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Suivez les flêches (ou non) sur le pont de l’Alma

 

panneau routier sur le pont de l'alma

Je ne sais pas vous, mais , moi, personnellement, je vois un panneau comme ça avec autant de flèches indiquant autant de directions, je ne sais pas franchement où je dois aller…ça me laisserait même tellement perplexe que j’en emboutirai le véhicule précédent qui lui aussi aurait ralenti histoire de réfléchir…ou alors tout le monde s’en fout. Surtout les parisiens qui savent où ils vont.

J’ai trouvé! Ce panneau est dédié aux provinciaux. C’est fait pour les empêcher de revenir dans la capitale en voiture. Le maire préfère qu’ils viennent en char à boeufs, c’est plus écolo, et par les temps qui courrent, ils n’ont besoin que de foin. Vous garez le char au Champ de Mars ou au Rond-Point des Champs-, Elysées, histoire de donner une crise cardiaque aux jardiniers de la capitale qui vont voir bouffer toutes leurs jolies petites fleurs fraîchement plantées et hop, enrayée la pénurie de gazole.

Et le temps qu’ils traversent le pont, on a le temps de penser de quel côté on doit aller.  

Si pour vous ce panneau vous parle, n’hésitez pas à me laisser un message, je transmettrai comme félicitations à la voirie voire à la signalétique. Ca leur fera plaisir, je pense parce que on ne doit pas les congratuler souvent…enfin je dis ça.Je dis rien.

(je sais la photo n’est pas bonne mais j’étais pressée! J’étais à pied, moi.)

Les perdalous parisiens ou autres

Y a des gens qui font des années d’études pour la signalétique. On les appelle les « perdalous ».

Ils sévissent particulièrement dans les endroits publics et les paquebots de croisière.

Petits, ils ont été traumatisés par les contes du Petit Poucet perdu dans la forêt et celui du labyrinthe. Ils ne s’en sont pas remis.

Du coup, adultes, pour se venger, ils perdent tout le monde.

Arrivée Terminal F,  je le connais pas celui-là. Une nouvelle expérience se profile. Je déteste. Précis, tu seras. Repérage sur carte en couleur sensée représenter l’aéroport stylisé en coupes serrées. Roissybus, sortie 009, niveau 0.

Fière tu seras, fière, je suis.

Objectif, repéré, bagage retiré. Sortie plus rapide que l’éclair, vive l’Europe, caramba, ils n’arrêtent que les mexicains.

Alors niveau 0, c’est ici, parfait,

sortie, 007, 008, 010, … ?

Je recommence. 010, 008… ?

et le 009, on me l’aurait caché ? Il se serait volatilisé ?

Pourtant, à la place y a un truc qui s’enfonce, genre tunnel. Je m’approche. Bingo. 009 en gros, écrit derrière l’escalier.

Bien. Et mon Bus ? pas bien.

Plus de marque, de logo, de dessins, de flèches, que d’ale. T’arrive de l’autre bout du monde et là patatras, rien pour rallier la casa.

Bon je monte, c’est peut-être au premier après tout le Niveau 0.

Ya des bus là-haut, je les vois, pas le mien, mais entre bus, on va bien me renseigner.

Qu’est-ce que c’est que ces bornes, ces piques devant l’escalator, c’est pour empêcher de passer avec des bagages ? Les aéroports sont faits pour les terroristes, exclusivement. C’est pour éviter qu’ils ne prennent l’escalator avec des tanks. Mais un bazooka, ça passe.

Règle N°1, le voyageur a des bagages, merci de lui faciliter la vie.

Evidemment c’est en-dessous, « au milieu du tunnel, à l’extérieur sur le parking », me bredouille un machiniste qui ne parle pas aux voyageurs.

Je m’engage dans le trou sombre avec tapis-roulant. Ah une pancarte.

Raté pour cette fois, Mr Perdalou, j’ai retrouvé mon chemin.