieurs, le buffet gratuit ça rameute la populace).
C’est qu’on se presse à ce genre de sauteries. Et même on râle si on n’a pas reçu l’invitation, on s’étonne, on s’offusque, on ne comprend pas pourquoi « elle et pas moi », on fait intervenir ses connaissances et en désespoir de cause, on téléphone. Etre invité, est devenu une obsession. Pire que la soirée d’inauguration de la boutique Cartier. On n’en est ou on n’en est pas, n’est-ce pas ?
Ne serait-ce que pour critiquer. Pourtant on est loin de la soirée luxe, people ou jet-set des fins de pages de magazines. Quoique, une fois j’y ai vu Jean Reno. C’est un raout professionnel où on côtoie ceux qu’on essaye d’éviter toute l’année, où l’on picole et où l’on essaye de choper le canapé avant le voisin, que ce soit pour s’asseoir ou pour manger.
Première chose à penser après le carton obtenu qu’on arbore fièrement dans le hall et dont on s’aperçoit qu’il est parfaitement inutile, vu que n’importe qui entre sans: la tenue.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’invitée féminine y a pensé. Je dis « contrairement » parce que, à première vue, toutes ces braves dames sont en tenue de ville. Mais qu’est-ce qui différencie la tenue cocktail de la tenue civile? L’accessoire.
Et au palmarès de l’accessoire, le vainqueur est : le foulard, suivi de près par la broche animalière. Le top de l’insupportable étant les deux, associés et contrefaits.
Il y a la femme au foulard Gucci. Ce n’est, ni la plus élégante ni la plus belle. Mais elle a sorti l’étoffe siglée. Il est mal mis, posé, tourné pas porté et comble du subtile, que voit-on accroché en son milieu ? La broche oiseau strass.  Quand ce n’est pas le pantin brillant plaqué, planté. J’ai même vu un panda rouge aux oreilles clignotantes, clinquantes, enfin un truc qui en jette.
Il y a aussi le Hermès négligent, le Dior négligé, tirebouchonné, le portable fatigué, fatigant de portabler.
Côté buffet, c’est la guerre. Les files d’attente se forment. Pourtant on a nos cartons de pain !
Le pire du pire en la matière étant : la dégustation de foie gras
On se presse devant la table, on admire la découpe du préposé qui joue du couteau comme Indiana Jones de son fouet. Il commence par ébarber la bête. Je sais que c’est pour le poisson « ébarber » mais j’ai pas trouvé le bon terme. Egrasser le foie gras n’étant pas dans la Larousse. On soupire.  Qu’est ce qu’il en jette, c’est pitié. On se taperait bien les bords tout de même, même malaxés par le préposé.
Il y a les pressés qui se tapent direct le toast, les biens élevés avec fourchette mais qui manquent de le foutre par terre vu qu’ils tiennent aussi la coupe de l’autre main. D’ailleurs comment est-ce possible ?  Fourchette-assiette-coupe, forcément ça dérape surtout que le foie gras se fait exotique. Il est accompagné d’une duègne anglaise, (le cocktail est anglais) : le chutney mangue ou poire. Parce que moi je me suis renseignée.  Y en a qui se tape le truc direct sans savoir ce qu’ils avalent, comme si les serveurs étaient en cire ou muets ou qu’on n’avait pas le droit de leur adresser la parole comme dans les bus, pour les machinistes ! Moi ; j’ai posé des questions.
Délicieux le chutney. Enfin quand on arrive à l’attraper.
Celle qui a foutu la coupe par terre, c’est moi.
