Archives de Tag: voyage

En passant

Mardi 10 mai, rendez-vous chez le designer Eric Gizard pour le lancement de la Nowa Watch Shaper. Qu’est-ce que c’est que ça? Comme son nom l’indique c’est une montre. J’adore les montres alors allons voir cette nouveauté connectée et surtout … Lire la suite

Mariage très gai: truck lilas et camion de pompiers rouge

Quel beau mariage que ces deux mastodontes qui se font les yeux doux…

camion rosePour les vacances, petite photo illustrée pour vous donner envie de partir.

Je n’ai pas pu résister à immortaliser ce couple si improbable dans nos cités européennes.

Nous sommes bien à New-York, les escaliers extérieurs sur l’immeuble de briques le prouvent, le camion de pompiers qui balance sa sirène qui retentit à toute heure du jour et de la nuit n’existe pas que dans les films. Tout cadre pour illustrer New-York. Mais ce truck si viril à la couleur si incroyable, dynamite la photo souvenir !

Refusez les sandwichs, exigez un avion!

Je ne vous ai pas encore raconté mon voyage de retour: Djerba-Paris. Un voyage épique même carrément dingo.

18h30, départ de l’hôtel. Tout baigne, l’avion décolle à 20h30, ça va. J’ai réussi à ne pas payer d’excédent de bagage en trichant un peu sur le sac à main qui contient les poteries super lourdes. Un tour dans le souk de l’aéroport où je trouve enfin une belle magnet de Djerba et pas un ersatz de chameau moche et stupide.
Un petit thé au bar, observations de certains passagers (ères) bien bruyants(es) et même carrément vulgaires mais bon, ce doit être ça « les congés-payés » d’aujourd’hui,  un petit film sur l’ipad, un petit tour aux toilettes et on va embarquer…20h, 20h15, 20h30, ah. On va être en retard. Bon, ça arrive.

Mouvement de foule, éclats de voix. Sur le tableau s’affiche décollage 23h30. Ah d’accord, franchement en retard. Annonce : « la compagnie XL airways vous invite à prendre un rafraîchissement au bar. » Un jeune m’interroge: « invite ça veut dire que c’est payant?  » Ben non, s’il vous invite, il vous invite, il vous l’offre pour patienter. » ah vous croyez? Ben encore heureux! Le rafraichissement est accompagné d’un sandwich. je me replonge dans Kung Fu Panda 2 et le guerrier Dragon.
Eclats de voix: une jeune femme de la tribu des vulgos croisée plus haut, s’excite: « moi je les connais les pays arabes, fallait pas accepter leurs sandwichs, fallait exiger un avion! »
Alors ça, je l’avais encore jamais entendu. prenons les sandwichs en otage et le seul membre de l’aéroport totalement dépassé qui s’égare dans l’aérogare et exigeons un avion!
Je me permets d’intervenir auprès de la gorgone qui physiquement semble originaire d’un des pays arabes mentionnés par elle : « mais enfin madame, s’il n’y a pas d’avion, pays arabes ou pas, on peut exiger tout ce qu’on veut, on ne va pas rentrer à pied… »

« Mais enfin c’est dingue de devoir attendre. » Enfin il y a pire, un retard d’avion c’est assez commun, demandez aux banlieusards, aux passagers du TGV…ça arrive assez souvent, pas de quoi s’affoler.
« oui mais c’est énervant. » Certes.
Mais vu que l’avion qui venait de Paris avait une panne, le temps de la réparer (je préfère), de faire une escale à Marseille obligatoire et d’arriver…
Je ne vous dis pas le bordel quand le panneau a affiché départ 0h50. C’est passé carrément à la castagne entre passagers et passagères cités plus haut…
L’avion a fini par arriver et nous à décoller du coup. Mais les affreux ont continué à s’exciter dans la carlingue. Ils avaient eu le temps de picoler et ont remis ça dans l’avion. Imaginez à 2 h du matin, 3 olibrius sur 200 qui gueulent en parlant, s’esclaffent bruyamment et se comportent comme des gougnaffiers alors que les enfants se tiennent parfaitement!
Je passe sur l’escale marseillaise. A l’atterrissage à Paris, évidemment les olibrius n’étaient toujours pas débranchés (c’est vrai que l’alcool délie les langues) Il est à noter qu’aucun membre de l’équipage n’a daigné intervenir. Vive les charters! .
Je me suis fendu d’un commentaire: « mais c’est pas vrai vous avez fait ch…tout un avion pendant tout le voyage mais c’est infernal, vous ne savez pas vous tenir! » Ce à quoi on m’a répondu: « ben la vieille, t’as qu’à prendre un jet privé si on te dérange! »

On rêve. moi j’attends le jour où ces délicates personnes prendront un avion pour les Etats-Unis et se retrouveront menottées vite fait bien fait!

New-York, New-York!

L’expérience new-yorkaise, c’est régressif. Quatrième fois que je passe par cette ville et je ne m’en lasse pas.

On mange n’importe quoi, n’importe comment, n’importe quand, sans culpabilité, c’est jouissivement régressif. On mange avec les doigts, ça coule et c’est bien. Y’en a qui mange en téléphonant, couteau dans une main, fourchette dans l’autre, l’épaule servant à tenir le sacro saint machin qui relie les hommes. Première sortie, premier hot-dog, 1$ près de la New York Academy du cinéma. Pas cher, c’est pour les étudiants. Ailleurs c’est plutôt 3$.

Pas si mauvais et puis j’ai faim. Une heure de marche plus tard, je me ravitaille. J’ai toujours faim. Allez un roll cajun. Ouahh,  épicé chez les cousins.

