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Questions primordiales parisiennes: python, pas python, Krug ou Krug?

Oserez-vous l’imprimé python ?

C’est vrai qu’entre la mort de Khadafi, la crise de l’Euro, les primaires et les enlèvements de touristes aventureux, la question se pose.

Que fera la fashionista ? A priori le fashionisto n’est pas concerné.

Comme il est écrit dans le magazine pour elles, « Cette saison, c’est sûr, on ne sortira pas sans. Le python c’est définitivement l’imprimé de l’automne-hiver. Longtemps reléguée au statut de motif sexy cheap, « la snake wave » a entamé sa reconversion chic. »
Déjà là je n’ai rien compris.  En résumé, pour traduire :   après l’imprimé panthère, l’imprimé reptile, envahit les vitrines de l’hiver. Que feraient les couturiers pour nous habiller sans les animaux ? Animaux qui eux, ne se mettent rien sur le dos. On voit mal la panthère avec un paletot versace et encore moins le python avec une écharpe tricotée par sa mémère.
Sexy cheap signifie en langage du commun, motif bas de gamme pour pétasse lookée mais désargentée.
Dieu merci, le chic a rattrapé le show et la vague serpent déferle sur nos épaules de modeuses branchées. Suffit qu’il revienne à la mode et hop là le python du 9-3 fond sur l’avenue Montaigne.

Donc pas de question, l’hiver 2011 sera python ou ne sera pas. Personnellement je préfère encore la panthère mais en accessoires. Parce que le total look, ça craint ! Je me demande même si ça ne fait pas carrément sexy cheap.

Autre question épineuse : pour Noël (oui je sais, déjà) choisirez-vous chez Krug la ballade ou le rafraichissoir ?
Déjà je suis sympa, c’est limité à Krug. Mais quand même, faut-il choisir la ballade, un sac fait de lanières rose pour transbahuter le champagne qui a priori ne se transbahute pas, 200€ bouteille comprise.

Ou plus fun, opter pour le rafraîchissoir Krug, à 1300€ (il est précisé sans la bouteille).

Résumons le dilemme : un sac tressé avec bouteille à 200€, Ce contenant nomade, (je voudrais voir la tête des vrais nomades avec ça en bandoulière sur leurs dromadaires) est un sac boule composé d’une glacette amovible en fibre de bambou enserrée de lanières de cuir en vache naturel. La bouteille reste fraîche pendant deux heures.

A priori autant n’acheter que la bouteille et la coller dans un sac picard recouvert d’un plastique des familles voire dans un pochon chic Christofle, Vuitton ou autre Hermès.

Ou alors un rafraîchissoir sans bouteille pour la modique somme de 1300€. Je rigole mais plaisanterie à part, cet objet est superbe. Façonné à la main, en cuivre, designé par Junji Tanigawa suivant les lignes du kimono japonais, il maintient sans eau ni glaçon, la température de la bouteille à 10° pendant une heure.
Je trouve mesquin de filer un rafraîchissoir destiné à rafraîchir le champagne en oubliant l’essentiel qui est quand même le champagne. De plus obliger le péquin qui débourse 1300€ à acheter en plus la bouteille qui va avec. Petit…
Ca veut dire que la maison Krug est prête à ce qu’on mettre autre chose que du Krug dans le rafraîchissoir Krug, franchement ce serait encore plus mesquin. Suggestion à la marque Krug : augmenter votre rafraîchissoir de compèt’ à 1450€ et « offrez » la bouteille. Ca fera plus classe.
Mea culpa, mea maxima culpa, la charmante attachée de presse de Krug me tire les oreilles car la bouteille Krug grande cuvée est comprise!! Ouf, la classe reste classe. Et de plus, précision importante si vous désirez offrir cet objet unique (enfin presque) ou vous l’offrir (à ce prix là autant se le garder et faire baver les autres), il n’existe que 10 exemplaires disponibles sur notre belle terre de France

Si je retire les évidents que ça peut tenter, Pinault, Arnault, (à croire que pour être milliardaire en France il faut un nom en ault), quoique ça m’étonnerait que Pinault fasse un cadeau à Arnault en achetant un truc appartenant à LVMH, et Bettencourt, il reste 7 à 8 modèles encore dispos.
Dépêchez-vous le rafraîchissoir est vachement plus beau que le sac rose à trous-trous.

