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Secrets de Famille, un resto maison

Il y a quelques années, j’avais découvert Secrets de Familleun super resto, rapide et succulent  situé rue Blanche, en allant voir une pièce au théâtre de Paris.
J’ai réitéré l’expérience pour assister à La Perruche, salle Réjane, au même théâtre de Paris (où je ne peux malheureusement pas voir Vera,vu que l’attachée de presse est une cruche, oh ça rime). Et bien la qualité était toujours au rendez-vous pour cette adresse où l’on se restaure mieux qu’à la maison d’un fait maison excellent! Et j’ai payé mon repas!

Comme nous n’avions pas beaucoup de temps et que le lieu (style bistro moderne, rouge et gris) est exigu, j’avais appelé Secrets de Famille pour réserver. Malheureusement, pas de réservation possible le soir mais, m’a t-on dit « les spectateurs de la première pièce seront partis donc il devrait y avoir de la place ». Le fait est quand je suis arrivée, des tables étaient libres et en plus, le patron avait quand même réservé la table. Sympa.
La carte courte est simple mais les produits sont de qualité:carpaccio de boeuf, tartare de charolais, purée, salade de chèvre chaud, assiette auvergnate avec charcuterie et fromages, poulet,  Nous avons choisi le plat du jour, lasagne de veau et petits légumes + salade (14,50€). Slurps, Excellent. On s’est régalé. La sauce est cuisinée, a priori elle ne sort pas de la boîte et le pain pour saucer le tout est frais. Un bon resto sans bon pain ce n’est pas possible. Nous avions choisi un vin léger et agréable très correct. Malheureusement nous n’avions pas le temps de prendre un dessert (7€) mais j’ai regretté…le fondant au chocolat.

Le seul bémol: la petitesse des lieux qui fait que les tables sont très serrées, mais du coup on discute facilement avec le voisin qui se rend de toute façon au théâtre.
C’est un bistro où on ne fait que passer mais où on aimerait bien se poser où emporter les bons petits plats de Christiane et discuter un peu avec René.
Fermé le samedi midi, le dimanche et le lundi soir. Sinon ouvert de 7h30 à 15h et de 18h30 à 21h. 11 rue Blanche Paris 9e.  01 53 16 30 45

 

 

 

 

En passant

A la salle Réjane du théâtre de Paris, reprend pour cause de succès, une comédie de moeurs très réussie, La Perruche, de Audrey Schebat qui signe aussi la mise en scène. Barbara Schulz et Arié Elmaleh interprètent avec justesse et réalisme … Lire la suite

La Collection: quand la vérité est floue

A la salle Réjane du théâtre de Paris, Sara Martins, Nicolas Vaude, Davy Sardou et Thierry Godard, se glissent dans le monde opaque de Harold Pinter, prix Nobel de Littérature avec La Collection. La mise en scène minutieuse de Thierry Harcourt qui connait bien l’univers british, laisse la place aux silences, aux nuances, aux regards et à l’interprétation des situations. Un régal pour ceux qui aiment le flou…

Une scène divisée en deux appartements qui quelquefois n’en font qu’un, une cabine téléphonique dans la salle et 4 comédiens qui jouent avec les mots et surtout avec les silences et ce qui se cache derrière les non-dits.
Un homme appelle en pleine nuit Bill, jeune styliste qui vit dans une maison avec Harry, plus âgé. Il ne donne pas son nom. Il rappellera. Quand il rappelle, il ne donne toujours pas son nom mais dit qu’il va venir.

Bill s’en va. Harry reçoit James qui reviendra quand Bill sera là. James aimerait savoir si Bill est allé à Leeds dans un hôtel où il aurait rencontré sa femme. Il ne lui pose pas la question, il le sait. Mais Bill nie… un moment, il l’a bien vue mais sa version est différente de celle de Stella, la femme séduisante de James. James doute et Harry s’agace. Mais tout le monde reste bien élevé comme dans tout monde bourgeois qui se respecte.

Pinter nous emmène, nous trimbale, nous égare, dans les circonvolutions des joutes verbales et des silences. James inquiète autant qu’il peut faire sourire dans sa quête de la vérité. Mais la cherche-t-il vraiment?

Le fond du décor est une toile peinte qui esquisse les objets et les meubles comme les fils blancs tracent les lignes sur un tissu. Cela s’accorde bien au titre de la pièce qui fait référence à la présentation de la collection de Bill, styliste. Dans la mode on dit flou pour désigner la technique de couture des vêtements souples. Voilà qui s’accorde encore mieux. Rien n’est vrai et tout est possible. Sara Martins, Stella, ne dévoile rien de son mystère tout en jouant de son charme. Si Davy Sardou et Thierry Godard sont parfaits d’ambiguïté, Nicolas Vaude est à l’aise comme un poisson dans l’eau trouble dans l’univers énigmatique de Pinter. Une jolie façon de se familiariser avec Pinter.

En passant

A l’affiche en cette rentrée, deux pièces puisent leur inspiration dans la famille, sujet éternel : Confidences et La Nouvelle. Les deux abordent le sujet des enfants devenus adultes, qui sont encore des enfants et pas encore des adultes…Des comédies de … Lire la suite

En passant

Au théâtre de Paris, La Garçonnière est un spectacle soigné et plein de grâce,  au charme désuet. La troupe de comédiens aguerris, emmenée par Guillaume de Tonquedec et Claire Keim, joue tout en finesse. Qu’il est agréable de voir des spectacles … Lire la suite

Kinship: Isabelle Adjani, retour sans éclat

Isabelle Adjani au théâtre, c’est toujours un événement. Le théâtre de Paris qui privilégie les stars pour remplir ses 1000 places, se frottait les mains. On espérait être époustouflé. Raté bien que je n’ai pas détesté. La pièce, Kinship de Carey Perloff, est plutôt plate et l’omniprésence de la star qui veut tout régenter, des décors aux costumes en passant par la mise en scène est un mauvais plan. Madame, un conseil, lâchez prise. Laissez les autres mettre en valeur votre talent.