Il fait 0° et il y en a en tongs. Personnellement j’ai pris les cachemires, les boots fourrées et les chaussettes laine douce. Première visite, la croisière autour de Manhattan. Je sais c’est touriste mais je ne l’ai jamais fait et j’adore les promenades sur l’eau. Et si ça se trouve on se retrouver avec un brise-glace. La vue est aussi superbe que le soleil dans le ciel. Ponts, statue, gratte-ciel, tout est là et mon préféré aussi, le Chrysler Building. Il y a aussi Long Island, Ellis Island, Pepsi…

Quelques photos à la proue, assez pour geler sur place et mériter un gobelet brulant de thé Lipton toujours aussi également mauvais qu’en France.

Premier brunch…allemand. Ouais je sais c’est nul. Mais quand on a faim, on a faim. Saucisses, purée. Je n’étais pas très sûre de ce que j’avais commandé. Idem pour le veggie burger, une autre fois, qui était un burger végétarien. Beurk. Y’a pas, je suis carnivore. Je l’ai mangé. Quand on a faim…
Par contre, je n’ai pas raté l’adresse du routard qui annonçait le meilleur brunch de la ville. Très bien. A part l’heure d’attente et Dieu sait que j’avais faim. C’est comme ça que j’ai brunché à 16h d’œufs Benedict et de pancakes à la myrtille à se mettre à genoux, le tout accompagné d’un mojito.  Et fallait voir les tables à côté, garnies comme les étals des marchés de Provence. Incroyable ce qu’ils peuvent ingurgiter. Quoi un mojito à 16h ? C’est le pays des cocktails. Autant profiter. Au moins ici il y a une dose normale pas un mélange approximatif à prix prohibitif qui a rencontré il y a bien longtemps et encore de loin ce qu’on dénomme alcool. Une autre fois, avant le spectacle, j’ai pris comme James Bond, un dry martini plain. C’est à dire un verre plein avec des olives. Plein, le gobelet rempli mais pas plus haut que le bord et à côté le verre à Martini qu’on peut remplir.   

La chop chop salad n’est pas arrivée que je suis déjà grise à 18h20, spectacle à 19h oblige. Bon, je dine, j’ai le droit de boire, après le sandwich turkey soupe noodle, et le coke plus le pretzel salted à 14h en sortant du MET (le Louvre mais là-bas) , j’ai le droit de boire un coup à 18h qui pour moi est minuit…depuis une semaine, non?

Ne pas oublier le service, p…ça fait deux fois les taxes, 2,75$, je mets 5$, ok. Et j’oublie ma carte bleue sur la table. Sympa ils me l’ont gardé, je l’ai récupérée après la pièce : « A bengal tiger in the Bagdad zoo ». Robin Williams fait le tigre, enfin son esprit. C’est pas mal, particulier mais bien. J’ai vu aussi Harry Potter, enfin Daniel Radcliffe dans une comédie musicale très drôle et très réussie, « How to succeed, … sans se fatiguer ». et pour mon dernier soir, j’ai choisi « The book of mormon », iconoclaste et hilarant où l’on se fout de tout le monde.

Les théâtres sont immenses, et plein, comme mon martini, les gens se baladent avec des verres en plastique tout aussi plein mais fermé. Ils les trimballent dans les travées, je vois d’ici la tête des directeurs parisiens, un cauchemar. Seulement ici les théâtres sont sold out à 140$ la place en moyenne, un rêve pour les directeurs cités plus haut.

Sortie sur Times Square tout aussi dingo et bruyant que d’habitude. Direction l’Empire State de nuit. La dernière fois, il y avait du brouillard, je n’avais rien vu. Pas d’attente, c’est mardi. La vue est palpitante. Je redescends avec un ascenseur pour moi toute seule, l’Empire m’appartient pour 80 étages en 80 secondes !   

Un cheese-cake plus tard, je monte dans le métro, ligne 6.
Parfait, la même que chez moi, je suis en terrain connu. Mais au lieu de Etoile-Nation, par Denfert, c’est Brooklyn Bridge-Harlem. C’est tout droit. Pas de changement. Je sais où je descends et où je monte. Heureusement parce que c’est là au croisement de lignes que les athéniens ne s’atteignirent pas. Compliqué ce subway et glauque. Le nôtre à côté c’est Versailles. C’est amusant parce que la gare centrale, filmée sous toutes les coutures, est un palace, rien à voir avec nos gares qui même refaites ressemblent toujours à une gare grise, noire et ventée. Tiens le drapeau national est peint sur le métro, on sait où on se trouve comme ça, au cas où on aurait été téléporté de la planète Krypton. On sait aussi où on en est, la ligne 6 annonce les stations et les signale visuellement. Par contre j’ai expérimenté une autre ligne, rien, pas d’annonce, pas de plan, pas de signal, démerde-toi. heureusement une dame m’a remise sur le droit chemin.

Il est peut-être temps de faire les valises. Demain départ. je n’oublie ni les nounours I L NY, ni les crayons made in taiwan du Moma (c’est écrit en gros, ils n’ont pas honte), ni mes jeans levis 505, ni mon Ipad ancienne génération, l’autre était en rupture. « les composants sont faits au japon et en ce moment le Japon,…il a autre chose à faire.

Grisure, froidure, humiditure, la journée démarre mal, je pars. En même temps, faut bien se rentrer, valise impossible à fermer, ça sent la surcharge.  je m’asseois dessus (sur la valise et les éventuelles réflexions des hôtesses à venir). Ca ferme. Je ne vais quand même pas laisser mes Toblerone, achetés à Roissy ici? Si?