Si avec toutes ces citations de Krug, je ne reçois pas …des félicitations de la maison, franchement…c’est à pleurer des larmes de crocodile…

et la mode parisienne, à la rentrée? pytonesque!

Entendu cette semaine sur les ondes d’une radio alors que le meneur de jeu posait à deux  journalistes (homme et femme) cette question bateau:
« Alors comment sera la mode à la rentrée à Paris? »

La minaudante reporter d’un magazine italien pour trentenaires « citadines » « très différent des autres magazines féminins » a lancé sans hésiter: « le python ».
Waouh, en période de crise, c’est osé. En période de polémique avec Brigitte Bardot, c’est suicidaire. Donc va falloir porter du python. Et compte tenu du prix, va falloir le chasser soi-même (je conseille le jardin des Plantes, c’est sur place), ou l’élever chez soi,  le tanner soi-même et le transformer en « pantalon ou en blouson », ben voyons. Je vous rassure, le python peut être faux. Ouf. D’ailleurs si je me souviens bien, le python était déjà à la mode cet été…

 » A porter avec des bottes plissées 70 sous le genoux. » A ne pas confondre avec les bas qui plissent. Ici ce sont les bottes. Terminé les cuissardes de d’Artagnan.

« Et surtout, le redémarrage du blanc. » Qu’on se le dise, le blanc revient. A priori, il n’était jamais parti mais c’est vrai que l’hiver , on se transforme plus en portugaise au cimetière qu’en fêtarde chez Barclay. « Mais un blanc plus doux, moins flash ». Comme disait Coluche moins blanc que blanc, je vois ce que c’est: gris. Blanc je vois ce que c’est aussi mais plus doux, moins flash a priori c’est blanc cassé, blanc gris, ivoire…mais pas blanc.
« et du fluo sur les accessoires. » C’est sûr qu’avec le blanc moins flash fallait bien un peu de fluo fuschia ou bleu turquoise sur les bottes python des années 70.

Et pour nous les hommes interroge le journaliste à son collègue d’un magazine pour hommes « qui s’adresse aux vrais hommes. » Interpellé par cette distinction, le meneur de jeu insiste: « qu’entendez-vous par là? « ben des hommes, des hommes, pas des métrosexuels » hésite le journaliste pourtant précieux.

« Je lui emboîte le pas avec son python. » C’est vrai que Crocodile Dundee avait pas l’air d’un travelo. Donc les mecs qui sont des mecs vont devoir eux aussi partir à la chasse. « L’homme aura un look Indiana Jones, histoire de reprendre du poil de la bête. » Voilà la réponse, les bourses s’effondrent, les boursiers prennent le fouet!

Mais pour prendre le métro, avance terre à terre le présentateur ? « Le costard croisé à rayures, la chemise à rayures fines, de beaux souliers et on se coiffe bien, » réplique sans rire le chef de la rubrique mode. D’accord, style premier de la classe, quoi. C’est les rappers qui vont être contents.
Et la minette d’ajouter:  » et aussi des chemises en soie et chapeauté avec un Fédora. »

C’est à dire messieurs, notez bien: vous avez le choix entre le look baroudeur (très nouveau) avec le Borsalino d’Indiana (idem que Fédora mais Fédora, ça fait plus chic et moins courru). Je vous conseille quand même de laisser le fouet au vestiaire. Ou alors, plus ciatadin, vous passez pour un maquereau en costume croisé à rayures avec des pompes bicolores et le Borsalino de Delon.

Heureusement il nous reste, homme ou femme, la beauté intérieure, concept toujours en vogue!

Personnellement, j’aime bien m’habiller en mec avec des escarpins et en plus j’ai le Borsalino de chez Borsalino, c’est parfait. Le python peut dormir sur ses deux oreilles.