Il y a les nanas en noir, les mecs en noir, le noir c’est cool. Certaines ont osé la dentelle. La dentelle, c’est soir ou la cravate bigarrée (de 2 couleurs pas de bigarreaux), c’est fête.
Il y a les anglais avec leur mèche longue tombante pour faire John Lennon
Le pauvre, si jeune.
Un sac Gucci, un escarpin plat à nœud satin
Putain ce foie gras personne ne sait comment se le baffrer.
Le chutney on le pose dessus ou on le lape après ?
Moi je l’ai léché vu que j’avais perdu la fourchette.
Autour d’une table, un attroupement. Chacun se demande ce que le chef peut bien tramer…des crêpes, des blinis ? Des œufs brouillés aux morilles préparés à la demande et servis dans des petits ramequins. « C’est la quantité idéale », affirme une dame en se pourléchant les babines tout en remontant ses lunettes et son bustier. Question contenance cela équivaut à une poignée. Une poignée d’omelette, ce n’est pas très parlant mais je vous assure que c’est cela.
On croise des gens très différents de nous. Framatome, Patrimoine, des noms en « shield », en « man », en « and co ».
Le problème c’est de poser le verre. Ou on vous le fauche, il y a des mal élevés.
Ou le serveur débarrasse, y a des trop rapides
Il y a des vieux piliers de bars enfin de cocktails. C’est juste une différence d’échelles sociales.
Il y a des jeunes qui ne sont jamais sortis, tout étourdis de tant de dorure qui ne voient même pas les tapisseries extraordinaires des salons hauts de plafond.
Il y a les décalés, ceux qui croient que quand on sort, on s’habille. Oui on s’habille mais faut pas avoir l’air habillé. Faut avoir l’air élégant. Ce n’était pas black tie, le dress code mais tie tout court.
Il y a les flûtes à moitié pleines qui se posent sur les tables, seules. Je n’ai pas dit que je les finirais mais bon, c’est gâché. Non par contre je piquerais bien un cendrier Interallié mais je me tiens…avec regret
Il y a des filles à moitié grises qui se posent sur des sièges, seules. Ce n’est pas encore l’heure du quart d’heure américain.
On discute avec des vieux qui vous draguent gentiment et qui vous racontent leur guerre. On est poli surtout que personnellement la nôtre n’est pas si loin, c’est que tout ça commence à faire. Ce n’est pas notre premier cocktail du genre.
On évite les importuns, ceux qui vous parlent tous les ans de la stricte même affaire, la seule qu’on est en commun depuis…depuis qu’on l’a eu en commun.
Et puis les cons…ceux qu’on évitent absolument. Le style « petits » mais avec grade, ceux qui se prennent pour…quelque chose. Qui ont changé de boite, ont increasé leur salaire mais pas leur intelligence, ça non. Ils ont fait le tour du marché, on se les ait tous refilé. Maintenant ils n’ont plus qu’à attendre la retraite dans leur terrier.
Il y a ceux qui ignorent votre personne mais pas votre décolleté, un décolleté juste là pour rappeler que vous êtes une femme et pas une relation d’affaire déguisée en homme de substitution.
A un moment, on se demande ce qu’on est venu faire là, comme tous les ans. Alors on sourit et on s’éclipse. On sourit parce que le champagne était bon, les œufs brouillés aux morilles préparés al dente étaient parfaits, parce que personne n’avait notre robe  « ville-soir » en soie et que Dieu merci notre broche oiseau bigarré strass était restée dans sa boite.