KINSHIP-40X60_v2gpetitNous avons déjà un titre de pièce pas français. Why not? me direz-vous. le problème c’est que cela ne nous évoque rien surtout que le mot Kingship n’est pas franchement employé dans le franglais: parentalité. So what? on va nous parler d’enfant, de parents? Oui et non, plutôt de liens. Le thème de la pièce c’est l’amour, l’amour entre une rédactrice en chef de magazine star d’âge mur et un jeune homme épris de liberté affublé d’une mama italienne style mère juive… qui se trouve être la grande amie et confidente de l’amoureuse qui ne sait pas que  l’objet de ses désirs, est son fils. Capici? Evidemment il y aura aussi l’amour maternel que rien n’arrête, pas même les relations quasi filiales entre les deux femmes.

La pièce débute et se termine par une photo monumentale de la star et de ses yeux de braise. Au début, je me suis dit: c’est peut-être  un peu beaucoup… ensuite, pas de décor. la scène nue avec pour tout habillage les photos et vidéos projetées en fond scène. Un peu froid et aride. Voilà qui ne réchauffe pas l’atmosphère. Je ne sais pas quels décors étaient prévus au départ mais jugés trop lourds, ils ont été remplacés par un dispositif scénique, des images du fils d’Isabelle Adjani, Barnabé Nuytten… Côté mise en scène: comme dit une copine, « y’en n’a pas ». Le metteur en scène prévu a été viré, remplacé par la costumière (qui est aussi comédienne, je l’ai vue jouer il y a 30 ans avec des copines à moi) tout comme Carmen Maura, qui devait incarner la mère, a lâché l’affaire. Bref, personne pour tenir la contradiction. J’oubliais, dans la pièce il y a une référence à Phèdre, un parallèle, Des extraits de la tragédie sont « joués » par une jeune femme en tenue japonisante… on ne voit pas bien ce que ça vient faire là …

Quand j’ai vu sur l’affiche, direction artistique, Isabelle Adjani, je me suis dit « oups ».  Personne ne sera là pour tenir la dame et avoir du recul…et j’avais raison. Dommage car les trois comédiens sont bons. Je peux même dire que je n’ai pas détesté. Mais bon, tout ça pour ça… l’ensemble est trop juste surtout pour le prix à débourser. Un conseil allez sur billet réduc si vous désirez vous faire une opinion. Pour moi, autant allez voir autre chose en attendant une pièce digne du talent de Mademoiselle Adjani qui mérite mieux. Et comme disait un couple à la sortie, « on retournera voir Phèdre, les fondamentaux, c’est aussi bien. »

 

bistro simple, sympa et bon: Secrets de Famille

Mardi dernier, comme je vous l’ai raconté, j’ai passé une délicieuse soirée en compagnie du Quatuor et accessoirement d’Anne, une amie de presque 30 ans…bref. (ce n’est pas qu’elle soit accessoire au contraire, la personne qui accompagne fait partie aussi de la soirée réussie mais vous vous en fichez un peu vu que vous ne savez pas qui sait.)

Avant le spectacle, petit détour alentour pour un petit casse-croûte vite fait bien fait.
Ce ne sont pas les établissements de bouche qui manquent, du bistro au resto, du plus bistroquet au plus snobinard qui se la pète à recevoir les comédiens mais négligent les clients du commun.

A deux pas du théâtre de Paris, trois endroits: le plus proche est une petite brasserie honnête aux faux airs de poutres apparentes.
Le suivant en descendant la rue n’a…aucun intérêt. Le décor est attractif, se la joue restaurant bon chic pas de genre. Mais dans l’assiette, ni bon ni mauvais, aucun caractère, aucun goût, du plat (dans le plat), du rien.

J’ai choisi d’essayer le troisième , Secrets de Famille.  Il ne la ramène pas en décor superflu mais affiche un air chaleureux. A l’intérieur c’est clair, moderne, sans tape à l’oeil. D’ailleurs j’ai remarqué que comédiens, attachés de presse, se retrouvaient là pour boire un verre ou manger rapidement. Un signe. Ce soir-là, Clémentine Célarié, qui s’en allait voir le Quatuor également, se sustentait à une table de la mienne…

Exigu, pour rentrer on pousse un peu le client au bar et on s’installe en poussant un peu table et chaise. Sur le tableau, des plats autour de 10€ et des desserts à 7€.
J’ai choisi le plat du jour: lasagne bolognaise de courgettes, salade. Super bon, goûtu, bien servi. Anne, tentée d’abord par le tartare de charolais, les manchons de poulet ou l’assiette auvergnate, a opté pour la salade de chèvre chaud.
Des plats simples, de la cuisine de bonne femme diraient les chefs masculins. Surtout de bons produits sur une carte courte, cuisinés avec sentiment. La salade est fraîche, la pain est bon, le service attentif.
Pour le dessert, on s’est laissé tenté par le fondant au chocolat (les deux dernières parts), sublime. Super bon. Il y avait aussi le gâteau de pommes caramélisées que les hôtes d’à côté se tapaient à belles dents.
Sans oublier une belle carte des vins à des prix corrects.

En sortant la pluie s’était arrêtée, nos papilles étaient rassasiées. La soirée avait bien commencé.

Secrets de famille: 11, rue Blanche Paris 9e 7h-15h30. 18h-21h30. Fermé sam., dim
Tél. 01 53 16 30 45