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L’année 2012 commence…mal ou …bien?

Vous connaissez l’histoire de la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide, du « ça dépend d’où on se place », du « à toute chose malheur est bon »…

Et bien voilà que je me retrouve avec une cheville fracturée, coincée à la maison. Ben oui j’allais au grand Palais voir la collection Stein, et zzzz, je glisse sur les Champs. Opération, plâtre en résine, (moins lourd mais tout aussi encombrant), six semaines enfermée.
Et je me dis: si cela se trouve c’est une bonne chose.
Faut bien positiver.
Parce que sinon il y a de quoi déprimer entre claudiquer du lit au fauteuil. Préparer les repas  sur une patte tel un flamand rose, sautiller avec un bras dans la béquille et tenir l’assiette de l’autre main, poser repartir, prendre le verre, ….Parce que quand vous avez des béquilles vous ne pouvez rien tenir…petit détail qui a son importance.

Enfin on prend son temps, on fait gaffe à pas glisser sur les somptueux tapis persans à franges (la béquille sur la frange, c’est top, glissade garantie), on lit des bouquins sur la peinture qu’on ne lit jamais et on compte sur les autres.

Sur les autres et sur les courses en ligne (merci internet). Heureusement j’ai des copines dispos. A part une, lâcheuse qui est partie en République dominicaine avec son mari, je te demande un peu et d’autres qui bossent. Celles qui aident bossent aussi mais bon faut croire qu’elles sont moins occupées ou plus vaillantes ou plus organisées ou plus concernées. Bref chacun fait ce qu’il peut…pour moi. C’est l’essentiel.

Et voilà le côté positif: vous connaissez mieux vos amis, en même temps, je n’ai pas eu vraiment de surprise. Ah si, une, mes gardiens.

Surtout qu’ils avaient été Mis au courant par l’une de mes aides de vie avant que je ne rentre chez moi après être passée par la case urgences à Pompidou plus clinique car plus de place à l’hôpital.
Je m’attendais bêtement que mon gardien ou ma gardienne, avec qui je m’entends normalement, viennent me proposer leur aide éventuelle. Et bien non.
Je croise Môssieur devant ma boîte aux lettres, « ah oui on sait » et c’est tout. Pas de « si vous avez besoin, si vous êtes ennuyée, si vous voulez, je… » nada.
Il est vrai que je n’ai pas encore donné les étrennes…y aurait-il un lien de cause à effet, je m’interroge?

Tout cela pour vous dire que je suis chez moi en mode survie de luxe!