Une semaine de ce régime, j’ai pris 3 kilos et une fluxion de poitrine. Le pire c’est qu’on remettra ça l’année prochaine.

Chronique parisienne: quand cocktail rime avec poubelle!

 
 
 

latelierdenadege.overblog.com

POUBELLE’S GIRL

 Je suis formidable.

Qui peut se vanter de hanter les cocktails parisiens aussi bien que moi ? Qui ?

Journaliste 4X4 (tout terrain), je suis invitée tous azimuts.

Azimuts signifiant différents créneaux, secteurs de vie, segments commerciaux, possibilités de gratter des piges, différents endroits pour béqueter à l’œil et boire gratis. Cerise sur le cocktail en plus de l’avoir dedans : le cadeau de bienvenue ou plutôt de départ puisque on vous le fourgue à la fin de l’expo, de l’exposé, de la conférence, du painsomme, histoire de se rappeler à votre bon souvenir au moment du choix du sujet à caser à votre rédac-chef préféré.

Cadeau qui quelquefois, vu le marché de la pige, est plus conséquent que le prix du sujet net de charge et même brut de pomme dans certains magazines et autres sites internet jamais rémunérés sinon en passant par la case prud’homme.

Donc me voilà invitée à un vernissage d’une galerie éphémère. Je m’étonne, me surprend, me plait, à me voir si à l’aise au milieu des poubelles.

Et oui ce soir, me voilà conviée à découvrir l’expo B and Co. Un designer Derenom (qui ça ?) Derenom, s’associe à la marque top-design du sanitaire et de la propreté, du déchet emballé, bref de la poubelle de luxe.

Surtout ce que j’admire, c’est la prose de la dir-com.

« Le lien entre nos deux univers (très important, l’univers), c’est l’acier. L’un en fait des cocottes en papier d’acier, l’autre…des ustensiles, bocaux et surtout des poubelles plus belles les unes que les autres, rouge, bleu, brossé, mat, à double récipient (tri oblige…nous sommes en pointe) à ouverture automatique, sensitive et bêtement à pédale (si délicieusement rétro-chic, ne trouvez-vous pas ? Si, si. So kitch.)

Armée de ma coupe de Champagne, je fais un tour. Je suis là pour bosser et non pour m’empiffrer mais un peu pour picoler. La sobriété c’est out.

Je commence par les « œuvres ». Je m’extasie.

Tiens ils n’ont pas mélangé l’acier de cuisine et la cocotte artistique. C’est ça qui aurait été cool, mixer les univers. Peut-être ont-ils trouvé qu’on eût pu confondre…

Je regarde d’un air pénétré tout en gardant un œil critique. (si c’est possible); Trouver ça « bien » est du dernier nul. D’ailleurs on ne dit pas nul. On ne dit rien. On soupire. On a vu ça ailleurs. A New-York, à Atlanta, à Pékin. Mieux,  à Bombay.  

« Le sculpteur, dandy des années 2000, réinvente la pop culture, à tout le moins. » Au plus.

« Les dessins peints à la hâte (très à la hâte, je confirme) à la bombe, sont l’empreinte graphico-énergétique de l’artiste. »

Ben ça… 

« Il s’inspire de l’Abstraction lyrique, du Surréalisme, il laisse tout simplement libre cours à sa désinvolture avide. »

Tout simplement.

« Et au mouvement qui l’habite. »

Voilà.

« La touche finale, vous avez vu, des boulettes de papier d’acier dans une corbeille. Quel pied de nez à l’activité durable du traitement des déchets ! »

Dingue. Quel insolent, ah ces artistes…

Je repasse côté domestique, office, enfin là où vous passez la plupart de votre temps, vous.

Et là je discute, enfin je réponds à la question d’une commerciale. Sympathique. Elle me demande si un tour parmi ses merveilles m’intéresserait. Evidemment. Je m’enflamme. La poubelle, c’est ma passion. Mon livre de chevet. Ma madeleine de Ladurée. Je ne suis venue que pour ça.

Alors quelles nouvelles des poubelles ? Nouvelles, les poubelles ? Mais oui. Le progrès is in progress.

Que des nouveautés ou des classiques, « dont on ne peut se passer, vous en conviendrez ? » Je conviens. Je m’enthousiasme sur le bac à déchets organiques, le séchoir à linge repliable, les ustensiles design, et les bocaux à fenêtre. Sympa les bocaux. Je pose des questions, je m’étonne moi-même de mon savoir déchettistique. Je profite d’une question d’une autre ménagère en ballade pour m’éclipser, poser la coupe bue et me diriger vers la sortie.

Fin de ma journée de boulot. C’est dur le métier qu’on fait. Petit détail : je suis repartie avec le catalogue de la maison, le prospectus sur le sculpteur et, et….deux bocaux à fenêtre ! Mes préférés. A quel journal, je vais bien pouvoir fourguer mon sujet sur la PoubELLE ?